Système de projection des professions au Canada (SPPC)

La demande de main-d'oeuvre (2017-2026)

L’exercice actuel utilise la Classification Nationale des Professions (CNP) de 2016 (CNP 2016), qui est la version la plus récente de la classification. La CNP 2016 compte 500 professions. Toutefois, plusieurs d’entre elles sont petites en termes d’emploi (moins de 10 000 travailleurs). Pour pallier à ce problème, les petites professions ont été rassemblées dans des regroupements plus grands en prenant compte des tâches spécifiques à chacune d’entre elles. En regroupant ainsi les petites professions aux tâches similaires, 292 regroupements de professions avec une taille d’emploi suffisante sont obtenus. Les professions ayant été regroupées sont identifiées par un astérisque(*).

Pour de plus amples renseignements sur les 292 regroupements professionnels utilisés par le SPPC, veuillez visiter la documentation donnant la définition des regroupements professionnels du SPPC.

Les possibilités d’emploi émanent principalement de deux sources : la demande d’expansion et la demande de remplacement.

Les possibilités d’emploi résultant de la croissance économique, La demande d’expansion (Croissance d’emploi)

Au cours des 10 prochaines années, la croissance économique devrait générer environ 1,6 million de nouveaux emplois (soit une moyenne de 160 000 par année), ce qui représente un taux de croissance annuel moyen de 0,9 %. Cette faible croissance, lorsque comparée à la croissance des décennies précédentes, sera principalement due à une croissance plus faible de la population active (voir le document portant sur les projections macroéconomiques).

La croissance d’emploi par industrie reflète les tendances futures attendues dans la production et la productivité du travail. La performance d’une industrie en termes de production est grandement influencée par des facteurs démographiques et macroéconomiques, alors que la performance en termes de productivité reflète principalement l’adoption de nouvelles technologies et la qualité de la main-d’œuvre.

En principe, les professions directement liées à une industrie qui devrait avoir une forte croissance de l’emploi bénéficieront de ces bonnes perspectives. L’inverse est également vrai pour les professions reliées à des industries qui auront de faibles croissances de l’emploi.

Récemment, il y a eu un intérêt croissant pour comprendre comment les changements technologiques vont influencés le marché du travail, car l’automatisation des processus de production devrait s’accélérer compte tenu de la vitesse du développement technologique.

En général, l’automatisation affecte le marché du travail de deux façons. En remplaçant des travailleurs pour certaines tâches, l’automatisation entraine des perturbations sur le marché du travail durant la période de transition. Toutefois, après un certain temps, la hausse des salaires résultant d’une plus grande productivité amène la création de nouveaux emplois.

Les faits historiques suggèrent que l’adoption de nouvelles technologies ne s’est pas traduite par des pertes d’emploi massives au cours des dernières décennies, mais plutôt par des changements dans la composition des emplois et des tâches. Par exemple, l’économie canadienne est passée d’une économie basée sur l’agriculture à une économie manufacturière et, enfin, à une économie de services.

La plupart des experts sont d’avis que l’automatisation ne devrait pas entraîner la destruction d’un grand nombre d’emplois au cours des 10 à 20 prochaines années, puisque ce sont certaines des tâches qui définissent une profession, plutôt que la profession elle-même, qui sont le plus susceptibles d’être automatisées.

La littérature suggère également que les professions impliquant des tâches routinières sont généralement plus à risques d’être automatisées et de faire face à une faible croissance de l’emploi que les professions impliquant des tâches de nature cognitive. En effet, l’automatisation a tendance à contraindre la demande de travail alors qu’une part grandissante de la croissance de la production provient de l’accroissement de la productivité.

La figure 1 présente les industries pour lesquelles on anticipe la plus forte croissance de l'emploi pour la période 2017-2026. En principe, les professions en lien direct avec ces industries devraient bénéficier de ces perspectives favorables et ainsi connaître de fortes croissances de leur emploi. Inversement, les professions liées aux industries ayant de plus faibles perspectives économiques devraient enregistrer de plus faibles croissances de l’emploi.

Figure 1 : Croissance (forte) de l’emploi par industrie, projections 2017-2026

Diagramme à bandes présente les industries pour lesquelles on anticipe la plus forte croissance de l'emploi pour la période 2017-2026. Les données sont montrées dans le tableau suivant cette figure.

Sources: EDSC, scénario sectoriel 2017 du SPPC.

Version texte de la Figure 1 : Croissance (forte) de l’emploi par industrie, projections 2017-2026

Les industries pour lesquelles on anticipe les plus fortes croissances de l’emploi (plus de 1,0 % par année) sont généralement celles qui devraient aussi afficher les plus fortes croissances de la production. Voici quelques-uns des principaux facteurs qui viendront soutenir la production et la création d’emplois dans ces industries :

La figure 15 présente les industries pour lesquelles on anticipe une croissance modérée de l'emploi pour la période 2017-2026.

Figure 2 : Croissance (modérée) de l’emploi par industrie, projections 2017-2026

Diagramme à bandes présente les industries pour lesquelles on anticipe une croissance modérée de l'emploi pour la période 2017-2026. Les données sont montrées dans le tableau suivant cette figure.

Source : EDSC, scénario sectoriel 2017 du SPPC.

Version texte de la Figure 2 : Croissance (modérée) de l’emploi par industrie, projections 2017-2026

La plupart des industries pour lesquelles on anticipe une croissance modérée de l’emploi (entre 0,6 % et 1,0 % par année) sont également celles qui devraient afficher une croissance modérée de la production.

Ce groupe comprend six industries manufacturières et six industries de services commerciaux. Il comprend également les écoles primaires et secondaires, la construction, l’extraction minière et l’extraction de pétrole et de gaz. Outre la croissance modérée de la production, la création d’emplois dans ces industries devrait être freinée par les facteurs suivants :

La figure 3 présente les industries pour lesquelles on anticipe une croissance modérée de l'emploi pour la période 2017-2026.

Figure 3 : Croissance (faible ou diminution) de l’emploi par industrie, projections 2017-2026

Diagramme à bandes présente les industries pour lesquelles on anticipe une croissance faible ou diminution de l'emploi pour la période 2017-2026. Les données sont montrées dans le tableau suivant cette figure.

Source : EDSC, scénario sectoriel 2017 du SPPC.

Version texte de la Figure 3 : Croissance (faible ou diminution) de l’emploi par industrie, projections 2017-2026

La plupart des industries pour lesquelles on anticipe une faible croissance ou une diminution de l’emploi (moins de 0,5 % par année) sont également celles qui devraient afficher les plus faibles croissances de la production.

