Système de projection des professions au Canada (SPPC)

La demande de main-d'oeuvre (ouvertures d'emploi) 2019-2028

Les projections actuelles du SPPC ont été complétées en 2019, bien avant la pandémie de COVID-19 de 2020 qui a entraîné des perturbations exceptionnelles et soudaines de l'économie et du marché du travail, au Canada comme à l'étranger. Toutefois, les projections du SPPC se concentrent sur les tendances à long terme du marché du travail par industrie et profession, et non sur les développements à court terme. Pour l’instant, nous nous attendons à ce que ces tendances à long terme ne soient pas affectées de façon marquée par la pandémie de COVID-19, les répercussions de celle-ci étant généralement présumées temporaires.

L’exercice actuel utilise la CNP 2016, laquelle est la version la plus récente de la classification, et couvre la période de 2019-2028. La CNP 2016 compte 500 professions. Toutefois, plusieurs d’entre elles sont petites en termes d’emploi. Ces professions ont été rassemblées dans des regroupements plus grands en prenant compte des tâches spécifiques à chacune d’entre elles. En regroupant ainsi les petites professions aux tâches similaires, 293 regroupements de professions sont obtenus. Les professions ayant été regroupées sont identifiées par un astérisque(*).

Pour de plus amples renseignements sur les 293 regroupements professionnels utilisés par le SPPC, veuillez visiter la documentation donnant la définition des regroupements professionnels du SPPC.

Les ouvertures d’emploi émanent principalement de deux sources : la demande d’expansion et la demande de remplacement.

Les ouvertures d’emploi résultant de la croissance économique (demande d’expansion ou croissance de l’emploi)

Au cours des 10 prochaines années, la croissance économique devrait générer environ 1,7 million de nouveaux emplois (soit une moyenne de 174 000 par année), ce qui représente un taux de croissance annuel moyen de 0,9 %. À long terme, la création d’emplois deviendra de plus en plus contrainte par le ralentissement anticipé dans la croissance de la population active (voir le document sur les Perspectives macroéconomiques).

L'emploi professionnel est déterminé par le degré d'utilisation des professions dans chaque industrie (effet professionnel) ainsi que par la croissance économique des industries qui les emploient (effet industriel).

L'effet professionnel a un impact sur l'emploi par profession par le biais de la productivité et des niveaux d'utilisation de chacune des professions dans l'économie découlant des progrès technologiques. Cet effet conduit parfois à des pertes d'emplois dans certaines professions, mais aussi à une croissance de l'emploi dans d'autres professions ou même à la création de nouvelles professions.

Ces dernières années, il y a eu un intérêt croissant pour mieux comprendre l'impact de la technologie sur le marché du travail, car l'automatisation du processus de production devrait s'accélérer, compte tenu de la rapidité des développements technologiques.

En général, l’automatisation affecte le marché du travail de deux façons. En remplaçant des travailleurs pour certaines tâches, l’automatisation entraîne des perturbations sur le marché du travail durant la période de transition. Toutefois, après un certain temps, la hausse des salaires résultant d’une plus grande productivité amène la création de nouveaux emplois pour produire les biens et services que les ménages désirent acheter avec leur revenu supplémentaire.

Les faits historiques suggèrent que la technologie a toujours créé plus d'emplois qu'elle n'en a détruits, car les emplois ont été réattribués aux niveaux industriel et professionnel. Par exemple, l'économie canadienne a évolué au cours du siècle dernier, passant de l'agriculture à l'industrie manufacturière et aux services.

La plupart des experts s'accordent à dire que l'automatisation ne devrait pas détruire un grand nombre d'emplois au cours des 10 à 20 prochaines années, car ce sont certaines tâches spécifiques plutôt que des professions entières qui sont les plus susceptibles d'être automatisées. Par exemple, l'introduction des ordinateurs a accéléré certains aspects des emplois, permettant aux travailleurs de mieux accomplir les autres tâches. Plutôt que de détruire des professions, les ordinateurs les ont redéfinies. Mais ce processus a exigé des travailleurs qu'ils acquièrent de nouvelles compétences.

La littérature suggère également que les professions impliquant des tâches routinières sont généralement plus à risque d’être automatisées et de subir une plus faible croissance de l’emploi que les professions impliquant des tâches de nature cognitive. En effet, l’automatisation a tendance à contraindre la demande de main-d’œuvre alors qu’une part grandissante de la croissance de la production provient de l’accroissement de la productivité.

La figure 1 présente la croissance de l’ par type de tâches au cours de la période 2008-2028. Elle montre qu’au cours des prochaines décennies, l'automatisation devrait continuer à restreindre la demande pour les professions impliquant principalement des tâches routinières.

Figure 1 : Croissance de l’emploi par type de tâches (indice 2008=100)

Graphique en ligne présentant la croissance de l’emploi relative à l’année de base de 2008 pour les tâche routinières, non-routinières et interpersonnelles au cours de la période de projection. Les données sont montrées dans le tableau suivant cette figure.

Source: EDSC projections du SPPC 2019.

Version texte de la Figure 1 : Croissance de l’emploi par type de tâches (indice 2008=100)

Les effets de l'automatisation devraient être plus fortement ressentis dans les professions où les tâches routinières sont nombreuses, puisque les gains de productivité résultant des innovations technologiques viennent limiter la croissance de l'emploi dans ces professions. Par exemple, les professions comportant une forte proportion de tâches routinières comprennent les opérateurs/opératrices de machines dans les usines de pâte et papier et de machine à façonner le papier; les manœuvres dans la fabrication de produits en caoutchouc et en plastique, et les manœuvres à la récolte.

