Système de projection des professions au Canada (SPPC)

Scénario sectoriel (2017-2026)

Les changements projetés dans les sources de croissance extérieures et intérieures de la demande agrégée viendront modifier le rythme de croissance de la production industrielle et de l’emploi au cours de la période 2017-2026. Voir le Scénario macroéconomique (2017-2026) pour plus d'information.

Tendances historiques et projetées dans le PIB réel, l’emploi et la productivité par grand secteur

Les quatres grands secteurs de l'économie sont: le secteur primaire, la construction, le secteur manufacturier et les services. Le secteur de la construction est couvert dans la première et dernière section de cette présentation.

La figure 1 présente la croissance du PIB réel par grand secteur pour la période 2017-2026 et 2007-2016. Elle montre que la croissance pour la période 2017-2026 devrait s’améliorer considérablement dans les secteurs primaire et manufacturier et demeurer essentiellement inchangée dans la construction et les services, entraînant une croissance plus rapide du PIB total par rapport à la période 2007-2016.

Figure 1 : Croissance du PIB réel par grand secteur

Diagramme à bandes qui montre le pourcentage de la croissance annuelle moyenne du produit intérieur brute pour la période de projection 2017-2026 et la période 2007-2016. Les données sont montrées dans le tableau suivant cette figure.

Sources: Statistique Canada (données historiques) EDSC, scénario sectoriel 2017 du SPPC (projections).

Version texte de la figure 1 : Croissance du PIB réel par grand secteur

L’accélération projetée dans la croissance du PIB réel pour l’ensemble de l’économie au cours de la période 2017-2026 provient d’une croissance plus rapide de la production dans le secteur primaire et d’une reprise considérable de l’activité manufacturière. Dans les secteurs de la construction et des services, la croissance de la production devrait être similaire à celle enregistrée lors de la période 2007-2016.

Dans le secteur primaire, l’accélération anticipée dans la croissance de la production est principalement attribuable au regain de croissance dans les activités de soutien à l’extraction pétrolière, découlant d’une reprise des investissements dans le secteur énergétique suite à la remontée graduelle des prix du pétrole. L’augmentation de la capacité de production dans les mines et l’extraction de pétrole non conventionnel ainsi qu’un redressement de la production forestière, en raison d’une plus forte activité du marché de l’habitation aux États-Unis, devraient également contribuer à accélérer la croissance du PIB réel dans le secteur primaire.

La reprise anticipée dans la production manufacturière provient d’une plus forte croissance de la demande extérieure, notamment en provenance des États-Unis, où la consommation des ménages et les investissements des entreprises devraient croître à un rythme plus rapide en raison de la solidité du marché du travail et de la nécessité d’augmenter la capacité de production. La valeur relativement faible du dollar canadien et un accès élargi au marché européen grâce à l’Accord économique et commercial global (AECG) devraient également contribuer à stimuler la croissance des exportations canadiennes de produits manufacturés, bien que la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) représente un risque significatif.

La croissance de la production dans le secteur de la construction devrait être similaire à celle des dix dernières années, puisqu’une accélération de la croissance l’investissement non résidentiel devrait être accompagnée par un ralentissement de la croissance l’investissement résidentiel. Les projets de construction dans le secteur énergétique devraient reprendre progressivement après un recul important des investissements dans les ouvrages de génie liés aux installations pétrolières et gazières, alors que la construction de bâtiments commerciaux, industriels et institutionnels bénéficieront d’une croissance plus robuste de l’investissement non résidentiel. Cependant, la baisse graduelle du taux de formation des ménages et les hausses anticipées dans les taux d’intérêt hypothécaires devraient venir réduire l’investissement en logements neufs, limitant les activités de construction au Canada, et faisant des dépenses de rénovation la seule source de croissance de l’investissement résidentiel.

Dans le secteur des services, on anticipe que la production augmentera également au même rythme qu’au cours des dix dernières années. La croissance devrait être largement stimulée par les services aux entreprises et les soins de santé et par le fait que le vieillissement de la population viendra augmenter la proportion des services et diminuer celle des biens dans les dépenses de consommation.

La figure 2 présente la croissance de l’emploi par grand secteur pour les périodes 2007-2016 et 2017-2026. Elle montre que la croissance de l’emploi au Canada devrait être similaire à celle observée sur la période 2007-2016, puisqu’une reprise marginale de l’emploi anticipée dans les secteurs primaire et manufacturier devrait être accompagnée par une plus faible création d’emplois dans la construction et les services.

Figure 2 : Croissance de l’emploi par grand secteur

Diagramme à bandes qui montre le pourcentage de la croissance annuelle moyenne de l'emploi par grand secteur pour les périodes 2007-2016 et 2017-2026. Les données sont montrées dans le tableau suivant cette figure.

Sources : Statistique Canada (données historiques) et EDSC, scénario sectoriel 2017 du SPPC (projections).

Version texte de la figure 2 : Croissance de l’emploi par grand secteur

Sur la période 2017-2026, l’emploi devrait se stabiliser dans le secteur primaire, rebondir légèrement dans le secteur manufacturier, et continuer de croître dans la construction et les services, mais à un rythme plus lent que durant la période 2007-2016. Ainsi, le taux de croissance de l’emploi total devrait se chiffrer à 0,9 % par année en moyenne, comparativement à 1,0 % au cours de la décennie précédente.

Après avoir chuté considérablement de 2007 à 2016, l’emploi dans le secteur primaire devrait se stabiliser au cours de la période de projection, soutenu par l’accélération anticipée dans la croissance du PIB réel. Plus précisément, on anticipe des gains d’emploi additionnels dans les industries des l’extraction minière, pétrolière et gazière, une reprise partielle de l’emploi dans les activités de soutien à l’extraction minière, pétrolière et gazière, et des pertes d’emploi supplémentaires dans les industries de l’agriculture, de la pêche et de la foresterie, quoique moins prononcées qu’au cours des dix années précédentes. Ainsi, la création nette d’emplois pour l’ensemble du secteur primaire devrait être marginale, se chiffrant à 0,1 % par année en moyenne.

La reprise de la production anticipée dans le secteur manufacturier se traduira par une léger rebond de l’emploi après plusieurs années de baisses continues. La création d’emplois dans ce secteur continuera d’être contrainte par l’automatisation et la nécessité d’augmenter la compétitivité sur les marchés extérieurs et intérieurs en raison de l’intensification de la concurrence internationale, notamment celle de la Chine. L’emploi manufacturier devrait progresser à un taux annuel moyen de 0,4 % sur la période 2017-2026, demeurant largement inférieur à son sommet historique de 2004.

On projette que la création d’emplois dans le secteur de la construction s’essoufflera considérablement en dépit du peu de changement anticipé dans la croissance de la production. L’emploi dans ce secteur devrait progresser à un taux annuel moyen de 0,9 %, comparativement à 2,6 % au cours de la période 2007-2016. Cette situation reflète un revirement important sur le plan de la productivité (tel qu’illustré sur la figure 3).

La progression de l’emploi devrait également ralentir dans le secteur des services malgré une croissance de la production identique aux dix années précédentes. L’emploi dans ce secteur devrait progresser à un taux annuel moyen de 1,0 %, comparativement à 1,4 % sur la période 2007-2016. La plus faible création d’emplois dans les services reflète la nécessité d’améliorer la croissance de la productivité en réponse au ralentissement anticipé dans la croissance de la population active. En raison du resserrement graduel du marché du travail, on s’attend à ce que les employeurs remplaceront la main-d’œuvre par du capital physique là où c’est possible.

