Système de projection des professions au Canada (SPPC)

L'offre de main-d'oeuvre (2017-2026)

L'exercice actuel utilise la Classification Nationale des Professions (CNP) de 2016 (CNP 2016), qui est la version la plus récente de la classification. La CNP 2016 compte 500 professions. Toutefois, plusieurs d'entre elles sont petites en termes d'emploi (moins de 10 000 travailleurs). Pour pallier à ce problème, les petites professions ont été rassemblées dans des regroupements plus grands en prenant compte des tâches spécifiques à chacune d'entre elles. En regroupant ainsi les petites professions aux tâches similaires, 292 regroupements de professions avec une taille d'emploi suffisante sont obtenus. Les professions ayant été regroupées sont identifiées par un astérisque(*).

Pour de plus amples renseignements sur les 292 regroupements professionnels utilisés par le SPPC, veuillez visiter la documentation donnant la définition des regroupements professionnels du SPPC.

L'offre de main-d'œuvre comprend trois groupes: les sortants du système scolaire, les immigrants récents et les autres types de chercheurs d'emploi :

* Ces deux composantes (les rentrants nets et les étudiants) ont un impact négligeable sur les résultat si bien qu'ils seront évacués de l'analyse. Plus particulièrement, les étudiants ne sont pas inclus dans l'analyse, bien qu'ils représentent un nombre significatif de travailleurs dans la population active, car leur nombre devrait demeurer relativement stable (c'est-à-dire le nombre d'étudiants à la recherche d'un emploi au cours de la période de 2017 à 2026 ne devrait être que légèrement supérieur au nombre au cours de la dernière décennie).

Les chercheurs d'emploi provenant du système scolaire (Sortants Scolaires)

Au cours de la période de projection (2017-2026), le nombre projeté de sortants scolaires qui intégreront le marché du travail devrait augmenter (voir la figure 1).

Figure 1 : Nombre de sortants par niveau de scolarité pour la période, 1990-2026

Ce graphique à barre montre le nombre annuel de sortants par niveau de scolarité pour la période 1990-2026. Les données sont accessibles à partir du lien suivant cette figure.

Source : Statistique Canada (historique) et EDSC, Projections 2017 du SPPC

Version texte de la Figure 1 : Nombre de sortants par niveau de scolarité pour la période, 1990-2026

La figure 1 montre durant la période 2007-2016, le nombre de sortants scolaires était en moyenne de 424 000 par année. Pour la période 2017-2026, on projette que ce nombre sera de 487 000 par année. Plus particulièrement, au cours de cette période (2017-2026) :

Au cours de la période de projection de 2017 à 2026, l'impact du vieillissement de la population sur le marché du travail se fera ressentir plus fortement. La part de la population âgée de 20 à 29 ans dans la population totale en âge de travailler (15 à 64 ans) devrait diminuer (passant de 20,2 % en 2016 à 18,7 % en 2026) (voir la Figure 2).

Figure 2 : Population âgée de 15 à 19 ans et de 20 à 29 ans et leurs parts dans la population totale en âge de travailler (15-64 ans), 1990-2026

Ce graphique montre la population annuelle âgée de 15 à 19 ans et de 20 à 29 ans et leurs parts dans la population totale en âge de travailler (15 à 64 ans) pour la période 1990-2026. Les données sont accessibles à partir du lien suivant cette figure.

Source : Statistique Canada (historique) et EDSC, Projections 2017 du SPPC

Version texte de la Figure 2 : Population âgée de 15 à 19 ans et de 20 à 29 ans et leurs parts dans la population totale en âge de travailler (15-64 ans), 1990-2026

Par contre, la population annuelle moyenne âgée de 20 à 29 ans sera 2,6 % plus élevée au cours de la période de projection (2017-2026) par rapport à la période 2007-2016. Puisqu'il s'agit de la population source des sortants scolaires détenant un diplôme d'études post-secondaires, le nombre de chercheurs d'emploi détenant un tel diplôme au cours de la période de projection sera également supérieur à celui de la période 2007-2016.

En dépit d’une hausse du nombre de jeunes de 30 000 au cours de la période de projection, on s’attend à une baisse de 4,2% de la population âgée de 15 à 19 ans comparativement à la période 2007-2016. Conséquemment, le nombre de sortants scolaires ayant moins qu’un diplôme d’études post-secondaires sera légèrement inférieur à ce qui fut enregistré au cours de la décennie précédente. Ainsi, la répartition des sortants par niveau d’étude devrait légèrement changer au cours de la période de projection.

En plus d’une population source plus importante, l’augmentation du nombre de sortants de niveau post-secondaire s’explique par une tendance à la hausse des taux d’inscriptions aux EPS. En effet, le nombre d’inscriptions aux programmes post-secondaires a augmenté au cours des 15 dernières années et la tendance à la hausse devrait se maintenir au cours de la prochaine décennie. La figure 3 montre le taux d’inscriptions par niveau d’éducation exprimé en pourcentage de la population source au cours de la période de 1990 à 2026.

Figure 3 : Taux d’inscriptions par niveau d’éducation (nombre d’inscriptions exprimé en pourcentage de la population source), 1990-2026

 Ce graphique montre le taux d’inscriptions par niveau d’éducation exprimé en pourcentage de la population source au cours de la période de 1990 à 2026. Les données sont accessibles à partir du lien suivant cette figure.

Source : Statistique Canada (historique) et EDSC Projections 2017 du SPPC

Le taux d’inscription équivaut au nombre total d’inscriptions pour chaque niveau de scolarité divisé par la population source. La population source se définit comme suit :

Version texte de la Figure 3 : Taux d’inscriptions par niveau d’éducation (nombre d’inscriptions exprimé en pourcentage de la population source), 1990-2026

Plusieurs facteurs contribueront à l’augmentation des taux de participation aux EPS au cours de la prochaine décennie. Parmi ceux-ci :

Ces deux effets entrainent une augmentation dans les taux d’inscriptions dans les programmes d’études post-secondaires, qu'on peut voir dans la figure 4 qui montre le nombre d’inscriptions par niveau d’études entre 1990 et 2026

Figure 4 : Nombre d’inscriptions par niveau d’études, 1990-2026

Ce graphique montre le nombre d’inscriptions par niveau d’études entre 1990 et 2026. Les données sont accessibles à partir du lien suivant cette figure.