D'autre part, la croissance de l'emploi tend à se concentrer davantage sur les professions où l'intensité des tâches interpersonnelles et non routinières est plus élevée et où l'automatisation et le progrès technologique sont complémentaires à la nature du travail. Par exemple, les professions comportant une forte proportion de tâches non routinières et/ou interpersonnelles comprennent les ingénieurs/ingénieures en aérospatiale; les charpentiers-menuisiers/charpentières-menuisières; les mécaniciens/mécaniciennes; les biologistes et personnel scientifique assimilé; les analystes de bases de données et administrateurs/administratrices de données; les programmeurs/programmeuses et développeurs/développeuses de médias interactifs; ainsi que les ingénieurs/ingénieures et concepteurs/conceptrices en logiciel.

L'effet industriel influence la croissance de l'emploi professionnel en fonction des performances de l'industrie dans laquelle ils sont employés. En principe, les professions directement liées aux industries susceptibles de connaître une forte croissance de l'emploi bénéficieront de perspectives positives. La situation inverse sera observée pour les professions liées aux industries à faible croissance de l'emploi.

La croissance de l'emploi par industrie reflète les tendances de long terme anticipées en matière de production et de productivité du travail pour chacune des 42 industries couvertes par le SPPC.

La figure 2 présente les industries pour lesquelles on anticipe la plus forte croissance de l’emploi pour la période 2019-2028. En principe, les professions en lien direct avec ces industries devraient bénéficier de ces perspectives favorables et ainsi connaître de fortes croissances de leur emploi. Inversement, les professions liées aux industries ayant de plus faibles perspectives économiques devraient enregistrer de plus faibles croissances de l’emploi.

Figure 2 : Croissance (forte) de l’emploi par industrie, Projection 2019-2028 (croissance annuelle moyenne, en pourcentage)

Diagramme à bandes présentant les industries pour lesquelles on anticipe la plus forte croissance de l’emploi pour la période 2019-2028. Les données sont montrées dans le tableau suivant cette figure.

Source: EDSC, Projections industrielles 2019 du SPPC.

Version texte de la Figure 2 : Croissance (forte) de l’emploi par industrie, Projection 2019-2028 (croissance annuelle moyenne, en pourcentage)

Les industries pour lesquelles on anticipe la plus forte croissance de l’emploi (supérieure ou égale à 0,9 % par année) sont également celles qui devraient afficher la plus forte croissance de la production ou qui sont caractérisées par une forte intensité de main-d’œuvre. Voici quelques-uns des principaux facteurs qui viendront soutenir la production et la création d’emplois dans ces industries :

La figure 3 présente les industries pour lesquelles on anticipe une croissance modérée de l’emploi pour la période 2019-2028.

Figure 3 : Croissance (modérée) de l’emploi par industrie, Projection 2019-2028 (croissance annuelle moyenne, en pourcentage)

Diagramme à bandes présentant les industries pour lesquelles on anticipe une croissance modérée de l’emploi pour la période 2019-2028. Les données sont montrées dans le tableau suivant cette figure.

Source : EDSC, Projections industrielles 2019 du SPPC.

Version texte de la Figure 3 : Croissance (modérée) de l’emploi par industrie, Projection 2019-2028 (croissance annuelle moyenne, en pourcentage)

La plupart des industries pour lesquelles on anticipe une croissance modérée de l’emploi (inférieure à 0,9 %, mais supérieure à 0,4 % par année) sont également celles qui devraient afficher une croissance modérée de la production.

Ce groupe comprend six industries manufacturières et six industries de services commerciaux. Il comprend également la construction et les trois industries reliées à l’extraction minière, pétrolière et gazière.

Outre la croissance modérée de la production, la création d’emplois dans ces industries devrait être freinée par les facteurs suivants :

La figure 4 présente les industries pour lesquelles on anticipe une faible croissance ou une diminution de l’emploi pour la période 2019-2028.

Figure 4 : Croissance (faible ou diminution) de l’emploi par industrie, Projection 2019-2028 (croissance annuelle moyenne, en pourcentage)

Diagramme à bandes présentant les industries pour lesquelles on anticipe une croissance faible ou diminution de l’emploi pour la période 2019-2028. Les données sont montrées dans le tableau suivant cette figure.

Source : EDSC, Projections industrielles 2019 du SPPC.

Version texte de la Figure 4 : Croissance (faible ou diminution) de l’emploi par industrie, Projection 2019-2028 (croissance annuelle moyenne, en pourcentage)

La plupart des industries pour lesquelles on anticipe une faible croissance ou une diminution de l’emploi (égale ou inférieure à 0,4 % par année) sont également celles qui devraient afficher la plus faible croissance de la production.

Ce groupe est composé en grande partie d’industries des secteurs manufacturier et primaire qui ont enregistré une stagnation ou une tendance baissière dans la production et/ou l’emploi depuis plusieurs années, comme les textiles, les vêtements, les meubles, l’agriculture, la foresterie, la fabrication de produits en bois, l’impression, la fabrication du papier et la pêche. Ces industries devraient faire face à des défis similaires à ceux rencontrés lors de la dernière décennie, notamment :

La croissance de la production et de l’emploi devrait également être faible dans un certain nombre d’industries de services commerciaux et non commerciaux. Les principaux facteurs qui viendront peser sur ces industries sont :

Pour plus de détails concernant la performance historique et future des 42 industries visées par le SPPC, incluant les principaux facteurs de croissance du PIB, de l’emploi et de la productivité, veuillez consulter les sommaires industriels.

La figure 5 présente les variations annuelles de l’emploi des professions hautement et faiblement qualifiées au cours des périodes 1999 à 2008, 2009 à 2018 et 2019 à 2028. Elle montre qu’au cours de la prochaine décennie, on anticipe que les nouvelles ouvertures d’emploi découlant de la croissance économique se retrouveront principalement parmi les professions hautement qualifiées.

Figure 5 : Variation annuelle moyenne de l’emploi: professions hautement et faiblement qualifiées

Ce graphique à barre montre les variations annuelles de l’emploi des professions hautement et faiblement qualifiées pour les périodes 1999 à 2008, 2009 à 2018 et 2019 à 2028. Les données sont accessibles à partir du lien suivant cette figure.