La figure 3 présente la croissance de la productivité par grand secteur pour les périodes 2007-2016 et 2017-2026. Elle montre que la croissance de la productivité devrait demeurer plutôt stable dans les secteurs primaire et manufacturier, celle-ci devrait s’améliorer considérablement dans la construction et les services, entraînant une création plus faible de l’emploi dans ces deux secteurs ainsi qu’une croissance plus forte de la productivité pour l’ensemble de l’économie.

Figure 3 : Croissance de la productivité par grand secteur*

Diagramme à bandes qui montre le pourcentage de la croissance annuelle moyenne de la productivité par grands secteurs pour les périodes 2007-2016 et 2017-2026. Les données sont montrées dans le tableau suivant cette figure.

Sources : Statistique Canada (données historiques) et EDSC, scénario sectoriel 2017 du SPPC (projections).
* Note: Dans ce document, le terme productivité fait toujours référence à la productivité du travail.

Version texte de la Figure 3 : Croissance de la productivité par grand secteur

Au cours de la période de projection, la croissance de la productivité devrait revenir en territoire positif dans le secteur de la construction, accélérer considérablement dans le secteur des services, et demeurer plutôt stable dans les secteurs primaire et manufacturier. Pour l’ensemble de l’économie, la productivité devrait donc progresser deux fois plus rapidement qu’au cours des dix années précédentes, principalement stimulée par une hausse beaucoup plus forte de l’investissement en machines et matériel, incluant les investissements reliés à une large gamme de nouvelles applications rendues possibles par les progrès technologiques.

Le secteur primaire devrait continuer à afficher la plus forte croissance de la productivité. Toutefois, les sources de croissance proviendront davantage des industries des mines, du pétrole et du gaz plutôt que des industries de l’agriculture, de la foresterie et de la pêche. En effet, après plusieurs années de croissance négative, la productivité dans les industries minière, pétrolière et gazière s’est améliorée considérablement dans les dernières années, et cette tendance devrait s’accentuer sur la période de projection (voir figure 7 pour plus de détails sur les source de croissance de la productivité dans les industries du secteur primaire).

Dans le secteur manufacturier, la croissance de la productivité devrait continuer d’être soutenue par l’automatisation, car l’emploi dans ce secteur repose en grande partie sur des tâches répétitives qui sont de plus en plus susceptibles d’être prises en charge par la robotique de pointe. D’autres technologies, comme la réalité augmentée, l’impression 3D et l’Internet des objets (IdO), sont également en train de transformer les opérations manufacturières.

Le revirement anticipé dans la productivité du secteur de la construction devrait en grande partie provenir du secteur résidentiel. En effet, en raison du vieillissement de la population, le nombre de mises en chantier associées aux maisons unifamiliales diminuera au profit d’habitations à logements multiples (appartements et copropriétés). Puisque les habitations à logement multiples requièrent davantage de machinerie et moins de main-d’œuvre par unité de production, on devrait observer une augmentation considérable de la productivité dans le secteur de la construction.

Pour le secteur des services, la forte accélération anticipée dans la croissance de la productivité s’explique par la rapidité des progrès dans les technologies numériques et cognitives, comme les applications mobiles, les systèmes intelligents, l’apprentissage machine, l’intelligence artificielle, et les transports autonomes. Ces technologies devraient venir améliorer la productivité et augmenter le nombre de tâches susceptibles d’être automatisées dans un large éventail de professions, y compris les emplois pour lesquels l’humain occupe un rôle important et les emplois exigeant un niveau élevé de scolarité.

La figure 4 présente la décomposition de la croissance du PIB réel en termes d’emploi et de productivité par grand secteur sur la période de projection. Elle montre que la productivité contribuera à la majeure partie de la croissance du PIB dans les secteurs primaire et manufacturier, et à environ la moitié de la croissance du PIB dans les secteurs de la construction et des services ainsi que pour l’ensemble de l’économie.

Figure 4 : Décomposition de la croissance du PIB réel par grand secteur, projections 2017-2026

Diagramme à bandes qui montre la décomposition de la croissance réel du PIB par grands secteurs pour la période de projection de 2017-2026. Les données sont montrées dans le tableau suivant cette figure.

Sources : Statistique Canada (données historiques) et EDSC, scénario sectoriel 2017 du SPPC (projections).
* Note : Dans ce document, le terme productivité fait toujours référence à la productivité du travail.

Version texte de la Figure 4 : Décomposition de la croissance du PIB réel par grand secteur, projections 2017-2026

La croissance de productivité devrait représenter 96 % de la croissance du PIB réel dans le secteur primaire sur la période 2017-2026, comparativement à 75 % dans le secteur manufacturier, 50 % dans le secteur des services et 47 % dans le secteur de la construction. Pour l’ensemble de l’économie, ce ratio devrait atteindre 53 %.

L’importance de la productivité dans la croissance de la production des secteurs primaire et manufacturier s’expliquent par le fait que ces deux secteurs requièrent généralement davantage de capitaux et qu’ils sont fortement exposés à la concurrence internationale et à la mondialisation. La productivité permet aux entreprises de réduire leurs coûts de production et d’améliorer leur compétitivité sur les marchés extérieurs et intérieurs.

En revanche, la croissance de la production dans les secteurs de la construction et des services est moins tributaire de la productivité puisque ces deux secteurs sont généralement plus intensifs en main-d’œuvre. Ils sont également davantage orientés vers le marché intérieur et moins exposés à la concurrence internationale et à la pénétration des importations.

La figure 5 présente la répartition du PIB réel et de l’emploi par grand secteur. Elle montre que la transformation de la structure industrielle de l’économie canadienne se poursuivra au cours de la période 2017-2026, mais à un rythme plus lent qu’au cours des deux décennies précédentes.

Figure 5 : Répartition du PIB réel et de l’emploi par grand secteur

Ce graphique montre la répartition en pourcentage du PIB réel et de l'emploi par grand secteur pour la période 1987 à 2024. Les données sont présentées dans la table à la suite de ce graphique.

Sources : Statistique Canada (données historiques) et EDSC, scénario sectoriel 2017 du SPPC (projections). Zone ombragée = projections

Version texte de la Figure 5 : Répartition du PIB réel et de l’emploi par grand secteur

En termes de production et d’emploi, l’importance relative du secteur des services devrait augmenter marginalement grâce à des taux de croissance dans le PIB réel et l’emploi légèrement supérieurs à ceux de l’ensemble de l’économie. D’ici 2026, on anticipe que ce secteur représentera 73 % du PIB réel au Canada et 80 % de l’ensemble des emplois.

Les trois autres secteurs (primaire, construction et manufacturier) représenteraient alors 27 % de la production totale et 20 % de l’ensemble des emplois d’ici la fin de la période de projection.

L’importance relative du secteur primaire devrait augmenter en termes de production, mais diminuer en termes d’emploi.

En comparaison, la part du secteur de la construction devrait diminuer sensiblement sur le plan de la production et demeurer inchangée sur le plan de l’emploi.