Source : Statistique Canada (historique) et EDSC Projections 2017 du SPPC

Version texte de la Figure 4 : Nombre d’inscriptions par niveau d’études, 1990-2026

Au cours de la période 2007-2016, les taux d’inscriptions ont augmenté à tous les niveaux dans les programmes d’études post-secondaire. La plus forte augmentation a été enregistrée aux niveaux maîtrise et doctorat (49 %), suivie du niveau baccalauréat (23 %) et du niveau collégial (5 %). Le nombre d’inscriptions des femmes a aussi augmenté à tous les niveaux dans les programmes d’études post-secondaires au cours de la dernière décennie, mais n’a augmenté plus rapidement que les hommes qu’aux niveaux maîtrise et doctorat (56 % vs 42 %). La taux de croissance dans le niveau des inscriptions des femmes a augmenté moins rapidement que celui des hommes aux niveaux du baccalauréat (20 % vs 27 %) et collégial (3 % vs 8 %).

La croissance de la population de jeunes âgés entre 20 et 29 ans et l’augmentation des taux d’inscriptions devraient avoir pour effet d’augmenter de 8,0 % le nombre d’inscriptions pour les programmes d’EPS au cours de la période de projection, le faisant passer de 1,37 million en 2016 à 1,48 million en 2026. Plus particulièrement, le nombre d’inscriptions:

Les tendances dans le nombre d’inscriptions par genre n’ont pas été projetées pour la période 2017-2026.

L’augmentation dans le nombre de détenteurs de diplôme d’études post-secondaires sera tant chez les sortants de niveau collégial (Figure 6),

Figure 5 : Sortants scolaires détenteurs d’un diplôme de niveau collégial, 1990-2026

Ce graphique montre le nombre annuel de sortants scolaires détenteurs d’un diplôme de niveau collégial et la population âgée entre 18 et 24 ans, entre 1990 et 2026. Les données sont accessibles à partir du lien suivant cette figure.

Source : Statistique Canada (historique) et EDSC Projections 2017 du SPPC

Version texte de la Figure 5 : Sortants scolaires détenteurs d’un diplôme de niveau collégial, 1990-2026

Malgré la diminution de la population source âgée de 18 à 24 ans, le nombre de sortants scolaires de niveau collégial devrait augmenter par 7,6 %, passant de 181 000 en 2016 à 194 000 en 2026. Cette situation s’explique par l’augmentation du nombre d’inscriptions aux études post-secondaires ainsi que par les conditions du marché du travail qui s’avèrent meilleures pour les personnes qui ont un niveau d’EPS que pour celles qui n’en ont pas.

Figure 6 : Sortants scolaires détenteurs d’un diplôme d’études secondaires et décrocheurs, 1990-2026

Ce graphique Ce graphique montre le nombre annuel de sortants scolaires détenteurs d’un diplôme de niveau universitaire et la population âgée entre 18 et 34 ans, entre 1990 et 2026. Les données sont accessibles à partir du lien suivant cette figure.

Source : Statistique Canada (historique) et EDSC Projections 2017 du SPPC

Version texte de la Figure 6 : Sortants scolaires détenteurs d’un diplôme d’études secondaires et décrocheurs, 1990-2026

Le nombre de sortants de niveau universitaire devrait augmenter du fait de la hausse de la population source pour ce groupe (étudiants diplômés du niveau secondaire âgés de 18 à 34 ans). Ces sortants scolaires devraient augmenter de 14,3 % au cours des dix prochaines années, passant de 202 000 en 2016 à 231 000 en 2026. (voir Figure 6),

Il est important de noter que la récession de 2008-2009 a eu des répercutions à court terme à la hausse sur le nombre d’inscriptions à des programmes universitaires, ce qui a entrainé une augmentation à court terme du nombre de sortants scolaires de niveau universitaire entre 2009 et 2014.

Pendant ce temps, le nombre de sortants scolaires ayant moins qu’un diplôme d’études post-secondaires devrait augmenter en raison d’une hausse de la population de jeunes âgés entre 15 et 19 ans.

Figure 7 : Sortants scolaires détenteurs d’un diplôme d’études secondaires et décrocheurs, 1990-2026

Ce graphique montre le nombre annuel de sortants scolaires détenteurs d’un diplôme d’études secondaires, le nombre de décrocheurs et la population âgée entre 15 et 19 ans, entre 1990 et 2026. Les données sont accessibles à partir du lien suivant cette figure. Les données sont accessibles à partir du lien suivant cette figure.

Source : Statistique Canada (historique) et EDSC Projections 2017 du SPPC

Version texte de la Figure 7 : Sortants scolaires détenteurs d’un diplôme d’études secondaires et décrocheurs, 1990-2026

Le nombre projeté de sortants ayant un niveau d’études secondaires complété devrait augmenter au cours de la période de projection. Ceci s’explique par une augmentation de la population de jeunes âgés de 15 à 19 ans au cours des dix prochaines années. Toutefois, puisqu’une plus grande proportion des diplômés du secondaire s’inscriront dans des programmes d’études post-secondaires, le nombre de sortants ayant un niveau d’études secondaires complété augmentera à un rythme plus qu’il l’aurait fait autrement, augmentant de 10,0 % au cours de la période de projection (passant de 65 000 en 2016 à 71 000 en 2026).

Le nombre de sortants scolaires ayant moins qu’un niveau d’études secondaires devrait diminuer de 7,4 % passant de 12 000 en 2016 à environ 11 000 en 2026. Ceci s’explique principalement par le déclin du taux de décrochage scolaire. Le taux de décrochage au niveau secondaire devrait continuer de diminuer, en raison des faibles perspectives d’emploi et de salaires dans les professions exigeant moins qu’un niveau d’études secondaires.