Ce groupe est composé en grande partie d’industries manufacturières et d’industries du secteur primaire (hors minéraux) qui stagnent ou qui ont enregistré une tendance baissière dans la production et/ou l’emploi depuis plusieurs années, comme la fabrication de produits en bois, les textiles, les vêtements, les meubles, le papier, l’impression, l’agriculture, la foresterie et la pêche. Ces industries devraient faire face à des défis similaires à ceux rencontrés lors de la dernière décennie, notamment :

La croissance de la production et de l’emploi devrait également être assez faible dans un certain nombre d’industries de services commerciaux et non commerciaux. Les principaux facteurs qui viendront peser sur ces industries sont :

Pour plus de détails concernant la performance historique et future des 42 industries visées par le SPPC, incluant les principaux facteurs de croissance du PIB, de l’emploi et de la productivité, veuillez consulter les sommaires industriels.

Ces deux effets ont eu un impact sur la distribution de la croissance de l'emploi entre les professions fortement et faiblement qualifiées. La figure 4 présente les variations annuelles de l'emploi des professions fortement et faiblement qualifiées au cours des périodes 1997 à 2006, 2007 à 2016 et 2017 à 2026.

Figure 4 : Variations annuelles de l’emploi des professions hautement et faiblement qualifiées, 1997-2026

Ce graphique à barre montre les variations annuelles de l'emploi des professions fortement et faiblement qualifiées pour les périodes 1997 à 2006, 2007 à 2016 et 2017 à 2026. Les données sont accessibles à partir du lien suivant cette figure.

Le group de professions fortement qualifiées comprend la gestion et les niveaux de compétence A et B
Le group de professions faiblement qualifiées comprend les niveaux de compétence C et D
Note : La zone ombragée représente la période de projection.

Source : Statistiques Canada (historique) et EDSC, Projections 2017 du SPPC

Version texte de la Figure 4 : Variations annuelles de l’emploi des professions hautement et faiblement qualifiées, 1997-2026

Environ 76 % des nouveaux emplois projetés au cours des dix prochaines années devraient être dans les professions hautement qualifiées. En comparaison, ces professions représentaient l’ensemble de la création d’emplois totale lors de la décennie précédente, alors que l’emploi parmi les professions moins qualifiées a diminué, principalement due à la récession. Néanmoins, cette tendance pour les années à venir est le prolongement de ce qui a été observée au cours des vingt dernières années, c’est-à-dire des changements dans la structure de l’économie canadienne qui est davantage axée sur le savoir. À titre indicatif, les professions hautement qualifiées représentaient 63,4 % de l’emploi total en 2016.

Malgré la domination des professions hautement qualifiées dans la création d’emplois, la demande pour les professions nécessitant des compétences moins élevées devrait aussi croître. La demande anticipée dans les secteurs de la santé, de l’extraction minière et gazière, des services d’hébergement et de restauration ainsi que la reprise attendue dans certaines industries manufacturières, lesquelles ont connu des moments plutôt difficiles au cours des dernières années, stimuleront la croissance de l’emploi dans les professions plus faiblement qualifiées principalement concentrées dans ces industries.

La figure 5 présente la répartition de la demande d’expansion par niveau de compétence au cours de la prochaine décennie.

Figure 5 : Répartition de la demande d'expansion par niveau de compétence, 2017-2026

Ce graphique à barre montre la répartition de la demande d'expansion par niveau de compétence pour la période 2015 à 2024. Les données sont accessibles à partir du lien suivant cette figure.

Source : Projections 2017 du SPPC

Version texte de la Figure 5 : Répartition de la demande d'expansion par niveau de compétence, 2017-2026

En 2016, la part la plus importante de l’emploi se trouvait dans les professions qui nécessitent habituellement une formation collégiale ou un programme d’apprentissage (niveau de compétence B), suivi de celles qui nécessitent habituellement une formation secondaire ou une formation spécifique à la profession (niveau de compétence C). Les professions qui requièrent habituellement une formation universitaire (niveau de compétence A), une formation en cours d’emploi (niveau de compétence D) et les professions de la gestion sont classées respectivement troisièmes, quatrièmes et cinquièmes en termes de part d’emploi. Au cours de la prochaine décennie, la plus importante part des possibilités d’emploi découlant de la croissance économique se trouvera parmi les professions exigeant généralement des études collégiales ou une formation d’apprenti (niveau de compétence B) en raison, principalement, de la taille de l’emploi dans ce niveau de compétence. Toutefois, les professions exigeant généralement des études universitaires (niveau de compétence A) auront une croissance de l’emploi plus rapide que les autres niveaux de compétence. Cette forte croissance découle principalement des très bonnes perspectives dans les professions reliées au secteur de la santé et au secteur des technologies de l’information. Ceci peut être observé dans le tableau 1 qui présente la répartition et de la croissance projetée de l'emploi par niveau de compétence au cours de la période 2017 à 2026.

Table 1 : Répartition de l'emploi et de la croissance projetée de l'emploi par niveau de compétence, 2017-2026
  Gestion Niveau de compétence A études universitaires) Niveau de compétence B (études collégiales) Niveau de compétence C (études secondaires) Niveau de compétence D (formation en cours d’emploi)
Emploi (TCAM*) 0,5 % 1,5 % 0,9 % 0,5 % 0,7 %
Distribution de l’emploi en 2016 8,9 % 20,1 % 34,3 % 25,8 % 10,8 %

*TCAM : Taux de croissance annuelle moyen

Source : Statistiques Canada (historique) et EDSC, Projections 2017 du SPPC

La forte croissance de l'emploi dans les professions fortement qualifiées entrainera une légère augmentation de la part qu’occupent les professions fortement qualifiées dans l’emploi total. Ceci peut être observé dans la figure 5 qui montre la répartition de l'emploi par niveau de compétence pour les périodes 2007 à 2016 et 2017 à 2026. Comme 76 % de tous les nouveaux emplois projetés devraient être dans les professions hautement qualifiées au cours de la période de 2017 à 2026, la proportion de l’emploi total qu’elles représenteront devrait augmenter légèrement. Ainsi, les professions hautement spécialisées, qui comptaient pour 61 % de l’emploi total pour la période 2007-2016, devraient représenter 64 % de l’emploi total au cours de la période de projection.