L’importance relative du secteur manufacturier dans la production et l’emploi devrait continuer à diminuer, mais à un rythme beaucoup plus lent que celui des dix années précédentes. Ce ralentissement de tendance est attribuable à la reprise anticipée dans la production manufacturière et à la modeste hausse du nombre de travailleurs manufacturiers.

Le tableau 1 présente le niveau d'emploi (en milliers) et sa répartition par grands secteurs en 1996, 2006, 2016 et 2026. Il montre que la répartition de l’emploi continuera à se déplacer légèrement vers le secteur des services, qui devrait représenter 88 % de la création totale d’emplois entre 2016 et 2026.

Tableau 1 : Emploi par grand secteur
(en milliers, part de l’emploi total entre parenthèses)
  1996 2006 2016

2026

(Projection)

Variation

2016-2026


Primaire

710,3

(5,3 %)

681,7

(4,2 %)

616,2

(3,4 %)

621,1

(3,1 %)

+4,9

(0,3 %)


Manufacturier

1 924,5

(14,3 %)

2 102,2

(12,8 %)

1 694,8

(9,4 %)

1 753,8

(8,9 %)

+59,0

(3,6 %)


Construction

711,9

(5,3 %)

1 068,5

(6,5 %)

1 386,8

(7,7 %)

1 518,3

(7,7 %)

+131,5

(8,0 %)


Services

10 073,9

(75,1 %)

12 545,2

(76,5 %)

14 383,7

(79,5 %)

15 825,4

(80,3 %)

+1 441,7

(88,1 %)


Total

13 420,1

(100,0 %)

16 397,6

(100,0 %)

18 081,5

(100,0 %)

19 718,7

(100,0 %)

+1 637,2

(100,0 %)

Sources : Statistique Canada (données historiques) et EDSC 2017 SPPC scénario sectoriel (projections).

Plus précisement, le tableau 1 montre que:

Le tableau 2 présente les trois plus grandes et trois plus petites industries en termes d’emploi pour les années 2006, 2016 et 2026. Ce tableau montre que la répartition de l'emploi parmi les 42 industries couvertes par le SPPC ne devrait changer que marginalement entre 2016 et 2026.

Tableau 2 : Emploi dans les trois plus grandes et trois plus petites industries

Tableau qui présente l'emploi dans les trois plus grandes et trois plus petites industries en 2006, 2016 et 2026. Les données sont montrées dans le tableau suivant cette figure.

Sources : Statistique Canada (données historiques) et EDSC, scénario sectoriel 2017 du SPPC (projections).

Version texte de la Table 2 : Emploi dans les trois plus grandes et trois plus petites industries

Selon la projection, les trois plus grands employeurs demeureront les mêmes, mais les première et deuxième positions seront inversées. Les soins de santé devraient devenir le plus grand employeur avec 2,2 millions de travailleurs d’ici 2026, surpassant le commerce de détail par 83 000 travailleurs. La construction devrait se maintenir en troisième position avec 1,5 million de travailleurs. Avec un total de 5,9 millions de travailleurs d’ici la fin de la période de projection, ces trois industries devraient représenter 30 % de l’ensemble des emplois.

Selon la projection, les trois industries employant le plus petit nombre de travailleurs demeureront inchangées : pêche, chasse et piégeage; foresterie et exploitation forestière; et impression et activités connexes. D’ici 2026, ces trois industries devraient représenter seulement 0,7 % de l’emploi total, incluant 51 000 travailleurs dans l’impression et activités connexes, 47 000 dans la foresterie et l’exploitation forestière et 13 000 dans la pêche, la chasse et le piégeage.

Projections du PIB réel, de l’emploi et de la productivité dans les industries des secteurs primaire, manufacturier et des services

La figure 6 présente la croissance du PIB réel et de l’emploi parmi les industries du secteur primaire sur la période de projection. Elle montre que dans le secteur primaire, les activités de soutien à l’extraction minière, pétrolière et gazière devraient enregistrer la plus forte croissance du PIB réel au sein du secteur primaire et de l’emploi sur la période 2017-2026, suivies par l’extraction minière et l’extraction de pétrole et de gaz. L’emploi dans la foresterie, l’agriculture et la pêche devrait continuer à diminuer.

Figure 6 : Croissance du PIB réel et de l’emploi: industries du secteur primaire, projections 2017-2026

Nuage de point qui montre le pourcentage de la croissance annuelle moyenne du PIB réel et de l'emploi pour les industries du secteur primaire entre 2017-2026. Les données sont montrées dans le tableau suivant cette figure.

Source : EDSC, scénario sectoriel 2017 du SPPC.

Version texte de la Figure 6 : Croissance du PIB réel et de l’emploi: industries du secteur primaire, projections 2017-2026

Après avoir été sévèrement touchées par la chute des investissements dans le secteur énergétique ces dernières années en raison de l’effondrement des prix du pétrole brut, les activités de soutien à l’extraction minière, pétrolière et gazière devraient se rétablir progressivement au cours de la période de projection, entraînant une croissance de la production et de l’emploi dans cette industrie bien au-dessus de la moyenne du secteur primaire.

En comparaison, la croissance de la production et de l’emploi dans l’extraction minière et l’extraction de pétrole et de gaz devrait être beaucoup plus modérée. La croissance de la production proviendra en grande partie des sables bitumineux et du fait que plusieurs projets d’extraction minière entreront dans leur phase de production. Cependant, la production de pétrole conventionnel devrait diminuer légèrement, alors que la production de gaz naturel devrait être ralentie par l’augmentation rapide de la production et de la concurrence en provenance des producteurs américains découlant de l’extraction du gaz de schiste. La création d’emplois dans ces industries devrait être contrainte par le regain de croissance anticipé dans la productivité.

La faible croissance projetée dans la production des industries de la pêche et de la foresterie devrait être accompagnées par des baisses d’emploi supplémentaires. Lorsque le marché de l’habitation aux États-Unis aura récupéré, la croissance de la production forestière devrait ralentir puisque les facteurs démographiques viendront atténuer les perspectives de croissance des mises en chantier en Amérique du Nord. La réduction de la coupe annuelle permise (CAP) dans plusieurs provinces et la croissance anémique anticipée dans l’industrie du papier devraient également venir limiter la production forestière. Dans l’industrie de la pêche, les contraintes exercées sur l’offre, découlant de différents quotas et moratoires visant plusieurs espèces de poissons, sont les principaux facteurs qui viendront restreindre la production. Les baisses d’emplois anticipées dans les industries de la foresterie et de la pêche sont le reflet de gains de productivité supplémentaires et de la difficulté croissante à attirer de nouveaux travailleurs en raison de l’exode des jeunes des communautés rurales et côtières.

On anticipe que l’emploi continuera aussi à diminuer dans l’industrie agricole, bien que la croissance de la production devrait correspondre à la moyenne pour l’ensemble du secteur primaire, stimulée principalement par la demande liée à la consommation alimentaire mondiale et par l’utilisation accrue de biocarburants. Les difficultés à attirer des travailleurs canadiens en raison de la nature saisonnière de l’industrie, son emplacement rural, la faiblesse des salaires et de longues heures de travail ont entraîné une plus grande utilisation de travailleurs étrangers temporaires dans les activités agricoles.