La part des sortants scolaires détenant un diplôme d’études post-secondaires devrait donc augmenter au cours de la période 2017-2026, on peut voir ceci dans la figure 8 qui montre la distribution des sortants scolaires par niveau d’éducation pour la période historique et de projection

Figure 8 : Distribution des sortants scolaires par niveau d’éducation pour la période historique et de projection

Graphique à bandes qui montre la distribution des sortants scolaires par niveau d’éducation pour la période historique et de projection, 1997-2006,  2007-2016 et 2017-2026. Les données sont accessibles à partir du lien suivant cette figure.

Source : Statistique Canada (historique) et EDSC Projections 2017 du SPPC

Version texte de la Figure 8 : Distribution des sortants scolaires par niveau d’éducation pour la période historique et de projection

La Figure 8 montre que les sortants scolaires ayant des études collégiales ou universitaires représentaient 79,5 % de toute la population des sortants au cours de la période 2007-2016 (3.4 millions comparativement à 870 000 pour les sortants scolaires ayant un niveau d’études moins élevé). Cette proportion devrait s’accroître au cours de la prochaine décennie pour atteindre 83,9 % (soit 4,1 millions sortants de niveau EPS comparativement à 780 000 sortants scolaires ayant un niveau d’études moins élevé).

Le nombre de sortants ayant moins qu’un niveau d’études secondaires devrait se maintenir autour de 126 000 au cours de la période de projection. Toutefois, le nombre de sortants scolaires ayant des études secondaires ou post-secondaires incomplètes devrait diminuer d’environ 12.7 %, passant de 751 000 pour la période de 2007 à 2016 à 656 000 pour la période de 2017 à 2026.

Par conséquent, le niveau de scolarité de la main-d’œuvre canadienne devrait continuer d’augmenter. On peut le voir dans la figure 9 qui montre la proportion de la population active (15 ans et plus) ayant fait des études post-secondaires, entre 1990 et 2026. En fait, la part de la population active ayant complété des études post-secondaires devrait augmenter pour atteindre 71,7 % en 2026, alors qu’elle était de 65,0 % en 2016. Toutefois, comme l’écart entre les niveaux de scolarité des plus jeunes et des plus vieilles cohortes diminue, l’accroissement de la part des travailleurs ayant complété des études post-secondaires devrait se faire moins rapidement qu’au cours de la décennie précédente alors qu’elle avait crue par 8,4 points de pourcentage, passant de 56,6 % en 2006 à 65,0 % en 2016.

Figure 9 : Proportion de la population active (15 ans et plus) ayant fait des études post-secondaires, 1990-2026 6

Graphique à bandes qui montre la proportion de la population active (15 ans et plus) ayant fait des études post-secondaires pour la période de 1990 à 2026. Les données sont accessibles à partir du lien suivant cette figure.

Source : Statistique Canada (historique) et EDSC Projections 2017 du SPPC

Version texte de la Figure 9 : Proportion de la population active (15 ans et plus) ayant fait des études post-secondaires, 1990-2026

Plus spécifiquement, la croissance prévue de la population active sera la plus élevée parmi les sortants scolaires avec des études universitaires (2,9 % de taux de croissance moyen par année pour la période de 2017 à 2026) et les sortants scolaires avec des études collégiales (0,6 % de taux de croissance moyen par année).

En ce qui concerne la main-d’œuvre sans diplôme d’études post-secondaires, non seulement sa croissance prévue sera inférieure à celles des diplômés collégiaux ou universitaires, mais le nombre total de participants au marché du travail diminuera au cours de la période de projection. Ceci s’explique par le fait que le nombre d’individus n’ayant pas de diplôme d’études secondaires entrant sur le marché du travail devrait chuter dramatiquement au cours de la période de projection, ce qui compensera pour l’augmentation de la main-d’œuvre détenant un diplôme d’études secondaires ou des études post-secondaires incomplètes.

La part des sortants scolaires détenant un diplôme d’études secondaires et ceux n’ayant pas de diplôme au sein de la population active devrait donc décliner au cours de la prochaine décennie à un rythme moyen de 0,5 % et 1,3 % par année respectivement.

Toutefois, ce ne sont pas tous les détenteurs d’un diplôme d’études post-secondaires qui travailleront dans des professions nécessitant habituellement un tel diplôme, les figures 10 et 11 montrent ces non-appariements,

Figure 10 : Distribution des sortants scolaires par niveau de compétence pour la période historique et de projection

Graphique à bandes qui montre la distribution cumulative des sortants scolaires par niveau de compétence pour les périodes 1997-2006, 2007-2016 et 2017-2026. Les données sont accessibles à partir du lien suivant cette figure.

Source : Statistique Canada (historique) et EDSC Projections 2017 du SPPC

Version texte de la Figure 10 : Distribution des sortants scolaires par niveau de compétence pour la période historique et de projection

Figure 11 : Distribution des sortants scolaires par niveau d’éducation pour la période de projection

Graphique à bandes qui montre la distribution cumulative des sortants scolaires par niveau d’éducation pour la période de projection pour la période 2017-2026. Les données sont accessibles à partir du lien suivant cette figure.

Source : Statistique Canada (historique) et EDSC Projections 2017 du SPPC

Version texte de la Figure 11 : Distribution des sortants scolaires par niveau d’éducation pour la période de projection

Bien qu’il soit prévu que 83,9 % des sortants scolaires canadiens soient plus éduqués (un diplôme d’études post-secondaires), seulement 63,8 % de ceux-ci occuperont un poste dans des professions de la gestion ou dans des professions nécessitant habituellement un diplôme d’études post-secondaires. Ceci implique une proportion de non-appariement relativement élevée entre la profession et le niveau d’éducation pour les nouveaux détenteurs d’un diplôme d’études post-secondaires à leur sortie de l’école. Toutefois, le taux de non-appariement devrait être plus faible qu’au cours des décennies précédentes.