Le groupe de professions hautement qualifiées comprend la gestion et les niveaux de compétence A et B
Le groupe de professions faiblement qualifiées comprend les niveaux de compétence C et D
Note : La zone ombragée représente la période de projection.

Sources : Statistique Canada (historique) et EDSC, Projections 2019 du SPPC.

Version texte de la Figure 5 : Variation annuelle moyenne de l’emploi: professions hautement et faiblement qualifiées

Environ 75 % des nouveaux emplois projetés au cours des dix prochaines années devraient être observés dans les professions hautement qualifiées. En guise de comparaison, ces professions ont représenté la presque totalité de la création d’emplois lors de la décennie précédente (96%), alors que le nombre d’emplois parmi les professions moins qualifiées est demeuré pratiquement inchangé. Cela est en grande partie attribuable à la récession de 2008-2009 qui a principalement touché l'emploi dans les professions faiblement qualifiées. Néanmoins, la tendance projetée pour la prochaine décennie est le prolongement de ce qui a été observé au cours des vingt dernières années, alors que l'économie canadienne est maintenant davantage axée sur le savoir, plus automatisée et requière des besoins grandissants en matière de soins de santé. Les professions hautement qualifiées représentaient 63,3 % de l’emploi total en 2018.

La demande pour les professions faiblement qualifiées devrait également augmenter, mais à un rythme plus modeste. La demande anticipée dans le secteur de la santé et ses professions auxiliaires; dans les services d’hébergement et de restauration; ainsi que la reprise graduelle de certaines industries manufacturières après plusieurs années difficiles, viendront soutenir la croissance de l’emploi dans les professions faiblement qualifiées principalement concentrées dans ces industries.

La figure 6 et le tableau 1 présentent la répartition de la demande d’expansion par niveau de compétence au cours de la prochaine décennie. Elles montrent que la forte croissance de l’emploi anticipée dans les professions hautement qualifiées découle principalement des professions nécessitant des études universitaires.

Figure 6 : Répartition de la demande d’expansion par niveau de compétence, Projection 2019-2028

Ce graphique à barre montre la répartition de la demande d’expansion par niveau de compétence pour la période 2019 à 2028. Les données sont accessibles à partir du lien suivant cette figure.

Source : EDSC, Projections 2019 du SPPC.

Version texte de la Figure 6 : Répartition de la demande d’expansion par niveau de compétence, Projection 2019-2028

Tableau 1 : Répartition de l’emploi et de la croissance projetée de l’emploi par niveau de compétence, 2019-2028
  Gestion Niveau de compétence A (études universitaires) Niveau de compétence B (études collégiales) Niveau de compétence C (études secondaires) Niveau de compétence D (formation en cours d’emploi)
Emploi (TCAM*) 0,6 % 1,5 % 0,9 % 0,6 % 0,8 %
Distribution de l’emploi en 2018 9,2 % 20,2 % 34,0 % 26,1 % 10,6 %

*TCAM : Taux de croissance annuelle moyen

Sources : Statistique Canada (historique) et EDSC, Projections 2019 du SPPC.

En 2018, la part la plus importante de l’emploi se situait dans les professions qui nécessitent habituellement une formation collégiale ou un programme d’apprentissage (niveau de compétence B), suivi de celles qui nécessitent habituellement une formation secondaire ou une formation spécifique à la profession (niveau de compétence C). Les professions qui requièrent habituellement une formation universitaire (niveau de compétence A), une formation en cours d’emploi (niveau de compétence D) et les professions de la gestion se classaient respectivement en troisième, quatrième et cinquième position en termes de part d’emploi.

Au cours de la période de projection, les professions qui requièrent habituellement une formation universitaire (niveau de compétence A) devraient enregistrer la plus forte croissance de l'emploi et contribuer au plus grand nombre d'emploi créés parmi tous les niveaux de compétence. Cette situation découle principalement de très bonnes perspectives dans les professions reliées au secteur de la santé, ainsi que dans les domaines des sciences naturelles et appliquées, en particulier dans les secteurs des technologies et de l'information.

Les professions exigeant généralement des études collégiales ou une formation en cours d’emploi (niveau de compétence B) devraient enregistrer la deuxième plus importante contribution en matière de création d'emplois.

La figure 7 présente la répartition de l’emploi par niveau de compétence au cours des périodes 2009-2018 et 2019-2028. Elle montre que puisque la forte croissance de l’emploi dans les professions hautement qualifiées découle principalement des professions nécessitant des études universitaires, il y aura une légère augmentation de la part des professions hautement qualifiées dans l’emploi total.

Figure 7 : Répartition de l’emploi par niveau de compétence

Ce graphique à barre montre la répartition de l’emploi par niveau de compétence pour les périodes de 2009 à 2018 et 2019 à 2028. Les données sont accessibles à partir du lien suivant cette figure.

Sources : Statistique Canada (historique) et EDSC, Projections 2019 du SPPC.

Version texte de la Figure 7 : Répartition de l’emploi par niveau de compétence

La tableau 2 montre que la croissance de l’emploi devrait être plus rapide dans les professions plus fortement qualifiées et plus lente dans celles plus faiblement qualifiées et certaines de la gestion.