La figure 7 présente la décomposition de la croissance du PIB réel en termes d’emploi et de productivité pour les industries primaires sur la période de projection. Elle montre que la productivité devrait contribuer à la totalité de la croissance du PIB dans l’agriculture, la foresterie et la pêche, ainsi qu’à la majeure partie de la croissance du PIB dans les mines, le pétrole et le gaz.

Figure 7 : Décomposition de la croissance du PIB réel: industries primaires, projections 2017-2026

Diagramme à bandes qui présente la décomposition de la croissance du PIB réel des industries primaires pour la période de projection. Les données sont montrées dans le tableau suivant cette figure.

* Note: Le terme productivité fait référence à la productivité du travail.
Source : EDSC, scénario sectoriel 2017 du SPPC.

Version texte de la Figure 7 : Décomposition de la croissance du PIB réel: industries primaires, projections 2017-2026

La croissance de la productivité devrait représenter la totalité ou la majeure partie de la croissance du PIB des industries du secteur primaire au cours de la période 2017-2026.

Dans les industrie de l’agriculture, de la foresterie et de la pêche, une plus grande consolidation, mécanisation et informatisation des opérations viendra augmenter la productivité. Parmi les innovations technologiques, mentionnons l’utilisation de drones pour la surveillance des cultures et du territoire, de trayeuses automatiques pour les vaches laitières, d’équipement de haute précision pour l’ensemencement, et de systèmes de levier nautique et hydraulique.

Le développement de nouveaux produits dérivés du bois, tels que les biocarburants, les produits biochimiques et les biopolymères, devrait également accroître la valeur ajoutée et augmenter la productivité dans l’industrie forestière.

Les sources de productivité dans les industries liées à l’extraction minière, pétrolière et gazière proviennent du fait que la capacité de production dans les sables bitumineux augmentera tout en devenant moins intensive en main-d’œuvre et du fait que plusieurs projets miniers passeront de la phase de construction à la phase de production.

Les innovations technologiques devraient également accroître la productivité dans ces industries en raison des progrès remarquables réalisés dans les techniques de fracturation hydraulique et de forage à direction horizontale, les techniques d’arpentage par GPS, la cartographie à trois dimensions, les technologies aéroportées, l’équipement télécommandé, les systèmes de chargement et de transport automatisés, la robotique, et la cartographie sismique.

Le tableau 3 présente la variation projetée dans l’emploi des industries du secteur primaire au cours de la période 2017-2026. Il montre que les trois industries liées à l’extraction minière, pétrolière et gazière représenteront la totalité de la création nette d’emplois dans le secteur primaire.

Tableau 3 : Variation projetée dans l’emploi: industries du secteur primaire

Variation projetée dans l’emploi: industries du secteur primaire (en milliers)
Industries
(Rang)
Emploi
en 2016
Emploi
en 2026
Croissance
Annuelle
Moyenne
Variation
Cumulative

1. Activités de soutien mines/pétrole/gaz
93,2 108,2 +1,5 % +15,0

2. Extraction minière
79,2 85,6 +0,8 % +6,4

3. Extraction de pétrole et gaz
91,4 97,1 +0,6 % +5,7

4. Foresterie et exploitation forestière
48,1 47,0 -0,2 % -1,1

5. Pêche, chasse et piégeage
14,9 12,7 -1,5 % -2,2

6. Agriculture
289,4 270,5 -0,7 % -18,9

TOTAL - SECTEUR PRIMAIRE
616,2 621,1 +0,1 % +4,9

Sources : Statistique Canada (données historiques) et EDSC, scénario sectoriel 2017 du SPPC (projections).

Dans le secteur primaire, les gains d’emploi dans les industries liées à l’extraction minière, pétrolière et gazière devraient être largement contrebalancés par des pertes supplémentaires dans les industries de la foresterie, de la pêche et de l’agriculture, ce qui se traduira par la création nette de seulement 4 900 emplois entre 2016 et 2026.

Les activités de soutien à l’extraction minière, pétrolière et gazière devraient enregistrer les gains d’emploi les plus élevés (+15 000), alors que l’agriculture devrait accuser les plus grosses pertes (-18,900).

L’emploi dans les activités de soutien à l’extraction minière, pétrolière et gazière devrait toutefois demeurer bien en deçà de son sommet historique de 2013 (c.-à-d. avant l’effondrement des prix du pétrole de 2014).

La figure 8 présente la croissance du PIB réel et de l’emploi parmi les industries manufacturières sur la période de projection. Elle montre que le matériel de transport aérospatial/ferroviaire/maritime devrait enregistrer la plus forte croissance du PIB réel et de l’emploi au sein du secteur manufacturier sur la période 2017-2026, suivi par les plastiques/caoutchouc, produits métalliques/machines, produits chimiques, et métaux/minéraux.

Figure 8 : Croissance du PIB réel et de l’emploi: industries manufacturières, projections 2017-2026

Nuage de point qui montre le pourcentage de la croissance annuelle moyenne du PIB réel et de l'emploi pour les industries manufacturières pour la période 2017-2026. Les données sont montrées dans le tableau suivant cette figure.

Source : EDSC, scénario sectoriel 2017 du SPPC.

Version texte de la Figure 8 : Croissance du PIB réel et de l’emploi: industries manufacturières, projections 2017-2026

La plupart des industries manufacturières canadiennes dépendent des exportations et sont exposées à la concurrence internationale. Par conséquent, la conjoncture économique mondiale et américaine, les taux de change, les accords commerciaux, la pénétration des importations et la mondialisation influencent fortement ces industries.

On anticipe que le matériel de transport aérospatial, ferroviaire et maritime connaîtra la plus forte croissance en termes de production et d’emploi. Cette industrie devrait bénéficier de la hausse de la demande mondiale pour les avions commerciaux et d’affaires, notamment en provenance des marchés émergents. L’augmentation de la congestion routière et des préoccupations environnementales devraient également contribuer à soutenir la demande mondiale pour les systèmes de transport en commun et ferroviaires.

Les plastiques et le caoutchouc, les produits métalliques et la machinerie, les produits chimiques, ainsi que les métaux de première transformation et les produits minéraux (comme la brique, le verre, le fer, l’acier) devraient également afficher une croissance du PIB et de l’emploi supérieure à la moyenne, en partie en raison de l’accélération anticipée dans la croissance des investissements en machines et matériel en Amérique du Nord et d’une croissance soutenue dans les activités de construction.

La fabrication du papier et les activités d’impression devraient afficher la plus faible croissance en termes de production et d’emploi, principalement en raison de l’utilisation grandissante des médias électroniques. On anticipe des pertes d’emplois additionnelles dans ces deux industries.

La croissance de la production et de l’emploi dans les textiles, vêtements, cuir et meubles ainsi que dans les appareils informatiques, électroniques et électriques pourrait être ralentie par l’intensification de la concurrence étrangère et le déplacement de la production vers des producteurs à faibles coûts. On anticipe que l’emploi continuera également à diminuer dans ces deux industrie.

La croissance du PIB et de l’emploi dans les produits en bois devrait revenir en territoire positif, principalement stimulée par la reprise des investissements dans le secteur résidentiel aux États-Unis.

Dans les aliments et boissons, la croissance de la production et de l’emploi devrait être similaire à la moyenne manufacturière, puisque la hausse de la demande extérieure devrait en partie compenser pour la faiblesse de la demande intérieure découlant de facteurs démographiques.