Figure 6 : Répartition de l'emploi par niveau de compétence : 2007-2016 and 2017-2026

Ce graphique à barre montre la répartition de l'emploi par niveau de compétence pour les périodes de 2007 à 2016 et 2017 à 2026. Les données sont accessibles à partir du lien suivant cette figure.

Source : Statistiques Canada (historique) et EDSC, Projections 2017 du SPPC

Version texte de la Figure 6 : Répartition de l'emploi par niveau de compétence : 2007-2016 and 2017-2026

L’augmentation des besoins en soins de santé et le changement structurel vers une économie davantage axée sur le savoir seront les principales causes de l’augmentation de la demande pour les professions hautement qualifiées. Ainsi, la croissance de l’emploi devrait être plus rapide parmi le personnel professionnel et technique des soins de santé ainsi que des sciences naturelles et appliquées.

À quelques exceptions près, la croissance pour les professions liées à la gestion devrait se situer dans la moyenne. Cependant, la croissance de l’emploi chez les gestionnaires dans des domaines fortement qualifiés (par exemple les gestionnaires du domaine de la santé, des technologies de l’information ainsi que de l’ingénierie) devrait être plus forte, alors qu’elle devrait être plus faible que la moyenne pour les gestionnaires dans des domaines qui ne requièrent pas un niveau d’éducation élevé (principalement les gestionnaires du secteur de la vente et des services). De plus, l’emploi dans les professions de cadres supérieurs a décliné depuis 2004, reflétant principalement les initiatives de réduction du déficit des différents paliers de gouvernement et la crise financière. Cette situation devrait progressivement se renverser au cours de la période de projection alors que les mesures d’austérité s’allègeront.

Par ailleurs, on s’attend à ce que la croissance de l’emploi dans les professions plus faiblement qualifiées des secteurs de l’agriculture, de la foresterie, de l’exploitation forestière, de la chasse, de la pêche et du trappage ainsi que dans certains secteurs de la fabrication tels que ceux du papier, de l’impression, du textile et du vêtement soit faible en raison des perspectives économiques mitigées dans ces secteurs.

Finalement, les professions liées au travail de bureau et ceux de commis devraient croître à un rythme plus lent que la moyenne de l’ensemble des professions. Ceci est principalement dû aux constantes innovations technologiques qui révolutionnent le travail de secrétariat, menant à la spécialisation des tâches administratives de ces travailleurs.

La tableau 2 présente les groupes de professions à deux chiffres pour lesquelles on anticipe la plus forte croissance de l'emploi et une faible croissance ou diminution de l'emploi pour la période 2017-2026

Table 2 : Groupes de professions à deux chiffres ventilés par taux de croissance projeté, 2017-2026
(croissance annuel moyenne)
Croissance supérieure à 1.3% Croissance inférieure à 0.5%
Personnel professionnel des soins de santé (sauf soins infirmiers) Personnel en ressources naturelles, en agriculture et en production connexe
Personnel professionnel en soins infirmiers Cadres intermédiaires dans le commerce de détail, de gros et des services à la clientèle
Personnel de soutien des services de santé Personnel de soutien de bureau
Personnel paraprofessionnel des services juridiques, sociaux, communautaires et de l'enseignement Manoeuvres dans la transformation, la fabrication et les services d'utilité publique
Personnel technique des soins de santé Personnel de coordination de la distribution, du suivi et des horaires
Personnel professionnel des sciences naturelles et appliquées Opérateurs/opératrices de machinerie reliée à la transformation et à la fabrication et autre personnel assimilé
Personnel professionnel en gestion des affaires et en finance Cadres supérieurs/cadres supérieures
Personnel professionnel du droit et des services gouvernementaux, sociaux et communautaires Cadres intermédiaires des métiers, des transports, de la production et des services d'utilité publique

Note : Le taux de croissance de l’emploi total est de 0.9 %. Les bornes représentent plus ou moins 4 points de pourcentage de ce taux de croissance.

Source : EDSC, Projections 2017 du SPPC.

Au niveau le plus détaillé des professions (les regroupements à 4 chiffres de la CNP), le tableau 3 présente les 10 professions qui devraient connaître les croissances de l'emploi les plus rapides au cours de la période de projection.

Tableau 3 : Les 10 professions qui devraient connaître les croissances de l’emploi les plus rapides, 2017-2026
CNP Professions Emploi 2016 Taux de croissance annuel moyen
(2017-2026)
3111 Médecins spécialistes 58 100 2,8 %
3112 Omnipraticiens/omnipraticiennes et médecins en médecine familiale 81 000 2,8 %
2172 Analystes de bases de données et administrateurs/administratrices de données 40 500 2,4 %
3232* Praticiens/praticiennes des médecines douces; Massothérapeutes; Autre personnel technique en thérapie et en diagnostic 52 700 2,4 %
0213 Gestionnaires des systèmes informatiques 79 000 2,2 %
3142 Physiothérapeutes 35 200 2,2 %
3413* Aides-infirmiers/aides-infirmières, aides-soignants/aides-soignantes et préposés/préposées aux bénéficiaires; Autre personnel de soutien des services de santé 335 800 2,2 %
3012 Infirmiers autorisés/infirmières autorisées et infirmiers psychiatriques autorisés/infirmières psychiatriques autorisées 353 200 2,2 %
3120* Optométristes, chiropraticiens/chiropraticiennes et autres professionnels/professionnelles en diagnostic et en traitement de la santé 36 100 2,2 %
3011 Coordonnateurs/coordonnatrices et superviseurs/superviseures des soins infirmiers 20 900 2,0 %

Note 1 : Les professions avec une étoile sont des regroupements de professions aux 4 chiffres (incluant certaines professions aux 3 chiffres considérés comme des 4 chiffres).
Note 2 : Les professions en caractères gras sont celles dans lesquelles au moins 50 % de la main-d’œuvre était des femmes en 2016.

Source : EDSC, Projections 2017 du SPPC.

Au niveau le plus détaillé des professions (les regroupements à 4 chiffres de la CNP), huit des dix professions pour lesquelles la croissance attendue de l’emploi est la plus rapide se trouvent dans le secteur de la santé (CNP 3111, 3112, 3232, 3142, 3413, 3012, 3120 et 3011). Ces résultats reflètent les conséquences du vieillissement de la population, lequel accroît la demande de professionnels de la santé et de travailleurs dans les professions se rattachant à ce secteur. Deux autres professions (CNP 2172 et 0213) sont liées au secteur des technologies de l’information, reflétant les bonnes perspectives anticipées pour ce secteur en pleine croissance.