Une partie de ces non-appariements proviennent du fait que les sortants scolaires ont parfois besoin de temps avant d’être complètement intégrés au marché du travail. Ainsi, un certain nombre de sortants scolaires travaillent dans des professions peu spécialisées à leur entrée sur le marché du travail. Toutefois, au fur et à mesure que ces travailleurs gagnent en expérience, ils sont susceptibles de transiter vers des emplois nécessitant plus de compétences (ce phénomène est intégré à SPPC par l’entremise du modèle de mobilité interprofessionnelle).

Au niveau des professions, le tableau 1 montre les 10 professions dans lesquelles le plus grand nombre de sortants scolaires chercheront du travail au cours de la période 2017 à 2026.

Tablau 1: Les 10 professions dans lesquelles le plus grand nombre de sortants scolaires chercheront du travail au cours de la période 2017 à 2026
CNP Profession Part du total des sortants scolaires Part en % des sortants scolaires dans l'emploi de 2016 Taille de l'emploi
(% de l'emploi total de 2016)
6421* Vendeurs/vendeuses - commerce de détail 3,7 % 3,3 % 3,0 %
4032* Enseignants/enseignantes aux niveaux primaire et préscolaire 2,7 % 4,4 % 1,6 %
6711* Serveurs/serveuses au comptoir, aides de cuisine et personnel de soutien assimilé 2,4 % 3,2 % 2,0 %
6611* Caissiers/caissières 2,3 % 3,1 % 2,0 %
3012* Infirmiers autorisés/infirmières autorisées et infirmiers psychiatriques autorisés/infirmières psychiatriques autorisées 2,1 % 3,2 % 1,7 %
4214* Éducateurs/éducatrices et aides-éducateurs/aides-éducatrices de la petite enfance 1,7 % 3,3 % 1,4 %
1111* Vérificateurs/vérificatrices et comptables 1,7 % 3,7 % 1,2 %
6513* Serveurs/serveuses d'aliments et de boissons 1,6 % 4,2 % 1,0 %
3413/3414* Aides-infirmiers/aides-infirmières, aides-soignants/aides-soignantes et préposés/préposées aux bénéficiaires & Autre personnel de soutien des services de santé 1,4 % 2,3 % 1,6 %
2174 Programmeurs/programmeuses et développeurs/développeuses en médias interactifs 1,5 % 5,5 % 0,8 %

Note 1 : Les professions avec un astérisk sont un regroupement de professions à 4 chiffres (incluant les professions à 3 chiffres qui sont considérées comme des groupes de professions à 4 chiffres)
Note 2 : Les professions en gras sont les professions qui employaient plus de 50 % de femmes en 2016

Source : Statistique Canada (historique) et EDSC Projections 2017 du SPPC

Les professions dans lesquelles le plus grand nombre de sortants scolaires chercheront du travail sont habituellement des professions employant un grand nombre de travailleurs. Parmi les 10 professions qui devraient embaucher le plus grand nombre de sortants scolaires, quatre se retrouvent dans le secteur de la vente et des services. Ceci s’explique par le plus faible niveau de qualifications requis pour ces professions d’entrées sur le marché du travail et par la taille relativement grande de ces professions.

Au cours de la projection, l’immigration représentera une part relativement constante de la population, basée sur les objectifs d’immigration fixés pour les prochaines années, la figure 12 montre le taux d'immigration annuel et le nombre d'immigrants annuel (historiques et projetés) pour la période de 1996 à 2026.

Les chercheurs d’emploi provenant de l’immigration (Immigrants récents)

Figure 12 : Nombre et taux d’immigrants récents, 1996-2026

Graphique qui montre le taux annuel d'immigration et le nombre d'immigrants annuel pour la période 1996-2026. Les données sont accessibles à partir du lien suivant cette figure.

Source : Statistique Canada (historique) et EDSC Projections 2017 du SPPC

Version texte de la Figure 12 : Nombre et taux d’immigrants récents, 1996-2026

En moyenne, les nouveaux immigrants (le nombre d’immigrants entrés au Canada de juillet à juin chaque année) ont représenté un apport annuel d’environ 0,75 % de la population canadienne au cours de la période 2007-2016, soit en moyenne 261 600 nouveaux immigrants chaque année. Cependant, seule une fraction de ce total s’est jointe au marché du travail, car ce nombre comprend également des enfants et des adultes qui ne font pas partie de la population active canadienne. Ainsi, les nouveaux immigrants représentaient en moyenne une addition annuelle de 115 400 nouveaux participants sur le marché du travail.

Un taux d’immigration basé sur un objectif de 0,85 % de la population canadienne est utilisé pour projeter le nombre total de nouveaux immigrants chaque année. Bien que le taux historique se situe autour de 0,75 %, la tendance à la hausse durant les dernières années ainsi que les nouvelles politiques d’immigration qui ciblent un taux plus élevé ont mené à un choix de 0,85 % pour la projection.

Ainsi, les nouveaux immigrants sont attendus d’augmenté la population canadienne de près de 3,2 millions au cours de la période de projection.

La figure 13 montre la croissance de la population par composantes: croissance naturelle (naissances mons décès) et immigration nette (immigration moins émigration) pour les périodes 1997-2006, 2007-2016 et 2017-2026

Selon les projections, la croissance annuelle moyenne de la population devrait avoisiner 375 000 personnes par année pour la période de 2017 à 2026, comparativement à 370 000 personnes au cours de la décennie précédente.

Croissance de la population par composante, moyennes annuelles pour les périodes 1997-2006, 2007-2016 et 2017-2026

Graphique à bandes qui montre la croissance de la population par composantes: croissance naturelle (naissances mons décès) et immigration nette (immigration moins émigration) pour les périodes 1997-2006, 2007-2016 et 2017-2026. Les données sont accessibles à partir du lien suivant cette figure.

Source : Statistique Canada (historique) et EDSC Projections 2017 du SPPC

Version texte de la Figure 13 : Croissance de la population par composante, moyennes annuelles pour les périodes 1997-2006, 2007-2016 et 2017-2026

La proportion de la croissance provenant de l’immigration nette devrait augmenter pour atteindre 67 % au cours de la période de projection. Cela est dû à une augmentation de l’immigration nette (immigration moins émigration) et à une croissance naturelle plus faible de la population (naissances moins décès). À titre indicatif, la proportion de la croissance provenant de l’immigration nette était d’environ 64 % au cours des années 2007 à 2016 et d’environ 63 % au cours des années 1997 à 2006.