La croissance de la production de véhicules automobiles, de remorques et de pièces pourrait être ralentie par la concurrence étrangère, notamment par les producteurs mexicains qui bénéficient de généreuses subventions gouvernementales et de faibles coûts salariaux. Toutefois, les faibles gains anticipés dans la productivité devraient se traduire par la création d’un certain nombre d’emplois.

La figure 9 présente la décomposition de la croissance du PIB réel en termes d’emploi et de productivité pour les industries manufacturières sur la période de projection. Elle montre que la productivité devrait contribuer à la totalité de la croissance du PIB dans quatre industries manufacturières (sur 13) et à la majeure partie de la croissance du PIB dans les autres industries manufacturières, limitant de façon significative la création d’emplois dans ce secteur.

Figure 9 : Décomposition de la croissance du PIB réel: industries manufacturières, projections 2017-2026

Diagramme à bandes qui présente la décomposition de la croissance du PIB réel des industries manufacturières pour la période de projection. Les données sont montrées dans le tableau suivant cette figure.

* Note: Le terme productivité fait référence à la productivité du travail.
Source : EDSC, scénario sectoriel 2017 du SPPC.

Version texte de la Figure 9 : Décomposition de la croissance du PIB réel: industries manufacturières, projections 2017-2026

La productivité devrait représenter la totalité ou la majeure partie de la croissance du PIB dans la plupart des industries manufacturières sur la période 2017-2026. Ceci reflète le fait que l’emploi dans ces industries est largement composé de tâches routinières qui sont de plus en plus susceptibles d’être automatisées suite au développement de nouvelles applications technologiques. L’accélération anticipée dans la croissance des investissements en machines et matériel viendra accroître la quantité de capitaux et de technologie disponible par travailleur, augmentant ainsi la productivité.

Voici quelques-unes des technologies les plus novatrices qui devraient transformer les opérations manufacturières et améliorer la productivité au cours de la période de projection:

Les véhicules automobiles, remorques et pièces constituent la seule industrie manufacturière où la productivité ne devrait pas contribuer de façon importante à la croissance du PIB. Cette situation reflète principalement le sous-investissement chronique des dernières années suite à l’intensification de la concurrence du Mexique. Les renégociations de l’ALÉNA représentent également un risque pour les constructeurs automobiles quant à la décision de maintenir ou d’accroître leur investissement et leur production en territoire canadien sur la période de projection.

Le tableau 4 présente la variation projetée dans l’emploi des industries manufacturières pour la période 2017-2016. Il montre que les produits métalliques et machines ainsi que les produits alimentaires et boissons représenteront 60% de la création nette d’emplois dans le secteur manufacturier.

Tableau 4 : Variation projetée dans l’emploi: industries manufacturières (en milliers)
Industrie
(Rang)
Emploi
en 2016
Emploi
en 2026
Croissance
annuelle
moyenne
Variation
cumulative

1. Fabrication de produits métalliques et de machines
270,1 291,2 +0,8 % +21,1

2. Produits alimentaires et boissons
286,7 300,8 +0,5 % +14,1

3. Vehicules automobiles, remorques et pièces
151,7 161,0 +0,6 % +9,3

4. Produits en plastique et en caoutchouc
91,0 99,9 +0,9 % +8,9

5. Matériel aérospatial, ferroviaire, maritime et autre
84,9 93,4 +1,0 % +8,5

6. Transformation des métaux et produits minéraux
131,1 139,2 +0,6 % +8,1

7. Activités diverses de fabrication
107,3 114,9 +0,7 % +7,6

8. Produits chimiques
94,9 101,7 +0,7 % +6,8

9. Fabrication de produits en bois
122,2 124,7 +0,2 % +2,5

10. Produits informatiques, électroniques et électriques
106,6 103,8 -0,3 % -2,8

11. Fabrication du papier
60,2 53,4 -1,2 % -6,8

12. Impression et activités connexes
59,2 51,5 -1,4 % -7,7

13. Textiles, vêtements, cuirs et meubles
128,9 118,3 -0,9 % -10,6

TOTAL - SECTEUR MANUFACTURIER
1 694,8 1 753,8 +0,3 % +59,0

Sources : Statistique Canada (données historiques) et EDSC, scénario sectoriel 2017 du SPPC (projections).

Parmi les treize industries manufacturières, l’emploi devrait augmenter dans neuf industries et diminuer dans quatre industries, ce qui se traduira par la création nette de 59 000 emplois dans l’ensemble du secteur manufacturier entre 2016 et 2026.

Les industries pour lesquelles on projette les gains d’emploi les plus élevés (en termes de nombre) ne sont pas nécessairement celles pour lesquelles on projette les taux de croissance d’emploi les plus élevés (en terme de pourcentage). Ceci s’explique par le fait que le nombre d’emplois diffère considérablement d’une industrie à l’autre, certaines industries comptant un nombre de travailleurs beaucoup plus important que d’autres.

La fabrication de produit métalliques et de machines ainsi que les produits alimentaires et boissons devraient donc représenter 60 % de la création nette d’emplois dans le secteur manufacturier.

Le nombre total d’emplois dans ce secteur devrait toutefois demeurer bien en deçà de son sommet historique de 2004, accusant un déficit d’environ 540 000 emplois d’ici 2026.

La figure 10 présente la croissance du PIB réel et de l’emploi parmi les industries des services commerciaux sur la période de projection. Elle montre que la conception de systèmes informatiques devrait connaître la croissance la plus élevée du PIB réel et de l’emploi au sein des services comerciaux sur le périod 2017-2026, suivie par les services juridiques, de comptabilité et d’experts-conseils et les services d’architecture, de génie, de design et de R-D.

Figure 10 : Croissance du PIB réel et de l’emploi: services commerciaux, projections 2017-2026

Nuage de points qui présente la croissance du PIB réel et de l’emploi des services commerciaux pour la période de projection. Les données sont montrées dans le tableau suivant cette figure.

Source : EDSC, scénario sectoriel 2017 du SPPC.

Version texte de la Figure 10 : Croissance du PIB réel et de l’emploi: services commerciaux, projections 2017-2026

La plupart des industries canadiennes de services commerciaux sont orientées vers le marché intérieur et dépendent principalement des dépenses des consommateurs et des activités des entreprises comme principaux moteurs de la demande. L’activité touristique est également un facteur de croissance important pour certains services en particulier (transport, hébergement, restauration, spectacles).

La conception de systèmes informatiques et les services connexes devraient afficher la plus forte croissance de la production et de l’emploi sur la période 2017-2026. Cette industrie devrait bénéficier de la rapidité des innovations technologiques et de la nécessité pour les entreprises de moderniser continuellement leur infrastructure en TI afin de demeurer concurrentielles. La cybersécurité, les plateformes infonuagiques, les mégadonnées, l’Internet des objets (IdO), le développement de jeux vidéo, la réalité virtuelle et augmentée, l’intelligence artificielle et l’apprentissage machine, les nouvelles technologies appliquées aux finances et assurances et les transactions en chaînes de blocs représentent de multiples opportunités de croissance.