D'autre part, certaines professions dans les secteurs de la fabrication, primaire et de l’administration devraient enregistrées les plus forts déclins de l’emploi. En effet, quatre des dix professions (CNP 7380, 9432/9433/9435, 9470 et 9441) pour lesquelles on projette un déclin de l’emploi au cours de la prochaine décennie se trouvent dans le secteur de la transformation, de la fabrication et des services publics, lequel est durement touché par les innovations technologiques et les perspectives de croissance plus faibles. Par exemple, la popularité grandissante de l’imagerie numérique s’est faite au détriment des emplois d’opérateurs/opératrices de presses à imprimer.

Le plus fort déclin d’emploi devrait être chez les commis de banque, d'assurance et d'autres services financiers (CNP 1434). L’introduction rapide de l’informatisation dans le secteur financier est largement responsable de ce déclin. Cette profession a ainsi fait face à d’importantes pertes d’emplois depuis 2009, et cette tendance devrait se poursuivre au cours de la période de projection, mais à un rythme moins important.

Les changements technologiques devraient également avoir un fort impact sur les commis à la saisie de données et opérateurs/opératrices d'équipement d'éditique et personnel assimilé (CNP 1422*), notamment avec les avancées de l’apprentissage automatique et de la saisie de données automatique.

Deux de ces dix professions (CNP 8260 et 8440) sont des professions du secteur des pêches. Ces deux professions sont toutefois relativement petites sur le plan de l’emploi. Les moratoires et contingents visant les différentes espèces de poissons ainsi que la hausse de productivité associée à l’utilisation de plus grands bateaux continueront de freiner la croissance de l’emploi dans ces professions au cours de la période de projection.

Finalement, le déclin de l’emploi projeté pour les adjoints administratifs/adjointes administratives (CNP 1241) est causé par la hausse continue de l’utilisation de la technologie pour remplacer les tâches routinières, rendant plusieurs de ces postes excédentaires. De plus, la spécialisation des tâches a fait passer certains postes d’adjoint administratif de bureau en postes d’adjoint administratif spécialisé. Dans les faits, les professions reliées au soutien de bureau général devraient aussi avoir une faible croissance anticipée de l’emploi.

Le tableau 4 présente les 10 professions qui devraient connaître les déclins d'emploi les plus importants au cours de la période de projection.

Tableau 4 : Les 10 professions qui devraient connaître les déclins d'emploi les plus importants, 2017-2026
CNP Professions Emploi 2016 Taux de croissance annuel moyen
(2017-2026)
1434* Commis de banque, d'assurance et d'autres services financiers; Agents/agentes de recouvrement 38 500 -2,7 %
1241 Adjoints administratifs/adjointes administratives 187 800 -1,8 %
1422* Commis à la saisie de données; Opérateurs/opératrices d'équipement d'éditique et personnel assimilé 33 700 -1,8 %
9470* Opérateurs/opératrices d'équipement à imprimer et personnel assimilé 16 000 -1,8 %
7380* Travailleurs de l'imprimerie, des métiers et autre personnel assimilé, nca 21 100 -1,7 %
8260* Capitaines de bateaux de pêche et pêcheurs/pêcheuses 10 800 -1,7 %
1411 Employés de soutien de bureau généraux/employées de soutien de bureau générales 135 300 -1,7 %
8440 Autres travailleurs de la pêche, du trappage et de la chasse 2 600 -1,5 %
9441* Opérateurs/opératrices de machines et travailleurs/travailleuses de traitement des fibres et des fils textiles, du cuir et des peaux; Tisseurs/tisseuses, tricoteurs/tricoteuses et autres opérateurs/opératrices de machines textiles; Coupeurs/coupeuses de tissu, de fourrure et de cuir; Contrôleurs/contrôleuses et trieurs/trieuses dans la fabrication de produits textiles, de tissus, de fourrure et de cuir 6 600 -1,2 %
9432* Opérateurs/opératrices de machines dans les usines de pâte à papier; Opérateurs/opératrices de machines dans la fabrication et la finition du papier; Opérateurs/opératrices de machines à façonner le papier 13 600 -1,2 %

Note 1 : Les professions avec une étoile sont des regroupements de professions aux 4 chiffres (incluant certaines professions aux 3 chiffres considérés comme des 4 chiffres).
Note 2 : Les professions en caractères gras sont celles dans lesquelles au moins 50 % de la main-d’œuvre était des femmes en 2016.

Source : EDSC, Projections 2017 du SPPC.

Les possibilités d’emploi parmi les emplois existants (demande de remplacement)

La croissance économique ne représente pas la seule source de possibilités d’emploi. La demande de remplacement est l’autre source importante de possibilités d’emploi. Elle se subdivise en trois sources principales :

La figure 7 ces trois sources de la demande de remplacement au cours de la période 1997 à 2006, 2007 à 2016 et 2017 à 2026. Cette figure montre en effet que la retraite représente un source de plus en plus importante de la demande de remplacement.

Figure 7 : Sources de la demande de remplacement pour les périodes 1997-2006, 2007-2016 et 2017-2026

Ce graphique à barre montre les sources de la demande de remplacement pour les périodes 1997 à 2006, 2007 à 2016 et 2017 à 2026. Les données sont accessibles à partir du lien suivant cette figure.

Note : L’estimation historique des départs à la retraite se base sur les données administratives longitudinales (DAL). On définit “retraite” comme étant tout retrait complet et permanent du marché du travail.

Source : Statistiques Canada (historique) et EDSC, Projections 2017 du SPPC

Version texte de la Figure 7 : Sources de la demande de remplacement pour les périodes 1997-2006, 2007-2016 et 2017-2026

La croissance dans le nombre de départs à la retraite et le nombre d’emplois étaient semblables avant 2007, mais l’importance des départs à la retraite n’a cessé de s’accentuer depuis ce temps. Ainsi, le taux de départs à la retraite au niveau national (nombre de travailleurs prenant leur retraite sur le nombre de travailleurs en emploi) est passé de 1,3 % en 2006 à 1,9 % en 2016. Ceci peut être vu dans la figure 8 qui montre les taux de départs à la retraite et la croissance indexée des retraites et de l'emploi au cours de la période 1998 à 2026, utilisant l'année 2005 comme année indexée de base (2005=100).