Tableau 2 : Groupes de professions à deux chiffres selon la croissance projetée de l’emploi, 2019-2028
(croissance annuel moyenne)
Croissance supérieure à 1,3 %* Croissance inférieure à 0,5 %*
Personnel professionnel en soins infirmiers Représentants/représentantes des ventes et vendeurs/vendeuses – commerce de gros et de détail
Personnel de soutien des services de santé Cadres supérieurs/cadres supérieures
Personnel professionnel des soins de santé (sauf soins infirmiers) Personnel des métiers de l’électricité, de la construction et des industries
Personnel technique des soins de santé Cadres intermédiaires dans le commerce de détail, de gros et des services à la clientèle
Personnel paraprofessionnel des services juridiques, sociaux, communautaires et de l’enseignement Cadres intermédiaires des métiers, des transports, de la production et des services d’utilité publique
Personnel professionnel des sciences naturelles et appliquées Opérateurs/opératrices de machinerie reliée à la transformation et à la fabrication et autre personnel assimilé
Personnel professionnel en gestion des affaires et en finance Manœuvres dans la transformation, la fabrication et les services d’utilité publique
Personnel professionnel du droit et des services gouvernementaux, sociaux et communautaires Personnel de coordination de la distribution, du suivi et des horaires
  Personnel en ressources naturelles, en agriculture et en production connexe
  Personnel de soutien de bureau

Note : Le taux de croissance de l’emploi total est de 0,9 %. Les bornes représentent plus ou moins 4 points de pourcentage de ce taux de croissance.

Source : EDSC, Projections 2019 du SPPC.

Comme 75 % de tous les nouveaux emplois projetés sur la période 2019-2018 devraient être observés dans les professions hautement qualifiées, leur poids dans l’emploi total devrait augmenter légèrement. Ainsi, les professions hautement spécialisées, qui comptaient pour 61,8 % de l’emploi total pour la période 2009-2018, devraient représenter 63,9 % de l’emploi total au cours de la période de projection.

L’augmentation des besoins en soins de santé et le changement structurel vers une économie davantage axée sur le savoir seront les principales causes de l’augmentation de la demande pour les professions hautement qualifiées. Ainsi, la croissance de l’emploi devrait être plus rapide parmi le personnel professionnel et technique en soins de santé et parmi les professions associées aux sciences naturelles et appliquées.

À l’exception de certains postes de cadres supérieurs, la croissance pour les professions liées à la gestion devrait se situer dans la moyenne. Cependant, la croissance de l’emploi chez les gestionnaires fortement qualifiés (par exemple les gestionnaires dans les secteurs de la santé, des technologies de l’information et du génie) devrait être plus forte. Pourtant, l’emploi dans les professions de cadres supérieurs a décliné depuis 2004, reflétant principalement les initiatives de réduction des déficits des différents paliers de gouvernement et la crise financière. Cette situation devrait se poursuivre sur la période de projection, quoiqu’à un rythme plus lent à mesure que les mesures d’austérité s’allègeront.

On s’attend à ce que la croissance de l’emploi dans les professions faiblement qualifiées de la foresterie et de la pêche, ainsi que dans certaines industries manufacturières comme le papier, l’impression, les textiles et les vêtements, soit plutôt faible en raison de perspectives économiques mitigées dans ces industries.

À l'exception des professions de gestion, les groupes professionnels pour lesquels on projette une faible croissance de l’emploi (moins de 0,5 %) ont un contenu plus élevé de tâches routinières. La littérature démontre que les professions comportant un degré élevé de tâches routinières sont plus susceptibles d'être affectées négativement par l'automatisation.

Par exemple, les professions liées au travail de bureau ou à des tâches cléricales devraient croître à un rythme plus lent que la moyenne de l’ensemble des professions. Ceci est principalement causé par l’introduction perpétuelle de nouvelles technologies qui vient transformer le travail de secrétariat, entraînant une plus grande spécialisation des tâches administratives de ces travailleurs.

Au niveau le plus détaillé des professions (les regroupements à 4 chiffres de la CNP), le tableau 3 présente les 10 professions qui devraient connaître les croissances de l’emploi les plus rapides au cours de la période de projection. Il montre que la majorité des 10 professions affichant les plus fortes croissances de l’emploi projetées sont dans les secteurs de la santé et des technologies de l’information.

Tableau 3 : Les 10 professions affichant les plus forts taux de croissance de l’emploi, 2019-2028
CNP Professions Emploi (2018) Taux de croissance
(2019-2028)
3111 Médecins spécialistes 48 500 3,2 %
3011 Coordonnateurs/coordonnatrices et superviseurs/superviseures des soins infirmiers** 34 000 3,5 %
3112 Omnipraticiens/omnipraticiennes et médecins en médecine familiale** 75 200 3,2 %
3012 Infirmiers autorisés/infirmières autorisées et infirmiers psychiatriques autorisés/infirmières psychiatriques autorisées** 314 300 2,9 %
3142 Physiothérapeutes** 28 300 2,7 %
3120* Optométristes, chiropraticiens/chiropraticiennes et autres professionnels/professionnelles en diagnostic et en traitement de la santé** 33 700 2,6 %
3143* Ergothérapeutes; Autres professionnels/professionnelles en thérapie et diagnostic** 26 800 2,6 %
4212 Travailleurs/travailleuses des services sociaux et communautaires** 132 200 2,6 %
3413* Aides-infirmiers/aides-infirmières, aides-soignants/aides-soignantes et préposés/préposées aux bénéficiaires; Autre personnel de soutien des services de santé** 321 000 2,6 %
2173 Ingénieurs/ingénieures et concepteurs/conceptrices en logiciel 57 600 2,3 %

Note 1 : Les professions avec une étoile sont des regroupements de professions aux 4 chiffres (incluant certaines professions aux 3 chiffres considérés comme des 4 chiffres).
Note 2 : Les professions en caractères gras et avec deux étoiles sont celles dans lesquelles au moins 50 % de la main-d’œuvre était des femmes en 2018.

Source : EDSC, Projections 2019 du SPPC.

Au niveau le plus détaillé des professions (les regroupements à 4 chiffres de la CNP), neuf des dix professions pour lesquelles on projette la plus forte croissance de l’emploi se trouvent dans le secteur de la santé (CNP 3111, 3011, 3112, 3012, 3142, 3120, 3143, 4212 and 3413). Ces résultats reflètent les conséquences du vieillissement de la population, lequel accroît la demande pour les professionnels de la santé et pour les travailleurs dans les professions se rattachant à ce secteur.