Les services juridiques, de comptabilité et d’experts-conseils ainsi que les services d’architecture, de génie, de design et de R-D scientifique devraient également afficher une croissance supérieure à la moyenne en matière de production et d’emploi. Ces industries continueront de bénéficier du nombre croissant d’entreprises ayant recours à la sous-traitance; de la demande accrue pour des conseils professionnels en matière de planification, logistique, fusions/acquisitions, réglementation environnementale et adoption de nouvelles technologies; d’une plus forte croissance dans la construction de bâtiments non résidentiels et d’ouvrages de génie; ainsi que du regain de croissance anticipé dans les profits corporatifs, la production manufacturière, l’investissement en machines et matériel, et les dépenses en R-D.

Bien qu’on anticipe que la croissance de la production dans la plupart des autres services commerciaux se situera autour de la moyenne, la croissance de l’emploi devrait être plus dispersée. Cette situation implique que la croissance de la productivité diffère considérablement entre les industries, puisque celles affichant une croissance de l’emploi supérieure à la moyenne sont plus intensives en main-d’œuvre et vice-versa.

Par exemple, le commerce de détail devrait afficher une croissance plutôt faible de l’emploi, alors que la croissance de la production devrait se situer près de la moyenne. Cela signifie que la croissance de la productivité dans cette industrie devrait être forte (au 2e rang parmi les industries de services commerciaux).

On anticipe que les services postaux, de messageries et d’entreposage connaîtront la plus faible croissance en matière de production et d’emploi. Les services postaux continueront d’être affectés par l’utilisation grandissante des courriels, de la facturation électronique et de la publicité en ligne. Toutefois, la demande accrue pour la livraison de colis et les services d’entreposage découlant d’une plus grande adoption du commerce électronique de la part des consommateur et des entreprises devrait continuer à soutenir cette industrie.

La figure 11 présente la décomposition de la croissance du PIB réel en termes d’emploi et de productivité pour les industries de services commerciaux sur la période de projection. Elle montre que la productivité devrait représenter une part importante de la croissance du PIB dans plusieurs industries de services commerciaux. Ceci exclut, toutefois, les industries qui sont plus intensives en main d’oeuvre telles que les services de restauration et les arts, spectacles et loisirs.

Figure 11: Décomposition de la croissance du PIB réel: services commerciaux, projections 2017-2026

Diagramme à bandes présente la décomposition de la croissance du PIB réel des services commerciaux pour la période de projection. Les données sont montrées dans le tableau suivant cette figure.

* Note: Le terme productivité fait référence à la productivité du travail.
Source : EDSC, scénario sectoriel 2017 du SPPC.

Version texte de la Figure 11: Décomposition de la croissance du PIB réel: services commerciaux, projections 2017-2026

La croissance de la productivité devrait représenter une part importante de la croissance du PIB dans plusieurs industries de services commerciaux sur la période 2017-2026. Puisque ces industries sont les plus gros employeurs de l’économie canadienne, le ralentissement anticipé dans la croissance de la population en âge de travailler incitera les entreprises à augmenter leur productivité et à remplacer la main d’œuvre par du capital en réponse au resserrement graduel du marché du travail.

La rapidité des progrès dans les technologies numériques et cognitives devraient venir augmenter la productivité et atténuer certaines des pressions exercées sur le marché du travail par les facteurs démographiques. Les développements importants dans les applications mobiles et en ligne, les systèmes intelligents, l’intelligence artificielle, l’apprentissage machine et les transports autonomes viendront augmenter le nombre de tâches susceptible d’être accomplies ou complémentées par la technologie dans un large éventail de professions reliées aux services, y compris les emplois pour lesquels l’humain occupe un rôle important et les emplois exigeant un niveau élevé de scolarité.

Par exemple, le commerce électronique, les services bancaires en ligne et les services d’assurance et d’habitation en ligne ont amélioré la productivité et contraint la demande de main-d’œuvre dans le commerce de détail et la finance, les assurances et les services immobiliers ces dix dernières années. Cette tendance devrait s’accentuer au cours de la période de projection grâce à l’apparition de nouvelles applications issues des technologies de pointe, comme les logiciels d’inventaire, la robotique d’entrepôt, le soutien automatisé à la clientèle (programmes chatbots), les étiquettes de prix intelligentes (qui peuvent être modifiées en temps réel), les systèmes de positionnement et de détection intérieurs (technologie de balises), les nouvelles technologies appliquées aux finances et assurances (fintech/insurtech), les transactions en chaînes de blocs, et les agents artificiels et virtuels.

L’émergence de plateformes numériques associées à l’économie sur demande comme Airbnb et Uber, et l’utilisation accrue de plateformes de diffusion en continu comme Netflix et Spotify, viennent également transformer la prestation de services. Ces plateformes remettent en question les modes de prestation traditionnels, notamment dans les domaines de l’hébergement, du transport et de la culture.

Un certain nombre de services commerciaux demeurent toutefois moins sensibles aux changements technologiques, particulièrement ceux qui sont fortement intensifs en main-d’œuvre. Les services de restauration de même que les arts, les spectacles et les loisirs sont caractérisés par un grand nombre d’emplois reposant sur le facteur humain et qui sont peu susceptibles d’être accomplis par la technologie. Les chefs cuisiniers, les artistes et les athlètes professionnels en sont de bons exemples.

Le tableau 5 présente la variation projetée dans l’emploi des industries de services commerciaux pour la période 2017-2016. Il montre que les services de restauration créeront le plus grand nombre d’emplois parmi les services commerciaux, suivis par FAIL, services juridiques/comptabilité/conseils et gestion/admin./autre soutien.

Tableau 5 : Variation projetée dans l’emploi: services commerciaux (en milliers)
Industrie
(Rang)
Emploi
in 2016
Emploi
in 2026
Croissance
annuelle
Moyenne
Variaton
cumulative

1. Services de restauration
1 019,7 1 147,6 +1,2 % +127,9

2. Finance assurances immobilier et location (FAIL)
1 127,0 1 219,8 +0,8 % +92,8

3. Services juridiques de comptabilité et de conseils
651,5 741,2 +1,3 % +89,7

4. Gestion administration et autres services de soutien
766,4 848,7 +1,0 % +82,3

5. Conception de systèmes informatiques
346,1 418,1 +1,9 % +72,0

6. Commerce de détail
2 067,8 2 139,0 +0,3 % +71,2

7. Commerce de gros
678,1 735,7 +0,8 % +57,6

8. Arts spectacles et loisirs
424,3 481,4 +1,3 % +57,1

9. Architecture génie design R-D scientifique
396,1 448,8 +1,3 % +52,7

10. Transport par camion et transp, terrestre de voyageurs
473,3 511,6 +0,8 % +38,3

11. Réparation et services personnels et ménagers
774,9 811,9 +0,5 % +37,0

12. Transport aérien ferroviaire maritime et pipelines
251,6 280,3 +1,1 % +28,7

13. Information culture et télécommunications
358,1 378,6 +0,6 % +20,5

14. Services d’hébergement
193,0 204,4 +0,6 % +11,4

15. Services publics d’électricité de gaz et d’eau
137,2 146,8 +0,7 % +9,6

16. Services postaux messageries et entreposage
182,5 186,0 +0,2 % +3,5

TOTAL - SERVICES COMMERCIAUX
9 847,6 10 699,9 +0,8 % +852,5

Sources : Statistique Canada (données historiques) et EDSC, scénario sectoriel 2017 du SPPC (projections).