On s’attend à ce que le taux de départs à la retraite continue de croître jusqu’à surpasser la barre des 2,0 % à partir de 2020. Conséquemment, une augmentation rapide du nombre de retraités est anticipée au cours de la période de projection. En fait, le nombre annuel moyen de départs à la retraite devrait passer de 290 000 au cours de la période 2007-2016 à 390 000 pour la période de projection.

Ainsi, les départs à la retraite seront non seulement la principale source de possibilités d’emploi, mais son importance deviendra de plus en plus grande au cours de la période de projection.

Figure 8 : Taux de départs à la retraite et croissance indexée des retraites et de l’emploi (2005=100), 1998-2026

Ce graphique de ligne montre le taux de départs à la retraite national annuel et la croissance indexé du taux de retraite et de l'emploi (année de base, 2005 = 100) pour la période 1998 à 2026. Les données sont accessibles à partir du lien suivant cette figure.

Note : La zone ombragée représente la période de projection.

Source : Statistiques Canada (historique) et EDSC, Projections 2017 du SPPC

Version texte de la Figure 8 : Taux de départs à la retraite et croissance indexée des retraites et de l’emploi (2005=100), 1998-2026

Le nombre de départs à la retraite et le taux de retraite au niveau national continueront d’augmenter au cours des prochaines années en raison du vieillissement de la population canadienne. Ceci peut être vu dans la figure 9 qui montre la part de la population âgée de 50 ans et plus leur taux de retraite au cours de la période 1990 à 2026.

Au fur et à mesure que les membres de la génération du baby-boom atteignent l’âge de la retraite, la proportion de la population âgée de 50 ans et plus devrait continuer d’augmenter. De plus, la tendance à la hausse dans le taux de retraite de ces travailleurs devrait se maintenir, passant d’une moyenne de 5,5  % entre 2007 et 2016 à une moyenne de 6,3  % au cours de la période de projection.

Figure 9 : Part de la population âgée de 50 ans et plus et taux de retraite, 1990-2026

Ce graphique de ligne montre la part annuelle de la population agée de 50 ans et plus et le taux de retraite pour la période 1990 à 2024. Les données sont accessibles à partir du lien suivant cette figure.

Note : La zone ombragée représente la période de projection.

Source : Statistiques Canada (historique) et EDSC, Projections 2017 du SPPC

Version texte de la Figure 9 : Part de la population âgée de 50 ans et plus et taux de retraite, 1990-2026

Par contre, la retraite n’est pas distribuée également parmi les professions. Les professions hautement qualifiées, qui représentaient 63,4  % de l’emploi en 2016, devraient compter pour 64,7  % des possibilités d’emploi découlant des départs à la retraite.

À l’exception des professions de la gestion et celles ne nécessitant qu’une formation en cours d’emploi (niveau de compétence D), les proportions de départs à la retraite reflètent la distribution relative de l’emploi dans les niveaux de compétence. Ainsi, la majorité des départs à la retraite devraient être dans les niveaux de compétence ayant les plus grandes proportions de l’emploi. Ceci signifie que les plus grand nombre de départs à la retraite seront dans les professions nécessitant habituellement des études collégiales ou une formation d’apprenti et celles nécessitant des études secondaires.

Les départs à la retraite généreront un nombre disproportionnellement grand de possibilités d’emploi dans les professions de la gestion étant donné que les travailleurs de ces professions sont généralement plus vieux que dans les autres professions et qu’ils prennent habituellement leur retraite plus tôt dans leur carrière. Inversement, les travailleurs dans les professions ne nécessitant qu’une formation en cours d’emploi sont typiquement plus jeunes que la moyenne des travailleurs dans l’économie et ont tendance à prendre leur retraite à un âge plus avancé, ce qui se traduit par un plus petit nombre de départs à la retraite.

Ainsi, les taux de retraite anticipés devraient être les plus élevés pour les professions de la gestion et les plus bas pour les professions ne nécessitant qu’une formation en cours d’emploi (niveau de compétence D).

Figure 10 : Répartition des départs à la retraite par niveau de compétence, 2017-2026

Ce graphique à barre montre la répartition des départs à la retraite par niveau de compétence pour la période 2015 à 2024. Les données sont accessibles à partir du lien suivant cette figure.

Source : EDSC, Projections 2017 du SPPC.

Version texte de la Figure 10 : Répartition des départs à la retraite par niveau de compétence, 2017-2026

Tableau 5 : Les départs à la retraite et les taux de retraite projetés par niveau de compétence, 2017-2026
  Professions de la gestion Niveau de compétence A
(études universitaires)
Niveau de compétence B
(études collégiales)
Niveau de compétence C
(études secondaires)
Niveau de compétence D
(formation en cours d'emploi)
Taux de retraite annuelle 2,9 % 1,9 % 2,0 % 2,2 % 1,6 %
Départs à la retraite
(total des 10 ans)
481 900 742 400 1 296 200 1 040 800 334 100

Source : EDSC, Projections 2017 du SPPC.

Malgré tout, la répartition des départs à la retraite par niveau de compétence au cours de la période de projection devrait demeurer relativement stable par rapport à celle de la dernière décennie. Ceci peut être vu dans la figure 11 qui présente la distribution des départs à la retraite par niveaux de compétence pour les périodes 2007 à 2016 et 2017 à 2026.

Figure 11 : Répartition des départs à la retraite par niveaux de compétence, 2007-2016 et 2017-2026

Ce graphique à barre montre la répartition des départs à la retraite par niveau de compétence pour les périodes 2005 à 2014 et 2015 à 2024. Les données sont accessibles à partir du lien suivant cette figure.

Source : EDSC, Projections 2017 du SPPC. Les estimations des départs à la retraite au cours de la période historique ont été obtenues en utilisant les données administratives longitudinales (DAL) et de l’enquête sur la population active (EPA) de Statistique Canada

Version texte de la Figure 11 : Répartition des départs à la retraite par niveaux de compétence, 2007-2016 et 2017-2026

Le tableau 6 montre les 10 professions qui auront le plus grand nombre des départs à la retraite au cours de la période 2017 à 2026. Similairement au niveau le plus détaillé des professions (les regroupements à 4 chiffres de la CNP), les professions qui enregistreront les plus grands nombres de départs à la retraite seront généralement celles employant le plus grand nombre de travailleurs.