Bien qu'une seule profession liée au secteur des technologies de l'information (CNP 2173) figure parmi les dix professions dont la croissance de l'emploi devrait être la plus rapide, la plupart des autres professions liées à ce secteur devraient également enregistrer une croissance supérieure à la moyenne. Par exemple, les analystes et consultants en systèmes d'information (CNP 2171) et les analystes et administrateurs de bases de données (CNP 2172) devraient connaître une croissance annuelle de 2,2% et 2,1% sur la période de projection. La demande pour ces professions devrait être soutenue par la rapidité des changements technologiques. Les innovations technologiques se poursuivront, incitant les entreprises canadiennes à s'adapter et à améliorer leur infrastructure informatique pour rester compétitives. En outre, de nouvelles technologies telles que l'intelligence artificielle, l'impression en 3D et les transactions en chaînes de blocs (blockchain) continueront à apparaître, ce qui soutiendra la demande de travailleurs dans ces professions. En outre, les innovations perpétuelles en matière de réalité virtuelle, réalité augmentée et téléphonie mobile 5G offriront de nouvelles ouvertures d'emploi à ces travailleurs.

Le tableau 4 présente les 10 professions qui devraient connaître les déclins d'emploi les plus importants au cours de la période de projection. Il montre que les professions liées aux secteurs de la pêche et des services administratifs devraient enregistrer les plus importantes baisses d’emploi.

Tableau 4 : Les 10 professions affichant les déclins d’emploi les plus prononcés, 2019-2028
CNP Professions Emploi (2018) Taux de croissance
(2019-2028)
8260* Capitaines de bateaux de pêche et pêcheurs/pêcheuses 11 300 -2,6 %
8440* Autres travailleurs de la pêche, du trappage et de la chasse 4 100 -2,6 %
1422* Commis à la saisie de données; Opérateurs/opératrices d'équipement d’éditique et personnel assimilé** 34 100 -2,5 %
6521 Conseillers/conseillères en voyages** 17 300 -2,4 %
1434* Commis de banque, d’assurance et d’autres services financiers; Agents/agentes de recouvrement** 37 200 -1,9 %
4411* Gardiens/gardiennes d’enfants en milieu familial** 35 200 -1,6 %
9432* Opérateurs/opératrices de machines dans les usines de pâte à papier; Opérateurs/opératrices de machines dans la fabrication et la finition du papier; Opérateurs/opératrices de machines à façonner le papier 14 400 -1,5 %
1241 Adjoints administratifs/adjointes administratives** 217 700 -1,5 %
1512 Facteurs/factrices 28 800 -1,3 %
1450* Commis de bibliothèque, de correspondance et autres commis** 43 000 -1,3 %

Note 1 : Les professions avec une étoile sont des regroupements de professions aux 4 chiffres (incluant certaines professions aux 3 chiffres considérés comme des 4 chiffres).
Note 2 : Les professions en caractères gras et avec deux étoiles sont celles dans lesquelles au moins 50 % de la main-d’œuvre était des femmes en 2018.

Source : EDSC, Projections 2019 du SPPC.

Les deux professions (CNP 8260 et 8440) qui devraient connaître les plus sévères pertes d'emploi sont reliées à l’industrie de la pêche. Ces deux professions sont relativement petites en termes d’emploi. Les contraintes d'approvisionnement et les divers quotas et moratoires imposés sur plusieurs espèces de poissons, ainsi que la croissance de la productivité due à l'utilisation accrue d’équipements plus sophistiqués et plus efficaces, devraient continuer à réduire le nombre d’emplois dans l’industrie de la pêche au cours de la période de projection.

Le progrès technologique est le principal responsable du recul de l’emploi anticipé dans la plupart des autres professions. L'informatisation devrait avoir une forte incidence sur les commis à la saisie de données et opérateurs/opératrices d'équipement d'éditique et personnel assimilé (CNP 1422*). L'apprentissage machine et la lecture automatique de textes ne sont que quelques exemples de technologies qui ont un impact négatif sur les opportunités d'emploi dans cette profession. La baisse de l’emploi projetée parmi les adjoints administratifs/adjointes administratives (CNP 1241) est causé par la hausse continue de l’utilisation de la technologie pour remplacer les tâches routinières, rendant plusieurs de ces postes excédentaires. De plus, la spécialisation des tâches a fait passer certains postes d’adjoint administratif de bureau en postes d’adjoint administratif spécialisé. Dans les faits, les professions reliées aux fonctions cléricales en générale devraient aussi enregistrer une faible croissance de l’emploi.

L’introduction rapide de l’informatisation dans le secteur financier est également largement responsable du recul de l’emploi chez les commis de banque, d'assurance et d'autres services financiers (CNP 1434). Cette profession a subi d’importantes pertes d’emplois depuis 2009, et cette tendance devrait se poursuivre au cours de la période de projection, mais à un rythme plus modéré. Les nouvelles technologies, l'essor de la publication en ligne et l'abandon des documents papier qui s'ensuit ont eu un impact négatif sur l'emploi des facteurs/factrices (CNP 1512) et des commis de bibliothèque, de correspondance et autres commis (CNP 1450). De façon similaire, les pertes d'emploi anticipée pour les conseillers/conseillères en voyages (CNP 6521) reflètent la popularité grandissante de la vente de billets d'avion et de forfaits de voyage sur Internet et la diminution des commissions versées aux agences de voyages par les transporteurs aériens. Enfin, les progrès technologiques et l’utilisation accrue de l'imagerie numérique se sont faits au détriment des emplois pour les opérateurs/opératrices de machines dans les usines de pâtes et papiers (CNP 9432).

La création de nombreuses places en garderie réglementées dans les centres de la petite enfance à travers le pays a entraîné une baisse de la demande de services de gardiens/gardiennes d'enfants en milieu familial (CNP 4411) et cette tendance devrait continuer à réduire l'emploi dans cette profession.