La figure 14 montre la contribution annuelle moyenne des nouveaux immigrants et de l’offre de main-d'œuvre domestique à la croissance de la main-d'œuvre pour les périodes 1997-2006, 2007-2016 et 2017-2026. La contribution des nouveaux immigrants à la main d'oeuvre en rouge et la contribution domestique en bleu. Cette figure montre que l'immigration comptera pour une partie beaucoup plus grande de la croissance de main d'oeuvre pour la période de projection.

Figure 14 : Contribution des nouveaux immigrants et de l’offre de main-d'œuvre domestique à la croissance de la main-d'œuvre: moyennes annuelles pour les périodes 1997-2006, 2007-2016 et 2017-2026

Graphique à bandes qui montre la contribution des nouveaux immigrants et de l’offre de main-d'œuvre domestique à la croissance annuelle moyenne de la main-d'œuvre pour les périodes 1997-2006, 2007-2016 et 2017-2026. Les données sont accessibles à partir du lien suivant cette figure.

Source : Statistique Canada (historique) et EDSC Projections 2017 du SPPC

Version texte de la Figure 14 : Contribution des nouveaux immigrants et de l’offre de main-d'œuvre domestique à la croissance de la main-d'œuvre: moyennes annuelles pour les périodes 1997-2006, 2007-2016 et 2017-2026

Selon les projections, il y aura un ralentissement important de la croissance de la population active au cours de la période de projection. Ce ralentissement est causé par l’amorce des départs à la retraite des baby-boomers.

Sans l’immigration, il y aurait peu de croissance de la population active canadienne au cours des dix prochaines années. En effet, étant donné le ralentissement des sources internes de croissance, les nouveaux immigrants représenteront environ 94 % de la croissance annuelle de la population active au cours de la période de projection, comparativement à 60 % pour la dernière décennie.

Par contre, bien que l’immigration est la source principale de croissance nette de la main-d’œuvre, cela ne signifie pas que l’immigration deviendra la source principale des nouveaux entrants sur le marché du travail canadien. Les sortants scolaires resteront la source première de nouveaux chercheurs d’emploi (voir Figure 16).

Au cours de la projection, la distribution parmi les professions des immigrants entrant à chaque année est basée sur la distribution des immigrants récents (ceux ayant été reçus entre 2006 et 2010) dans le Recensement de 2011 et sur les changements dans la distribution entre professions pour la période de 2007 à 2016 obtenus par le biais de l’Enquête sur la population active (EPA). D’autres changements aux politiques d’immigration, tel que le programme d’Entrée express, ne sont pas considérés explicitement dans la projection. Cependant, ils sont inclus indirectement dans les projections, à travers les taux de participation obtenus dans l’EPA.

D’après la projection, les professions dans lesquelles le plus grand nombre de nouveaux immigrants chercheront un emploi seront principalement des professions dans le secteur de la vente et des services, car les exigences en termes de compétences y sont plus faibles. Cela s’explique par deux raisons :

À noter que l’une des professions est dans le domaine des technologies de l’information (Analystes et consultants/consultantes en informatique).

Tableau 2 : Les 10 professions dans lesquelles le plus grand nombre de nouveaux immigrants chercheront un emploi au cours de la période 2017 à 2026
CNP Professions Nouveaux immigrants % de l’emploi en 2016
6421 Vendeurs/vendeuses - commerce de détail 51 400 9,5 %
6711 FServeurs/serveuses au comptoir, aides de cuisine et personnel de soutien assimilé 45 300 12,5 %
6731 Préposés/préposées à l'entretien ménager et au nettoyage - travaux légers 41 800 17,6 %
6611 Caissiers/caissières 32 200 9,1 %
6322 Cuisiniers/cuisinières 26 000 12,7 %
3413* Aides-infirmiers/aides-infirmières, aides-soignants/aides-soignantes et préposés/préposées aux bénéficiaires et Autre personnel de soutien des services de santé 25 200 8,5 %
0621 Directeurs/directrices - commerce de détail et de gros 24 300 7,6 %
4411 Gardiens/gardiennes d'enfants en milieu familial 23 300 55,1 %
2171 Analystes et consultants/consultantes en informatique 22 100 11,3 %
7450* Débardeurs/débardeuses et Manutentionnaires 21 000 11,4 %

Note 1 : Les professions avec un astérisk sont un regroupement de professions à 4 chiffres (incluant les professions à 3 chiffres qui sont considérées comme des groupes de professions à 4 chiffres)
Note 2 : Les professions en gras sont les professions qui employaient plus de 50 % de femmes en 2016

Source : Statistique Canada (historique) et EDSC Projections 2017 du SPPC

Cependant, les nouveaux immigrants représentent la plus grande proportion de l’emploi surtout dans les professions du secteur manufacturier, le tableau 3 montre les 10 professions dans lesquelles la plus grande proportion de nouveaux immigrants chercheront un emploi au cours de la période 2017 à 2026, Indeed Three out of the 10 Professions with the highest projected proportion of new immigrants are in Professions requiring post-secondary education. Deux de ces professions sont des professions d’ingénieur. Trois des 10 professions avec la plus grande proportion projetée de nouveaux immigrants sont des professions nécessitant des études post-secondaires.