En fait, la moitié de ces professions ont des taux de départs à la retraite similaires à la moyenne nationale. Seules les directeurs/directrices - commerce de détail et de gros (CNP 0621), les agents/agentes d'administration (CNP 1221), les concierges et surintendants/surintendantes d'immeubles (CNP 6733) ainsi que les employés de soutien de bureau généraux/employées de soutien de bureau générales (CNP 1411) auront des taux de départs à la retraite supérieurs à la moyenne nationale. À l’opposé, on anticipe que les vendeurs/vendeuses – commerce de détail (CNP 6421) auront un taux de départs à la retraite inférieur à celui de l’ensemble des professions.

Table 6 : Les 10 professions qui auront le plus grand nombre de départs à la retraite, 2017-2026
CNP Professions Total des départs à la retraite Taux de retraite
0621 Directeurs/directrices - commerce de détail et de gros 96 600 3,1 %
6421 Vendeurs/vendeuses - commerce de détail 82 800 1,5 %
1221 Agents/agentes d'administration 74 800 3,0 %
3012 Infirmiers autorisés/infirmières autorisées et infirmiers psychiatriques autorisés/infirmières psychiatriques autorisées 68 600 1,9 %
3413* Aides-infirmiers/aides-infirmières, aides-soignants/aides-soignantes et préposés/préposées aux bénéficiaires; Autre personnel de soutien des services de santé 68 100 2,0 %
7511 Conducteurs/conductrices de camions de transport 68 000 2,1 %
6731 Préposés/préposées à l'entretien ménager et au nettoyage - travaux légers 62 500 2,5 %
6733 Concierges et surintendants/surintendantes d'immeubles 49 300 2,4 %
6411 Représentants/représentantes des ventes et des comptes - commerce de gros (non-technique) 57 600 2,0 %
1411 Employés de soutien de bureau généraux/employées de soutien de bureau générales 56 100 4,1 %

Note 1 : Les professions avec une étoile sont des regroupements de professions aux 4 chiffres (incluant certaines professions aux 3 chiffres considérés comme des 4 chiffres).
Note 2 : Les professions en caractères gras sont celles dans lesquelles au moins 50 % de la main-d’œuvre était des femmes en 2016.

Source : EDSC, Projections 2017 du SPPC.

Cependant, les pressions causées par les départs à la retraite se mesure également avec le taux de retraite, représentant la proportion du nombre de départs à la retraite par le niveau d'emploi dans chaque profession. However, retirement pressures are also measured using the the retirement rate, as the proportion of the number of retirements per worker in each of the occupations. Le tableau 7 montre les 10 professions ayant les taux de retraite projetés les plus élevés au cours de la période de projection. Les professions qui subiront les plus fortes pressions liées aux retraites (étant donné leur taux de retraite) se concentrent dans le secteur de la gestion et du personnel de secrétariat, ce qui reflète une main-d’œuvre plus âgée. Cinq des dix professions qui feront face aux plus fortes pressions sont dans des professions de la gestion, où les travailleurs sont généralement plus âgés et prennent habituellement leur retraite plus tôt dans leur carrière.

Table 7 : Les 10 professions ayant les taux de retraite projetés les plus élevés, 2017-2026
CNP Professions Total des départs à la retraite Taux de retraite
1513 Messagers/messagères et distributeurs/distributrices porte-à-porte 11 300 5,2 %
0430* Directeurs/directrices des services de la protection du public 2 100 5,1 %
0010* Membres des corps législatifs et cadres supérieurs/cadres supérieures 22 100 4,4 %
0422 Directeurs/directrices d'école et administrateurs/administratrices de programmes d'enseignement aux niveaux primaire et secondaire 10 600 4,2 %
1411 Employés de soutien de bureau généraux/employées de soutien de bureau générales 56 100 4,1 %
0421 Administrateurs/administratrices - enseignement postsecondaire et formation professionnelle 5 600 >4,1 %
9432 Opérateurs/opératrices de machines dans les usines de pâte à papier; Opérateurs/opératrices de machines dans la fabrication et la finition du papier; Opérateurs/opératrices de machines à façonner le papier 5 500 4,1 %
1511 Commis au courrier et aux services postaux et personnel assimilé 12 500 4,0 %
9441 Opérateurs/opératrices de machines et travailleurs/travailleuses de traitement des fibres et des fils textiles, du cuir et des peaux; Tisseurs/tisseuses, tricoteurs/tricoteuses et autres opérateurs/opératrices de machines textiles; Coupeurs/coupeuses de tissu, de fourrure et de cuir; Contrôleurs/contrôleuses et trieurs/trieuses dans la fabrication de produits textiles, de tissus, de fourrure et de cuir 2 600 3,9 %
0311 Directeurs/directrices des soins de santé 11 400 3,8 %

Note 1 : Les professions avec une étoile sont des regroupements de professions aux 4 chiffres (incluant certaines professions aux 3 chiffres considérés comme des 4 chiffres).
Note 2 : Les professions en caractères gras sont celles dans lesquelles au moins 50 % de la main-d’œuvre était des femmes en 2016.

Source : EDSC, Projections 2017 du SPPC.

D'autre part, le tableau 8 montre les 10 professions ayant les taux de retraite projetés les plus bas pour la période 2017 à 2026. Quatre professions sur les dix dont les projections de taux de retraite sont les plus basses seront dans le secteur de la vente et des services, lequel emploie une main-d'œuvre généralement plus jeune. Trois professions sur dix sont composée de professions du secteur des arts, de la culture, des sports et des loisirs, un secteur qui emploie également une main-d'œuvre généralement plus jeune.

Table 8 : Les 10 professions ayant les taux de retraite projetés les plus bas, 2017-2026
CNP Professions Total des départs à la retraite Taux de retraite
6511 Maîtres d'hôtel et hôtes/hôtesses 2 700 0,4 %
4012 Assistants/assistantes d'enseignement et de recherche au niveau postsecondaire 4 000 0,5 %
6512 Barmans/barmaids 2 800 0,6 %
3213 Technologues en santé animale et techniciens/techniciennes vétérinaires 1 300 0,7 %
6513 Serveurs/serveuses d'aliments et de boissons 13 600 0,7 %
5250* Athlètes, entraîneurs/entraîneuses, arbitres et personnel assimilé des sports et des loisirs 10 800 0,7 %
5222* Cadreurs/cadreuses de films et cadreurs/cadreuses vidéo; Techniciens/techniciennes en graphisme; Techniciens/techniciennes en radiotélédiffusion; Techniciens/techniciennes en enregistrement audio et vidéo; Autre personnel technique et personnel de coordination du cinéma, de la radiotélédiffusion et des arts de la scène; Personnel de soutien du cinéma, de la radiotélédiffusion, de la photographie et des arts de la scène 3 700 0,7 %
6711 Serveurs/serveuses au comptoir, aides de cuisine et personnel de soutien assimilé 29 700 0,8 %
5241 Designers graphiques et illustrateurs/illustratrices 6 900 0,8 %
8410 Travailleurs d'entretien des mines et du forage des puits de pétrole et de gaz 900 0,8 %

Note 1 : Les professions avec une étoile sont des regroupements de professions aux 4 chiffres (incluant certaines professions aux 3 chiffres considérés comme des 4 chiffres).
Note 2 : Les professions en caractères gras sont celles dans lesquelles au moins 50 % de la main-d’œuvre était des femmes en 2016.