Les ouvertures d’emploi parmi les emplois existants (demande de remplacement)

La croissance économique ne représente pas la seule source d’ouvertures d’emploi. La demande de remplacement est l’autre source importante d’ouvertures d’emploi. Elle se subdivise en trois sources principales :

La figure 8 montre ces trois sources de la demande de remplacement au cours de la période 1999 à 2008, 2009 à 2018 et 2019 à 2028. Cette figure montre en effet que les départs à la retraite augmentent à un rythme beaucoup plus rapide que l’emploi et la population active.

Figure 8 : Sources de la demande de remplacement (en milliers)

Ce graphique à barre montre les sources de la demande de remplacement pour les périodes 1999 à 2008, 2009 à 2018 et 2019 à 2028. Les données sont accessibles à partir du lien suivant cette figure.

Note : L’estimation historique des départs à la retraite se base sur les données administratives longitudinales (DAL). On définit "retraite" comme étant tout retrait complet et permanent du marché du travail.

Sources : Estimation EDSC (historique) et EDSC, projections 2019 du SPPC.

Version texte de la Figure 8 : Sources de la demande de remplacement (en milliers)

La croissance dans le nombre de départs à la retraite et la croissance de l'emploi étaient comparables avant 2007, mais la première a commencé à dépasser la seconde à partir de 2007. Par conséquent, le taux de départ à la retraite, exprimé en nombre de retraités par travailleur salarié, est passé de 1,3 % en 2006 à 1,9 % en 2018.

Ce taux devrait atteindre 2,0 % au début des années 2020. Par conséquent, l'accélération du nombre de retraités observée depuis 2008 devrait se poursuivre, au moins pendant la première moitié de la prochaine décennie. Toutefois, puisque tous les baby-boomers auront plus de 65 ans d'ici 2026, le volume et le taux des départs à la retraite atteindront un plateau vers la fin de la période de projection, avant de commencer à diminuer au-delà de 2028.

Le nombre de départs à la retraite devrait passer d’une moyenne annuelle de 302 000 sur la période 2009-2018 à 386 000 sur la période 2019-2028.

Ainsi, les départs à la retraite représenteront non seulement la principale source de la demande de remplacement et des ouvertures d’emploi, mais leur importance deviendra de plus en plus grande au cours de la période de projection.

La figure 9 présente le taux de départs à la retraite et la croissance indexée des retraites et de l’emploi au cours de la période 1998-2028. Elle montre qu’on s’attend à ce que les départs à la retraite augmentent à un rythme significativement plus rapide que l’emploi et la population active.

Figure 9 : Taux de départs à la retraite et croissance indexée des retraites et de l’emploi, 1998-2028 (indice 2008=100)

Ce graphique en ligne montre le taux de départs à la retraite national annuel et la croissance indexé du taux de retraite et de l’emploi (année de base, 2008 = 100) pour la période 1998 à 2028. Les données sont accessibles à partir du lien suivant cette figure.

Note : La zone ombragée représente la période de projection.

Sources : Estimés historiques, EDSC et projections du SPPC de 2019.

Version texte de la Figure 9 : Taux de départs à la retraite et croissance indexée des retraites et de l’emploi, 1998-2028 (2008=100)

Le nombre et le taux de départs à la retraite continueront d’augmenter au niveau national au cours des prochaines années en raison du vieillissement de la population canadienne.

Au fur et à mesure que les membres de la génération du baby-boom atteignent l’âge de la retraite, la proportion de la population âgée de 50 ans et plus devrait continuer d’augmenter. De plus, la tendance à la hausse dans le taux de retraite de ces travailleurs devrait se maintenir, passant d’une moyenne de 5,4  % au cours de la période 2009-2018 à une moyenne de 6,2  % sur la période de projection. Néanmoins, ce taux devrait atteindre un plateau au milieu des années 2020, car tous les baby-boomers auront 65 ans ou plus, et la plupart d'entre eux auront pris leur retraite vers la fin de la période de projection.

Figure 10 : Part de la population âgée de 50 ans et plus et taux de départs à la retraite, 1990-2028

Ce graphique en ligne montre la part annuelle de la population agée de 50 ans et plus et leur taux de retraite pour la période 1990 à 2028. Les données sont accessibles à partir du lien suivant cette figure.

Note : La zone ombragée représente la période de projection.

Source : Estimation EDSC et EDSC, projections 2019 du SPPC.

Version texte de la Figure 10 : Part de la population âgée de 50 ans et plus et taux de départs à la retraite, 1990-2028

Par contre, les retraites ne sont pas distribuées de façon égale parmi les professions. Les professions hautement qualifiées, qui représentaient 63,3  % de l’emploi total en 2018, devraient représenter 65,8  % des ouvertures d’emploi découlant des départs à la retraite sur la période de projection. La figure 11 et le tableau 5 montrent la répartition des départs à la retraite par niveau de compétence au cours de la période de projection.

À l’exception des professions de la gestion et celles ne nécessitant qu’une formation en cours d’emploi (niveau de compétence D), les proportions de départs à la retraite reflètent la distribution relative de l’emploi parmi les niveaux de compétence. Ainsi, la majorité des départs à la retraite devraient être observés dans les niveaux de compétence affichant les plus grandes proportions de l’emploi. Ceci signifie que les départs à la retraite seront plus nombreux dans les professions nécessitant habituellement des études collégiales ou une formation d’apprenti (niveau de compétence B) et celles nécessitant des études secondaires (niveau de compétence C).

Les départs à la retraite généreront un nombre disproportionné d'ouvertures d’emploi dans les professions de gestion, car ces travailleurs sont généralement plus âgés que la moyenne, mais ont aussi tendance à prendre leur retraite à un âge légèrement plus avancé. Inversement, les travailleurs dans les professions ne nécessitant qu’une formation en cours d’emploi sont généralement plus jeunes que la moyenne et ont tendance à prendre leur retraite à un âge similaire, ce qui se traduit par un plus petit nombre de départs à la retraite.