L’emploi devrait augmenter dans chacune des seize industries de services commerciaux entre 2016 et 2026, ce qui se traduira par la création d’environ 853 000 emplois.

Les industries pour lesquelles on projette les gains d’emploi les plus élevés (en termes de nombre) ne sont pas nécessairement celles pour lesquelles on projette les taux de croissance d’emploi les plus élevés (en terme de pourcentage). Ceci s’explique par le fait que le nombre d’emplois diffère considérablement d’une industrie à l’autre, certaines industries comptant un nombre de travailleurs beaucoup plus important que d’autres.

Ce sont donc les services de restauration qui devraient créer le plus grand nombre d’emplois, suivis par la finance, les assurances, les services immobiliers et de location; les services juridiques, de comptabilité et d’experts- conseils; et la gestion, l’administration et autres services de soutien. À elles seules, ces quatre industries représenteraient près de la moitié (46 %) du nombre total d’emplois créés dans les services commerciaux d’ici 2026.

Il convient également de souligner que le nombre d’emplois créés dans l’industrie de la conception de systèmes informatiques et services connexes, qui compte relativement peu de travailleurs, devrait être similaire au nombre d’emploi créés dans le commerce de détail, qui compte un très grand nombre de travailleurs.

La figure 12 présente la croissance du PIB réel et de l’emploi parmi les industries des services non commerciaux sur la période de projection. Elle montre que les soins de santé devraient enregistrer la plus forte croissance du PIB et de l’emploi au sein des services non commerciaux sur la période 2017-2026, suivis par l’assistance sociale et les écoles primaires et secondaires.

Figure 12 : Croissance du PIB réel et de l’emploi: services non commerciaux, projections 2017-2026

Nuage de points qui présente la croissance du PIB réel et de l’emploi des services non commerciaux pour la période de projection. Les données sont montrées dans le tableau suivant cette figure.

Source : EDSC, scénario sectoriel 2017 du SPPC.

Version texte de la Figure 12 : Croissance du PIB réel et de l’emploi: services non commerciaux, projections 2017-2026

Au Canada, les industries de services non commerciaux sont en grande partie des services gouvernementaux et parapublics. De tels services dépendent largement des finances publiques et sont fortement influencés par les facteurs démographiques.

HCe sont les soins de santé qui devraient enregistrer la plus forte croissance de la production et de l’emploi sur la période 2017-2026, en raison des besoins croissants découlant du vieillissement de la population. En effet, plusieurs baby-boomers entreront dans leurs années les plus coûteuses en termes de soins de santé. L’engagement de plusieurs provinces à réduire les temps d’attente pour les soins médicaux et les interventions chirurgicales devrait également venir augmenter les dépenses gouvernementales, la production et l’emploi dans les établissements de santé, quoique les pénuries de main-d’œuvre pour les professions en forte demande représentent des défis considérables.

On anticipe également que l’assistance sociale connaîtra une croissance supérieure à la moyenne en termes de production et d’emploi. L’augmentation de la population chez les jeunes (0 à 17 ans) fera augmenter la demande pour les services de garde et les services aux familles, alors que le vieillissement de la population fera augmenter la demande pour les services aux personnes âgées.

La croissance de la production et de l’emploi dans les écoles primaires et secondaires sera principalement attribuable à une hausse plus rapide de la population chez les jeunes de 5 à 17 ans. En revanche, la demande liée aux études postsecondaires devrait être contrainte par une baisse de la population chez les jeunes de 18 à 25 ans, entraînant une croissance plus faible de la production et de l’emploi dans les collèges, les cégeps, les écoles professionnelles et les universités. Cela dit, la demande toujours croissante pour des travailleurs plus instruits et hautement qualifiés au sein de l’économie canadienne continuera à faire grimper les taux d’inscription dans les programmes d’études postsecondaires.

Dans l’administration publique, la croissance de la production et de l’emploi devrait être affaiblie par des contraintes budgétaire. On anticipe que le vieillissement de la population réduira l’assiette fiscale des administrations fédérale et provinciales, tout en exerçant davantage de pression sur le système de santé, limitant ainsi la capacité d’accroître les dépenses dans les programmes gouvernementaux et l’administration publique. Outre la faiblesse anticipée dans la croissance de la production, le besoin d’améliorer l’efficacité et la croissance de la productivité viendra restreindre la création d’emplois dans l’administration publique.

La figure 13 présente la décomposition de la croissance du PIB réel en termes d’emploi et de productivité pour les industries de services non commerciaux sur la période de projection. Elle montre qu’à l’exception de l’administration publique, l’emploi devrait représenter la principale source de croissance du PIB dans les services non commerciaux, puisque ces activités sont généralement plus intensives en main-d'œuvre que la plupart des industries productrices de biens et de services commerciaux.

Figure 13 : Décomposition de la croissance du PIB réel: services non commerciaux, projections 2017-2026

Diagramme à bandes qui présente la décomposition de la croissance du PIB réel des services non commerciaux pour la période de projection. Les données sont montrées dans le tableau suivant cette figure.

* Note: Le terme productivité fait référence à la productivité du travail.
Source : EDSC, scénario sectoriel 2017 du SPPC.

Version texte de la Figure 13 : Décomposition de la croissance du PIB réel: services non commerciaux, projections 2017-2026

Les mesures de production et de productivité dans les services non commerciaux diffèrent également des autres secteurs de l’économie où les biens et les services sont échangés sur une base commerciale et dont la valeur monétaire est plus facile à établir. Par conséquent, le terme « productivité » dans les secteurs public et parapublic est souvent associé à l’amélioration de l’efficience et de l’efficacité d’une activité.

Néanmoins, la productivité (ou efficience) devrait contribuer à une part non négligeable de la croissance du PIB dans la plupart des services non commerciaux. Le ralentissement anticipé dans la croissance de la population en âge de travailler, conjugué à des contraintes budgétaires, forcera les gouvernements et les établissements parapublics à améliorer leur efficacité et à mettre en œuvre de nouvelles façons d’offrir des services afin de limiter leur utilisation de la main-d’œuvre, notamment dans les soins de santé où les pénuries de main-d’œuvre devraient persister.

Parmi les nouveaux modèles de prestation de services, mentionnons la plus grande participation du secteur privé dans la prestation de soins de santé, le recours accru aux soins à domicile pour les patients en phase terminale, et la possibilité de permettre aux infirmiers et aux pharmaciens de fournir des services auparavant réservés aux médecins. La technologie joue également un rôle important dans presque tous les processus, comme l’inscription des patients, le suivi des données, les tests de laboratoire et les outils de soins auto-administrés. Les téléphones intelligents et les tablettes électroniques ont commencé à remplacer les systèmes conventionnels de surveillance et d’enregistrement, et les patients ont dorénavant la possibilité de recevoir une consultation complète à domicile. Les services sont de plus en plus assurés à l’extérieur des murs des hôpitaux et intégrés à des dispositifs accessibles et conviviaux.

Dans les services d’enseignement, la productivité (ou l’efficience) peut être influencée par différents facteurs comme le nombre d’élèves par enseignant, la disponibilité de cours et d’applications d’apprentissage en ligne pour les études postsecondaires, ou l’accès à des ordinateurs dans les écoles primaires et secondaires.