Source : EDSC, Projections 2017 du SPPC.

Possibilités d’emploi totales

La figure 12 présente l'ensemble des nouvelles possibilités d'emploi découlant des demandes d'expansion et de remplacement au cours des périodes 1997 à 2006, 2007 à 2016 et 2017 à 2026. Cette figure montre que la demande de remplacement devrait représenter près des trois quarts de toutes les possibilités d’emploi projetées au cours de la prochaine décennie.

Pour la période 2017-2026, les projections montrent un total de 6,3 millions de possibilités d’emploi (provenant soit de la demande d’expansion ou de la demande de remplacement). Environ 1,6 million des postes à combler seront le résultat de la croissance de l’activité économique (croissance de l’emploi), alors que 4,7 millions de possibilités d’emploi auront besoin d’être comblées en raison de la demande de remplacement (les départs à la retraite seront responsables de 3,9 millions des 4,7 millions postes à combler).

Conséquemment, la demande de remplacement (provenant principalement des départs à la retraite) représentera en moyenne près de 74  % de toutes les possibilités d’emploi au cours de la période 2017-2026. Lors des deux dernières décennies, la demande de remplacement a généré environ 57  % de toutes les possibilités d’emploi.

Figure 12 : Les nouvelles possibilités d'emploi découlant des demandes d'expansion et de remplacement 1997-2006, 2007-2016 et 2017-2026

Ce graphique à barre montre les nouvelles possibilités d'emploi découlant des demandes d'expansion et de remplacement pour les période 1997 à 2006, 2007 à 2016 et 2017 à 2026. Les données sont accessibles à partir du lien suivant cette figure.

Source : Statistiques Canada (historique) et EDSC, Projections 2017 du SPPC

Version texte de la Figure 12 : Les nouvelles possibilités d'emploi découlant des demandes d'expansion et de remplacement 1997-2006, 2007-2016 et 2017-2026

Par niveau de compétence, la figure 13 montre le nombre total de possibilités d'emploi provenant des demandes d'expansion et de remplacement ventilées par niveau de compétence au cours de la période 2015 à 2024. Cette figure montre qu'environ le deux tiers (soit environ 4,3 millions) des possibilités d’emploi seront dans les professions qui exigent généralement une formation postsecondaire (université, collège ou formation d’apprentis) ou dans les professions de la gestion. En fait, 76 % des possibilités d’emploi découlant de la croissance économique proviendront de professions requérant généralement des études postsecondaires ou de la gestion, alors que 64,6 % des possibilités d’emploi provenant de la demande de remplacement proviendront de ce type de professions, pour une moyenne combinée de 67,6 % (environ 4,3 millions).

Étant donné que 76 % des nouveaux emplois devraient se trouver parmi les professions hautement qualifiées au cours de la période de 2017 à 2026, la part de l’emploi total que ces professions représentent devrait continuer de croître lors de la prochaine décennie. En effet, la proportion de l’emploi total qu’occupent les professions hautement qualifiées a augmenté de 59.0 % en 2006 à 63,4 % en 2016, et elle devrait atteindre 64,4  % de l’emploi en 2026.

Au cours des dix prochaines années, on projette qu’environ le tiers des possibilités d’emploi (près de 2 millions) devraient se trouver parmi les professions exigeant habituellement un niveau d’études secondaires ou une formation en cours d’emploi.

Figure 13 : Les possibilités d'emploi provenant des demandes d'expansion et de remplacement ventilées par niveau de compétence, 2017-2026

Ce graphique à barre montre les possibilités d’emploi provenant des demandes d’expansion et de remplacement ventilées par niveau de compétence pour la période 2017 à 2026. Les données sont accessibles à partir du lien suivant cette figure

Source : EDSC, Projections 2017 du SPPC.

Version texte de la Figure 13 : Les possibilités d'emploi provenant des demandes d'expansion et de remplacement ventilées par niveau de compétence, 2017-2026

Au niveau le plus détaillé des professions (les regroupements à 4 chiffres de la CNP), le tableau 9 montre les 10 professions qui auront le plus grand nombre de possibilités d'emploi au cours de la période 2017 à 2026. les professions pour lesquelles un grand nombre de possibilités d’emploi est anticipé emploient généralement beaucoup de travailleurs, ce qui signifie que leur besoin de remplacement est plus important. En effet, l’emploi dans ces 10 professions (sur les 292 professions) représentait 23 % de l’emploi total en 2016. Ces professions se distribuent comme suit :

Finalement, les femmes devraient représenter plus de 50 % de l’emploi total dans six des dix professions avec le plus grand nombre de postes disponibles.

Table 9 : les 10 professions qui auront le plus grand nombre de possibilités d'emploi, 2017-2026
CNP Professions Emploi (2016) Possibilités d'emploi
(2017-2026)
3012 Infirmiers autorisés/infirmières autorisées et infirmiers psychiatriques autorisés/infirmières psychiatriques autorisées 312 800 157 100
3413* Aides-infirmiers/aides-infirmières, aides-soignants/aides-soignantes et préposés/préposées aux bénéficiaires; Autre personnel de soutien des services de santé 297 300 155 400
6421 Vendeurs/vendeuses - commerce de détail 543 700 120 500
1221 Agents/agentes d'administration 228 900 118 100
7511 Conducteurs/conductrices de camions de transport 304 000 114 700
0621 Directeurs/directrices - commerce de détail et de gros 318 100 101 900
6731 Préposés/préposées à l'entretien ménager et au nettoyage - travaux légers 237 400 101 800
6411 Représentants/représentantes des ventes et des comptes - commerce de gros (non-technique) 273 300 101 300
4032 Enseignants/enseignantes aux niveaux primaire et préscolaire 299 000 100 300
2171 Analystes et consultants/consultantes en informatique 196 200 100 100

Note 1 : Les professions avec une étoile sont des regroupements de professions aux 4 chiffres (incluant certaines professions aux 3 chiffres considérés comme des 4 chiffres).
Note 2 : Les professions en caractères gras sont celles dans lesquelles au moins 50 % de la main-d’œuvre était des femmes en 2016.