Ainsi, les taux de retraite anticipés devraient être les plus élevés pour les professions de la gestion et les plus bas pour les professions ne nécessitant qu’une formation en cours d’emploi (niveau de compétence D).

Figure 11 : Répartition des départs à la retraite par niveau de compétence, Projection 2019-2028

Ce graphique à barre montre la répartition des départs à la retraite par niveau de compétence pour la période 2019 à 2028. Les données sont accessibles à partir du lien suivant cette figure.

Source : EDSC, Projections 2019 du SPPC.

Version texte de la Figure 11 : Répartition des départs à la retraite par niveau de compétence, Projection 2019-2028

Tableau 5 : Les départs à la retraite et les taux de retraite projetés par niveau de compétence
  Professions de la gestion Niveau de compétence A
(études universitaires)
Niveau de compétence B
(études collégiales)
Niveau de compétence C
(études secondaires)
Niveau de compétence D
(formation en cours d'emploi)
Taux de retraite annuel moyen 2,7 % 1,8 % 2,0 % 2,0 % 1,6 %
Départs à la retraite (total des 10 ans) 469 600 757 900 1 310 700 981 700 339 300

Source : EDSC, Projections 2019 du SPPC.

Malgré tout, la répartition des départs à la retraite par niveau de compétence sur la période 2019-2028 devrait demeurer relativement stable par rapport à la décennie précédente. Ceci est illustré par la figure 12 qui présente la distribution des départs à la retraite par niveau de compétence pour les périodes 2009-2018 et 2019-2028.

Figure 12 : Répartition des départs à la retraite par niveau de compétenc

Ce graphique à barre montre la répartition des départs à la retraite par niveau de compétence pour les périodes 2009 à 2018 et 2019 à 2028. Les données sont accessibles à partir du lien suivant cette figure.

Source : EDSC, Projections 2019 du SPPC. Les estimations des départs à la retraite au cours de la période historique ont été obtenues en utilisant les données administratives longitudinales (DAL) et de l’enquête sur la population active (EPA) de Statistique Canada

Version texte de la Figure 12 : Répartition des départs à la retraite par niveau de compétence

Comme le montre le tableau 6, au niveau le plus détaillé des professions (les regroupements à 4 chiffres de la CNP), les professions qui enregistreront les plus nombreux départs à la retraite seront généralement celles employant le plus grand nombre de travailleurs. En fait, la moitié de ces professions ont des taux de départs à la retraite similaires à la moyenne nationale. Seules les directeurs/directrices - commerce de détail et de gros (CNP 0621), les agents/agentes d'administration (CNP 1221), les concierges et surintendants/surintendantes d'immeubles (CNP 6733) ainsi que les adjoints administratifs/adjointes administratives (CNP 1241) auront des taux de départs à la retraite supérieurs à la moyenne nationale. À l’opposé, on anticipe que les vendeurs/vendeuses – commerce de détail (CNP 6421) auront un taux de départs à la retraite inférieur à celui de l’ensemble des professions.

Tableau 6 : Les 10 professions affichant le plus grand nombre de départs à la retraite, 2019-2028
CNP Professions Total des départs à la retraite Taux de retraite
0621 Directeurs/directrices - commerce de détail et de gros 97 200 3,0 %
6421 Vendeurs/vendeuses - commerce de détail** 84 200 1,5 %
3012 Infirmiers autorisés/infirmières autorisées et infirmiers psychiatriques autorisés/infirmières psychiatriques autorisées** 72 500 2,0 %
7511 Conducteurs/conductrices de camions de transport 71 200 2,1 %
3413* Aides-infirmiers/aides-infirmières, aides-soignants/aides-soignantes et préposés/préposées aux bénéficiaires; Autre personnel de soutien des services de santé** 68 300 1,8 %
1221 Agents/agentes d’administration** 67 400 3,4 %
6731 Préposés/préposées à l’entretien ménager et au nettoyage - travaux légers** 64 400 2,4 %
6411 Représentants/représentantes des ventes et des comptes - commerce de gros (non-technique) 64 000 2,4 %
6733 Concierges et surintendants/surintendantes d’immeubles 62 800 3,3 %
1241 Adjoints administratifs/adjointes administratives** 61 200 3,0 %

Note 1 : Les professions avec une étoile sont des regroupements de professions aux 4 chiffres (incluant certaines professions aux 3 chiffres considérés comme des 4 chiffres).
Note 2 : Les professions en caractères gras et avec deux étoiles sont celles dans lesquelles au moins 50 % de la main-d’œuvre était des femmes en 2018.

Source : EDSC, Projections 2019 du SPPC.

Le tableau 7 montre que les professions qui devraient subir les plus fortes pressions provenant des départs à la retraite (en fonction de leur taux de départ à la retraite) sont concentrées dans la gestion, ce qui reflète une main-d'œuvre plus âgée dans ce segment du marché du travail. En effet, les gestionnaires sont généralement plus âgés que la moyenne des travailleurs et ont tendance à prendre leur retraite à un âge similaire à la moyenne. (contradiction avec page 21 qui mentionne qu’ils on tendance à prendre leur retraite à un âge légèrement plus avancé).