Tableau 3 : Les 10 professions dans lesquelles la plus grande proportion de nouveaux immigrants chercheront un emploi au cours de la période 2017 à 2026
CNP Professions Nouveaux immigrants % de l’emploi en 2016
4411 Gardiens/gardiennes d'enfants en milieu familial 23 300 55,2 %
9616* Manoeuvres des produits du textile et Autres manoeuvres des services de transformation, de fabrication et d'utilité publique 18 900 54,0 %
9617* Manoeuvres dans la transformation des aliments et des boissons; Manoeuvres dans la transformation du poisson et des fruits de mer 18 600 34,8 %
7272 Ébénistes 2 300 28,4 %
9462 Bouchers industriels/bouchères industrielles, dépeceurs-découpeurs/dépeceuses-découpeuses de viande, préparateurs/préparatrices de volaille et personnel assimilé 5 100 27,8 %
9523 Assembleurs/assembleuses, monteurs/monteuses, contrôleurs/contrôleuses et vérificateurs/vérificatrices de matériel électronique 4 300 26,9 %
8611* Manoeuvres à la récolte, Manoeuvres de l’aquaculture et de la mariculture et Manoeuvres de l’exploitation forestière 3 200 25,0 %
2147 Ingénieurs informaticiens/ingénieures informaticiennes (sauf ingénieurs/ingénieures et concepteurs/conceptrices en logiciel) 5 600 22,8 %
9441 Opérateurs/opératrices de machines et travailleurs/travailleuses de traitement du textile et personnel assimilé 1 600 21,7 %
2133 Ingénieurs électriciens et électroniciens/ingénieures électriciennes et électroniciennes 7 200 21,3 %

Note 1 : Les professions avec un astérisk sont un regroupement de professions à 4 chiffres (incluant les professions à 3 chiffres qui sont considérées comme des groupes de professions à 4 chiffres)
Note 2 : Les professions en gras sont les professions qui employaient plus de 50 % de femmes en 2016

Source : Statistique Canada (historique) et EDSC Projections 2017 du SPPC

D'un autre côté, le tableau 4 montre les 10 professions dans lesquelles le plus petit nombre de nouveaux immigrants chercheront un emploi au cours de la période 2017 à 2026.

Table 4 : Les 10 professions dans lesquelles le plus petit nombre de nouveaux immigrants chercheront un emploi au cours de la période 2017 à 2026
CNP Professions Nouveaux Immigrants % de l’emploi en 2016
7201 Entrepreneurs/entrepreneuses et contremaîtres/contremaîtresses des machinistes et du personnel des métiers du formage, du profilage et du montage des métaux et personnel assimilé 300 1,48 %
8231 Mineurs/mineuses d'extraction et de préparation, mines souterraines 200 1,00 %
7304* Surveillants/surveillantes des opérations du transport ferroviaire et Surveillants/surveillantes du transport routier et du transport en commun 200 0,47 %
8410* Personnel d'entretien et de soutien des mines souterraines et Personnel du forage et de l'entretien des puits de pétrole et de gaz et personnel assimilé 200 1,74 %
8260* Capitaines et officiers/officières de bateaux de pêche et Pêcheurs indépendants/pêcheuses indépendantes 200 1,65 %
7360* Mécaniciens/mécaniciennes de locomotive et de cour de triage et Chefs de train et serre-freins 200 1,48 %
7203 Entrepreneurs/entrepreneuses et contremaîtres/contremaîtresses en tuyauterie 100 0,85 %
8241 Conducteurs/conductrices de machines d'abattage d'arbres 100 0,64 %
8211 Surveillants/surveillantes de l'exploitation forestière 0 0,00 %
8440* Matelots de pont sur les bateaux de pêche et Trappeurs/trappeuses et chasseurs/chasseuses 0 0,00 %

Note 1 : Les professions avec un astérisk sont un regroupement de professions à 4 chiffres (incluant les professions à 3 chiffres qui sont considérées comme des groupes de professions à 4 chiffres)
Note 2 : Les professions en gras sont les professions qui employaient plus de 50 % de femmes en 2016

Source : Statistique Canada (historique) et EDSC Projections 2017 du SPPC

Les professions où le plus petit nombre de nouveaux immigrants devraient chercher du travail sont principalement dans l’industrie primaire et dans les professions de métiers. Ceci pourrait être expliqué par :

À noter qu’aucune de ces professions n’employait plus de 50 % de femmes en 2016.

Les chercheurs d’emploi provenant de la mobilité interprofessionnelle (Travailleurs en mouvements interprofessionnels)

Les nouveaux entrants ne rendent pas toujours compte de la façon dont les postes dans certaines professions sont comblés. Dans plusieurs professions, les travailleurs provenant d’autres professions représentent une source importante de main-d’œuvre. Les professions perdent certains de leurs travailleurs mais en gagnent de nouveaux provenant d’autres professions. La différence entre le nombre de travailleurs gagnés et perdus se nomme la mobilité nette. Dans les prochaines diapositives, le terme mobilité est utilisé afin de référer à ce concept de mobilité nette à pour une profession (ou un niveau de compétence). Afin de projeter la mobilité nette future, les tendances passées de la mobilité interprofessionnelle sont utilisées en conjonction avec la demande future de main-d’œuvre par profession afin de déterminer les progressions naturelles de carrières que pourraient connaître les travailleurs au cours de la période de projection.

Les projections du SPPC prennent en compte deux types de mobilité professionnelle :

  1. Mobilité verticale : les travailleurs qui changent de niveau de compétence. Deux types sont considérées:
  2. Mobilité descendante : les travailleurs qui changent de professions mais restent dans le même niveau de compétence (par exemple: une profession exigeant généralement le même niveau d’éducation).

La figure 15 montre le nombre projeté de travailleurs qui changeront de niveau de compétence et le pourcentage de leur part de l'emploipar type de compétence en 2016 pour la période 2017-2026.

Figure 15 : Nombre projeté de travailleurs qui changeront de niveau de compétence et, par rapport à l’emploi de l’année de référence (2017-2026)

Graphique à bandes qui montre le cumulatif projeté des travailleurs qui changeront de niveau de compétence en milliers et en pourcentage de part de l'emploi par type de compétence en 2016 pour la période 2017-2026. Les données sont accessibles à partir du lien suivant cette figure.