Source : EDSC, Projections 2017 du SPPC.

Pour évaluer la taille de la demande dans chacune des professions, le ratio du nombre de possibilités d’emploi (demande) sur l’emploi de 2016 a été utilisé. Le tableau 10 montre les 10 professions avec les ratios de possibilités d'emploi les plus élevés au cours de la période 2017 à 2026. Selon cet indicateur, neuf des dix professions avec les plus hauts ratios de possibilités d’emploi sur l’emploi seront dans des professions de la gestion et du secteur de la santé. Ces résultats ne sont pas surprenants étant donné que ces professions devraient connaître de fortes croissances de l’emploi (demande d’expansion) et/ou figurent parmi les professions ayant la main-d’œuvre la plus âgée et l’âge de retraite le plus bas (demande de remplacement).

Table 10 : Les 10 professions avec les ratios de possibilités d’emploi les plus élevés, 2017-2026
CNP Professions Emploi (2016) Possibilités d’emploi (2017-2026)
par rapport à l’emploi de 2016
0632 Directeurs/directrices des services d'hébergement 61 200 61,3 %
3112 Omnipraticiens/omnipraticiennes et médecins en médecine familiale 69 000 60,9 %
0423 Directeurs/directrices des services sociaux, communautaires et correctionnels 41 500 60,5 %
0430* Directeurs/directrices des services de la protection du public 4 000 60,0 %
3011 Coordonnateurs/coordonnatrices et superviseurs/superviseures des soins infirmiers 31 100 58,8 %
3111 Médecins spécialistes 49 500 58,8 %
4151 Psychologues 29 000 56,9 %
3232* Praticiens/praticiennes des médecines douces; Massothérapeutes; Autre personnel technique en thérapie et en diagnostic 46 200 55,8 %
1222 Adjoints/adjointes de direction 34 000 55,0 %
0112 Directeurs/directrices des ressources humaines 28 900 54,0 %

Note 1 : Les professions avec une étoile sont des regroupements de professions aux 4 chiffres (incluant certaines professions aux 3 chiffres considérés comme des 4 chiffres).
Note 2 : Les professions en caractères gras sont celles dans lesquelles au moins 50 % de la main-d’œuvre était des femmes en 2016.

Source : EDSC, Projections 2017 du SPPC.

À l’opposé, les professions qui feront face aux plus faibles ratios de possibilités d’emploi au cours de la période de projection sont dans le secteur primaire, celui de la vente et des services ou sont des professions de soutien administratif. Le tableau 11 montre les 10 professions avec les ratios de possibilités d’emploi les plus faibles au cours de la période de projection. Les pressions occasionnées par les départs à la retraite seront faibles dans ces professions, car les travailleurs y sont généralement plus jeunes. De plus, la croissance de l’emploi pour plusieurs de ces professions devrait être sous la moyenne nationale, voire négative, au cours de la période de projection.

Tableau 11 : Les 10 professions avec les ratios de possibilités d’emploi les plus faibles, 2017-2026
CNP Professions Emploi (2016) Possibilités d’emploi (2017-2026)
par rapport à l’emploi de 2016
1434* Commis de banque, d'assurance et d'autres services financiers; Agents/agentes de recouvrement 46 300 -0,2 %
6621 Préposés/préposées de stations-service 15 500 8,4 %
8432 Ouvriers/ouvrières de pépinières et de serres 12 200 9,0 %
6512 Barmans/barmaids 42 700 9,8 %
1241 Adjoints administratifs/adjointes administratives 204 000 10,4 %
7380* Travailleurs de l'imprimerie, des métiers et autre personnel assimilé, nca 23 500 11,1 %
9470* Opérateurs/opératrices d'équipement à imprimer et personnel assimilé 17 500 11,4 %
8440* Autres travailleurs de la pêche, du trappage et de la chasse 2 700 14,8 %
8611* Manoeuvres à la récolte; Manoeuvres de l'aquaculture et de la mariculture; Manoeuvres de l'exploitation forestière 13 000 13,8 %
1422 Commis à la saisie de données; Opérateurs/opératrices d'équipement d'éditique et personnel assimilé 37 500 14,1 %

Note 1 : Les professions avec une étoile sont des regroupements de professions aux 4 chiffres (incluant certaines professions aux 3 chiffres considérés comme des 4 chiffres).
Note 2 : Les professions en caractères gras sont celles dans lesquelles au moins 50 % de la main-d’œuvre était des femmes en 2016.

Source : EDSC, Projections 2017 du SPPC.

Les femmes comptaient pour plus de 50 % de l’emploi en 2016 pour sept des dix professions avec les plus grands ratios de possibilités d’emploi, mais seulement pour cinq des dix professions avec les ratios les plus faibles. La même conclusion peut être tirée lorsqu’on analyse les professions avec une concentration substantiellement plus élevée de femmes (où au moins 80 % de l’emploi est composé de femmes).

En 2016, 42 professions avaient une concentration significativement plus élevée de femmes (80 % et plus), un nombre plus faible que les 91 professions avec une concentration significativement plus élevée d’hommes.

Le nombre total de possibilités d’emploi projeté parmi les professions avec une concentration significativement plus élevée de femmes devraient représenter 37 % de l’emploi total de 2016. Ceci est largement dû au fait que 23 de ces professions (55 %) devraient avoir un ratio de possibilités d’emploi supérieur à la moyenne de 35 %. Ces professions ont généralement un plus grand nombres de travailleurs, une plus forte création d’emplois attendue et un taux de retraite plus élevé que la moyenne. La majorité de ces professions se retrouvent dans les secteurs de la santé et de l’enseignement, du droit et des services sociaux, communautaires et gouvernementaux.

En comparaison, les possibilités d’emploi projetées parmi les professions avec une concentration significativement plus élevée en hommes devraient représenter 34 % de l’emploi total de 2016. Seulement 31 de ces professions (ou 34 %) devraient avoir un ratio de possibilités d’emploi supérieur à la moyenne national. Ces professions se retrouvent principalement les domaines reliés aux métiers, transport, machinerie et domaines apparentés, aux sciences naturelles et appliquées, ainsi qu’à la fabrication et aux services d'utilité publique.

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