Dans l’administration publique, ce sont essentiellement les contraintes budgétaires qui inciteront au développement et à la création de modèles plus efficaces afin d’améliorer la gestion des programmes gouvernementaux et la prestation de services publics.

Le tableau 6 présente la variation projetée dans l’emploi des industries de services non commerciaux pour la période de projection. Il montre que les soins de santé représenteront les deux tiers de la création d’emplois dans les services non commerciaux, suivis de loin par les écoles primaires et secondaires et l’assistance sociale.

Tableau 6 : Variation projetée dans l’emploi: services non commerciaux (en milliers)
Industrie
(Rang)
Emploi
in 2016
Emploi
in 2026
Croissance
annuelle
Moyenne
Variaton
cumulative

1. Soins de santé
1 835,5 2 215,5 +1,9 % +380,0

2. Écoles primaires et secondaires
755,9 830,6 +0,9 % +74,7

3. Assistance sociale
503,9 575,6 +1,3 % +71,7

4. Administration publique
926,9 969,3 +0,4 % +42,4

5. Collèges cégeps formation professionnelle
246,8 255,5 +0,4 % +8,7

6. Universités
267,2 275,0 +0,3 % +7,9

TOTAL - SERVICES NON COMMERCIAUX
4 536,2 5 121,6 +1,2 % +585,4

Sources : Statistique Canada (données historiques) et EDSC, scénario sectoriel 2017 du SPPC (projections).

On projette que l’emploi augmentera dans chacune des six industries de services non commerciaux entre 2016 et 2026, entraînant la création d’environ 585 000 emplois.

Les soins de santé devraient enregistrer le taux de croissance le plus élevé ainsi que les plus importants gains (+380 000) en matière d’emploi, représentant près des deux tiers du nombre total d’emplois créés dans les services non commerciaux.

Les écoles primaires et secondaires et les services d’assistance sociale devraient se positionner aux 2e et 3e rangs, avec la création de 75 000 et 72 000 emplois respectivement.

Comparaisons des projections d’emploi entre industries

La figure 14 présente les industries pour lesquelles on anticipe la plus forte croissance de l'emploi sur la période 2017-2026.

Figure 14 : Industries où l’on anticipe la plus forte croissance de l’emploi, projections 2017-2026

Diagramme à bandes présente les industries pour lesquelles on anticipe la plus forte croissance de l'emploi pour la période 2017-2026. Les données sont montrées dans le tableau suivant cette figure.

Source : EDSC, scénario sectoriel 2017 du SPPC.

Version texte de la Figure 14 : Industries où l’on anticipe la plus forte croissance de l’emploi, projections 2017-2026

La plupart des industries pour lesquelles on anticipe la plus forte croissance de l’emploi (plus de 1,0 % par année) sont également celles qui devraient afficher la plus forte croissance de la production. Voici quelques-uns des principaux facteurs qui viendront soutenir la production et la création d’emplois dans ces industries :

La figure 15 présente les industries pour lesquelles on anticipe une croissance modérée de l'emploi sur la période 2017-2026.

Figure 15 : Industries où l’on anticipe une croissance modérée de l’emploi, projections 2017-2026

Diagramme à bandes qui présente les industries pour lesquelles on anticipe une croissance modérée de l'emploi pour la période 2017-2026. Les données sont montrées dans le tableau suivant cette figure.

Source : EDSC, scénario sectoriel 2017 du SPPC.

Version texte de la Figure 15 : Industries où l’on anticipe une croissance modérée de l’emploi, projections 2017-2026

La plupart des industries pour lesquelles on anticipe une croissance modérée de l’emploi (entre 0,6 % et 1,0 % par année) sont également celles qui devraient afficher une croissance modérée de la production.

Ce groupe comprend six industries manufacturières et six industries de services commerciaux. Il comprend également les écoles primaires et secondaires, la construction, l’extraction minière et l’extraction de pétrole et de gaz.

Outre la croissance modérée de la production, la création d’emplois dans ces industries devrait être freinée par les facteurs suivants :

La figure 16 présente les industries pour lesquelles on anticipe une faible croissance ou diminution de l'emploi sur la période 2017-2026.

Figure 16 : Industries où l’on anticipe une faible croissance ou une diminution de l’emploi, projections 2017-2026

Diagramme à bandes présente les industries pour lesquelles on anticipe une faible croissance ou diminution de l'emploi pour la période 2017-2026. Les données sont montrées dans le tableau suivant cette figure.

Source : EDSC, scénario sectoriel 2017 du SPPC.

Version texte de la Figure 16 : Croissance (faible ou diminution) de l’emploi par industrie, projections 2017-2026

La plupart des industries pour lesquelles on anticipe une faible croissance ou une diminution de l’emploi (moins de 0,5 % par année) sont également celles qui devraient afficher la plus faible croissance de la production.

Ce groupe est composé en grande partie d’industries manufacturières et d’industries du secteur primaire (hors minéraux) qui stagnent ou qui ont enregistré une tendance baissière dans la production et/ou l’emploi depuis plusieurs années, comme la fabrication de produits en bois, les textiles, les vêtements, les meubles, le papier, l’impression, l’agriculture, la foresterie et la pêche. Ces industries devraient faire face à des défis similaires à ceux rencontrés lors de la dernière décennie, notamment :

La croissance de la production et de l’emploi devrait également être assez faible dans un certain nombre d’industries de services commerciaux et non commerciaux. Les principaux facteurs qui viendront peser sur ces industries sont :

La figure 17 présente les dix industries pour lesquelles on anticipe les plus fortes augmentations de l’emploi (en milliers) sur la période 2017-2026. Elle montre que ces dix industries à elles seules représenteront environ les trois quarts de la création totale d’emplois au Canada sur la période 2017-2026.

Figure 17 : Industries où l’on anticipe les plus fortes augmentations de l’emploi, 2017-2026

Diagramme à bandes présente les industries avec la plus grande croissance d'emploi anticipée pour la période 2017-2026. Les données sont montrées dans le tableau suivant cette figure.

Source : EDSC, scénario sectoriel 2017 du SPPC.

Version texte de la Figure 17 : Variation (la plus forte) dans l’emploi par industrie, projections 2017-2026

La variation projetée dans le niveau d’emploi par industrie peut être décomposés en deux volets :

Cela signifie que les dix industries pour lesquelles on anticipe le plus grand nombre d’emplois créés ne sont pas nécessairement celles qui devraient afficher les taux de croissance d’emploi les plus élevés.

Par exemple, l’industrie du commerce de détail devrait créer un nombre considérable d’emplois, malgré le faible taux de croissance anticipé en matière d’emploi (Figure 16). Ceci reflète simplement la grande taille de cette industrie par rapport aux autres industries. Les mêmes arguments s’appliquent à la construction; à la finance, assurances, services immobiliers et de location; ainsi qu’aux écoles primaires et secondaires qui devraient tous afficher des gains élevés en matière d’emploi, malgré des taux de croissance modérés (Figure 15).

Analyse entre les genres

Pour plus de détails concernant la performance historique et future des 42 industries visées par le SPPC, incluant les principaux facteurs de croissance du PIB, de l’emploi et de la productivité,veuillez consulter les sommaires industriels.
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