Source : Statistique Canada (historique) et EDSC Projections 2017 du SPPC

Version texte de la Figure 15 : Nombre projeté de travailleurs qui changeront de niveau de compétence et, par rapport à l’emploi de l’année de référence (2017-2026)

Les professions de gestion devraient être celles qui connaîtront l’afflux de mobilité nette le plus important puisque les travailleurs spécialisés venus d’autres niveaux de compétence vont pourvoir la plupart des postes de gestion laissés vacants en raison de la retraite de nombreux travailleurs. On projette que plus de 454 000 nouveaux gestionnaires proviendront d’autres niveaux de compétence au cours de la période 2017-2026. La mobilité est la source principale de main-d’œuvre pour les professions de la gestion. Au cours de la prochaine décennie, le nombre de travailleurs qui obtiendront une promotion au sein de l’une des professions de la gestion devrait être supérieur au nombre de gestionnaires établis qui quitteront pour une profession qui n’est pas de la gestion.

À l’opposé, pour les travailleurs des professions nécessitant des études universitaires, on s’attend à ce que la mobilité nette soit négative (-186 000). Ceci est dû au fait que les travailleurs dans ce niveau de compétence représentent la principale source de main-d’œuvre pour les professions de la gestion. Les positions laissées vacantes dans le niveau de compétence A seront occupées soit par des travailleurs des niveaux de compétence inférieurs détenant un diplôme d’études universitaires (qui ont commencé à travailler dans une profession d’un niveau de compétence inférieur avant de se mettre à la recherche d’un nouvel emploi reflétant mieux leur compétences) ou par des sortants scolaires détenant un diplôme d’études universitaires. Il est aussi possible que ces positions demeurent vacantes s’il y a une pénurie de travailleurs ayant les compétences et connaissances nécessaires.

La mobilité nette dans les professions nécessitant des études collégiales devrait être positive (126 000). Bien que plusieurs travailleurs, tels que des finissants universitaires ayant débuté leur carrière comme techniciens, quitteront ce niveau de compétence pour des meilleures opportunités de carrière, un nombre encore plus grand de travailleurs provenant des niveaux de compétence C et D devraient accepter un poste dans ce niveau de compétence.

Finalement, près de 394 000 travailleurs des niveaux de compétence C et D devraient accepter des positions dans un niveau de compétence plus élevé au cours de la prochaine décennie. Tel que mentionné précédemment, la plupart de ces travailleurs détiennent un diplôme d’études collégiales ou universitaires mais ont débuté leur carrière dans une profession d’un niveau de compétence inférieur, avant d’éventuellement se mettre à la recherche d’un nouvel emploi reflétant mieux leurs compétences.

Ensemble des chercheurs d’emploi

La figure 16 montre les sources des nouveaux chercheurs d’emploi totaux pour les périodes de 1997-2006, 2007-2016 et 2017-2026. Bien que l’on projette que l’immigration compte pour la majorité de la croissance nette de la population active au cours de la prochaine décennie (voir Figure 14), les nouveaux immigrants vont continuer de représenter une proportion relativement faible du nombre total de personnes qui intègrent le marché du travail canadien chaque année.

Figure 16 : Sources des nouveaux chercheurs d’emploi : totaux pour les périodes de 1997-2006, 2007-2016 et 2017-2026

Graphique à bandes qui montre les sources du cumulatif des nouveaux chercheurs d’emploi pour les périodes 1997-2006, 2007-2016 et 2017-2026. Les données sont accessibles à partir du lien suivant cette figure.

Source : EDSC Projections 2017 du SPPC

Version texte de la Figure 16 : Sources des nouveaux chercheurs d’emploi : totaux pour les périodes de 1997-2006, 2007-2016 et 2017-2026

En fait, les jeunes qui sortent du système scolaire canadien (qu’ils soient des décrocheurs ou qu’ils détiennent un diplôme d’études secondaires ou post-secondaires), que l’on appelle communément les sortants scolaires, est beaucoup plus élevé que le nombre de nouveaux immigrants:

Ainsi, pour chaque nouvel immigrant qui intègre le marché du travail, il y avait 3,65 sortants du système scolaire au cours de la période 2007-2016 comparativement à 3,40 sortants dans la prochaine décennie.

Note : Dans ce graphique, la catégorie « autres » inclus un ensemble de petites composantes mesurant les entrées et sorties sur le marché du travail pour des raisons telles que le retour sur les bancs d’école et le retour dans la population active suite à une période d’inactivité. Cette catégorie inclus aussi la population active étudiante composée de chercheurs d’emploi inscrit à des programmes scolaires. Cette catégorie était non-négligeable par le passé, mais a perdu en importance dans les dernières années et cette tendance devrait se continuer au cours de la période de projection.

La figure 17 montre le total de chercheurs d’emploi par niveau de compétence entre 2017 et 2026. Il est projeté que 6,3 millions de chercheurs d’emploi (provenant du système scolaire, de l’immigration et d’autres sources) entreront sur le marché du travail au cours de la période de 2017 à 2026.

Figure 17 : Chercheurs d’emploi par niveau de compétence, 2017-2026

Graphique à bandes qui montre le cumulatif de chercheurs d'emploi provenant de: sortants scolaires, immigrants, mobilité et autres; par niveau de compétences pour la période 2017-2026. Les données sont accessibles à partir du lien suivant cette figure.

Source : EDSC Projections 2017 du SPPC

Version texte de la Figure 17 : Chercheurs d’emploi par niveau de compétence, 2017-2026

La figure 17 montre que deux tiers (67,4 %, soit environ 4,3 millions d’individus) de ces chercheurs d’emploi devraient occuper des professions qui exigent généralement une éducation post-secondaire (niveaux collégial ou universitaire) ou des professions de la gestion. Plus précisément:

Pour ce qui est des professions faiblement qualifiées, le tiers des chercheurs d’emploi (environ 2 millions) devraient être à la recherche d’un emploi parmi les professions exigeant des études secondaires ou une formation en cours d’emploi.

Les professions reliées au secteur de la santé et celles de la gestion devraient avoir les plus grandes proportions de nouveaux chercheurs d’emploi parmi toutes les professions. En effet, quatre des dix professions avec les plus grandes proportions de nouveaux chercheurs d’emploi devraient être des professions du secteur de la santé. Ces professions sont en forte demande et nécessitent conséquemment plusieurs travailleurs afin de satisfaire les nombreux postes vacants au cours de la période de projection. Trois de ces professions sont au niveau de la gestion, où les travailleurs sont habituellement plus âgés et plus près de prendre leur retraite. Pour ces professions, la mobilité interprofessionnelle joue un rôle plus important. (voir tableau 5),

Tableau 5 : Les 10 professions possédant les plus grandes parts de nouveaux chercheurs d’emploi, 2017-2026
CNP Professions Emploi en 2016 Nouveaux chercheurs d’emploi (2017-2026) en % de l’emploi de 2016
0632 Directeurs/directrices des services d'hébergement 61 200 61 %
0423* Directeurs/directrices des services sociaux, communautaires et correctionnels 41 500 60 %
3011* Coordonnateurs/coordonnatrices et superviseurs/superviseures des soins infirmiers 31 100 58 %
3232/3236* Praticiens/praticiennes des médecines douces; Massothérapeutes 46 200 57 %
0430 Directeurs/directrices des services de la protection du public 4 000 56 %
3413/3414* Aides-infirmiers/aides-infirmières, aides-soignants/aides-soignantes et préposés/préposées aux bénéficiaires; Autre personnel de soutien des services de santé 297 400 53 %
4151* Psychologues 29 000 53 %
1221* Agents/agentes d'administration 228 900 53 %
1222* Adjoints/adjointes de direction 34 000 53 %
7512 Conducteurs/conductrices d'autobus et opérateurs/opératrices de métro et autres transports en commun 81 900 52 %

Note 1 : Les professions avec un astérisk sont un regroupement de professions à 4 chiffres (incluant les professions à 3 chiffres qui sont considérées comme des groupes de professions à 4 chiffres)
Note 2 : Les professions en gras sont les professions qui employaient plus de 50 % de femmes en 2016

Source : EDSC Projections 2017 du SPPC

Le tableau 6 montre que le classement des 10 professions possédant le plus grands nombre de nouveaux chercheurs d’emploi projeté reflète principalement le fait que ces professions sont de grosses professions en termes de taille de l’emploi. En fait, l’emploi dans ces dix professions représentait environ 17,6% de l’emploi total (les 292 professions) en 2016. Cinq de ces dix professions sont dans le secteur de la vente et des services.

Table 6 : Les 10 professions possédant le plus grands nombre de nouveaux chercheurs d’emploi, 2017-2026
CNP Professions Emploi en 2016 Nouveaux chercheurs d’emploi
3413/3414* Aides-infirmiers/aides-infirmières, aides-soignants/aides-soignantes et préposés/préposées aux bénéficiaires; Autre personnel de soutien des services de santé 297 400 158 100
3012* Infirmiers autorisés/infirmières autorisées et infirmiers psychiatriques autorisés/infirmières psychiatriques autorisées 312 900 143 900
6421* Vendeurs/vendeuses – commerce de détail 543 800 129 600
1221* Agents/agentes d'administration 228 900 120 800
6711* Serveurs/serveuses au comptoir, aides de cuisine et personnel de soutien assimilé 363 500 108 500
4032* Enseignants/enseignantes aux niveaux primaire et préscolaire 296 800 105100
7 511 Conducteurs/conductrices de camions de transport 304 000 103 200
6411 Représentants/représentantes des ventes et des comptes – commerce de gros (non-technique) 273 300 102 000
6731* Préposés/préposées à l'entretien ménager et au nettoyage – travaux légers 237 400 101 900
0621 Directeurs/directrices – commerce de détail et de gros 318 100 99 200

Note 1 : Les professions avec un astérisk sont un regroupement de professions à 4 chiffres (incluant les professions à 3 chiffres qui sont considérées comme des groupes de professions à 4 chiffres)
Note 2 : Les professions en gras sont les professions qui employaient plus de 50 % de femmes en 2016

Source : EDSC Projections 2017 du SPPC

Finalement le tableau 7 montre les 10 professions avec les plus petites proportions de nouveaux chercheurs d’emploi (projection du nombre total de chercheurs d’emploi en proportion de leur emploi en 2016)en 2017-2026. Huit de ces dix professions sont classifiées comme nécessitant habituellement des études secondaires ou une formation en emploi. Ces professions sont habituellement moins intéressantes pour les chercheurs d’emploi puisqu’elles offrent généralement de moins bons salaires, ont des possibilités d’avancement de carrière limitées et peuvent être exigeantes physiquement.

Tableau 7 : Les 10 professions avec les plus petites proportions de nouveaux chercheurs d’emploi, 2017-2026
CNP Professions Emploi en 2016 Nouveaux chercheurs d’emploi (2017-2026) en % de l’emploi de 2016
1434/1435* Commis de banque, d'assurance et d'autres services financiers; Agents/agentes de recouvrement 46 300 2 %
8432* Ouvriers/ouvrières de pépinières et de serres 12 200 7 %
1241* Adjoints administratifs/adjointes administratives 204 000 9 %
6621 Préposés/préposées de stations-service 15 500 9 %
9470 Opérateurs/opératrices d'équipement à imprimer et personnel assimilé 17 500 9 %
7380 Personnel de l'imprimerie, autre personnel des métiers et personnel assimilé, n.c.a. 23 500 10 %
8611/8613/8616 Manoeuvres à la récolte; Manoeuvres de l'aquaculture et de la mariculture; Manoeuvres de l'exploitation forestière 13 000 11 %
6512* Barmans/barmaids 42 800 12 %
8614 Manoeuvres des mines 9 100 13 %
6521* Conseillers/conseillères en voyages 18 600 14 %

Note 1 : Les professions avec un astérisk sont un regroupement de professions à 4 chiffres (incluant les professions à 3 chiffres qui sont considérées comme des groupes de professions à 4 chiffres)
Note 2 : Les professions en gras sont les professions qui employaient plus de 50 % de femmes en 2016

Source : EDSC Projections 2017 du SPPC

Date de modification :