Tableau 7 : Les 10 professions affichant les plus hauts taux de retraite, 2019-2028
CNP Professions Total des départs à la retraite Taux de retraite
0113* Directeurs/directrices des achats et directeurs/directrices d’autres services administratifs 7 800 5,7 %
0421 Administrateurs/administratrices - enseignement postsecondaire et formation professionnelle** 5 600 4,4 %
0010* Membres des corps législatifs et cadres supérieurs/cadres supérieures 25 200 4,4 %
4154 Personnel professionnel relié à la religion 11 000 4,2 %
0632 Directeurs/directrices des services d’hébergement 28 600 4,1 %
7272 Ébénistes 1 700 3,9 %
0811 Directeurs/directrices de l’exploitation des ressources naturelles et de la pêche 4 300 3,9 %
1224 Agents/agentes de gestion immobilière** 12 000 3,8 %
9463 Ouvriers/ouvrières dans les usines de transformation du poisson et de fruits de mer** 1 600 3,8 %
9441* Opérateurs/opératrices de machines et travailleurs/travailleuses de traitement des fibres et des fils textiles, du cuir et des peaux; Tisseurs/tisseuses, tricoteurs/tricoteuses et autres opérateurs/opératrices de machines textiles; Coupeurs/coupeuses de tissu, de fourrure et de cuir; Contrôleurs/contrôleuses et trieurs/trieuses dans la fabrication de produits textiles, de tissus, de fourrure et de cuir** 2 400 3,7 %

Note 1 : Les professions avec une étoile sont des regroupements de professions aux 4 chiffres (incluant certaines professions aux 3 chiffres considérés comme des 4 chiffres).
Note 2 : Les professions en caractères gras et avec deux étoiles sont celles dans lesquelles au moins 50 % de la main-d’œuvre était des femmes en 2018.

Source : EDSC, Projections 2019 du SPPC.

D’autre part, le tableau 8 montre que cinq des dix professions pour lesquelles on projette les plus faibles taux de retraite se trouvent dans le segment de la vente et des services, qui emploie une main-d'œuvre plus jeune.

Comme toutes les professions de cadres, les directeurs/directrices de la communication (sauf la radiodiffusion) (CNP 0130) sont en moyenne plus âgés que les travailleurs des professions non cadres, mais ils sont relativement plus jeunes que les autres professions de cadres. Ils ont également tendance à prendre leur retraite beaucoup plus tard dans leur carrière par rapport à la plupart des cadres. En fait, l'âge moyen de la retraite dans ce groupe professionnel est parmi les plus élevés de tous. L'âge tardif de la retraite, associé à une main-d'œuvre relativement jeune pour une profession de cadres, expliquent le très faible taux de retraite.

Tableau 8 : Les 10 professions affichant les plus faibles taux de retraite, 2019-2028
CNP Professions Total des départs à la retraite Taux de retraite
3213 Technologues en santé animale et techniciens/techniciennes vétérinaires** 700 0,3 %
0130* Directeurs/directrices des services de communications (sauf la radiotélédiffusion) 500 0,3 %
6511 Maîtres d’hôtel et hôtes/hôtesses** 2 900 0,4 %
4012 Assistants/assistantes d’enseignement et de recherche au niveau postsecondaire** 3 900 0,5 %
6513 Serveurs/serveuses d’aliments et de boissons** 11 800 0,6 %
8614* Manœuvres des mines, de forage et d’entretiens des puits de pétrole et de gaz, et personnel assimilé 600 0,6 %
6562 Esthéticiens/esthéticiennes, electrolystes et personnel assimilé** 3 900 0,6 %
5250* Athlètes, entraîneurs/entraîneuses, arbitres et personnel assimilé des sports et des loisirs** 11 100 0,7 %
6512 Barmans/barmaids** 2 700 0,7 %
6311 Superviseurs/superviseures de services** 6 200 0,7 %

Note 1 : Les professions avec une étoile sont des regroupements de professions aux 4 chiffres (incluant certaines professions aux 3 chiffres considérés comme des 4 chiffres).
Note 2 : Les professions en caractères gras et avec deux étoiles sont celles dans lesquelles au moins 50 % de la main-d’œuvre était des femmes en 2018.

Source : EDSC, Projections 2019 du SPPC.

Ouvertures d’emploi totales

La figure 13 présente l’ensemble des nouvelles ouvertures d’emploi découlant des demandes d’expansion et de remplacement au cours des périodes 1999-2008, 2009-2018 et 2019-2028. Elle montre que la demande de remplacement devrait représenter près des trois quarts de l’ensemble des ouvertures d’emploi projetées au cours de la prochaine décennie.

Figure 13 : Ouvertures d’emploi provenant des demandes d’expansion et de remplacement

Ce graphique à barre montre les nouvelles ouvertures d'emploi découlant des demandes d’expansion et de remplacement pour les période 1999 à 2008, 2009 à 2018 et 2019 à 2028. Les données sont accessibles à partir du lien suivant cette figure.

Sources : Statistique Canada (historique) et EDSC, Projections 2019 du SPPC.

Version texte de la Figure 13 : Ouvertures d’emploi provenant des demandes d’expansion et de remplacement

On projette un total de 6,56 millions ouvertures d’emploi (soit la somme de la demande d’expansion et de la demande de remplacement) sur la période 2019-2028. Environ 1,7 million proviendront de nouveaux postes à combler suite à l’expansion de l’activité économique (création d’emplois), alors que 4,8 millions proviendront de postes existants devenus vacants suite à des besoins de remplacement (les départs à la retraite seront responsables de 3,9 millions des 4,8 millions postes à combler).

Conséquemment, la demande de remplacement (principalement des départs à la retraite) devrait représenter 73,4  % de l’ensemble des ouvertures d’emploi sur la période 2019-2028, comparativement à 69,7 % en 2009-2018 et 48,1 % en 1999-2008.

La figure 14 montre le nombre total d’ouvertures d’emploi provenant des demandes d’expansion et de remplacement ventilées par niveau de compétence au cours de la période 2019-2028. Elle montre que plus du deux tiers (soit environ 4,4 millions) des ouvertures d’emploi projetées seront dans les professions qui exigent généralement une formation postsecondaire (université, collège ou formation en cours d’emploi) ou dans les professions de la gestion. En fait, 75 % des ouvertures d’emploi découlant de la croissance économique proviendront de professions requérant généralement des études postsecondaires ou de professions de la gestion, alors que 65,4 % des ouvertures d’emploi provenant de la demande de remplacement proviendront de ces groupes de professions, pour une moyenne combinée de 67,8 % (environ 4,4 millions).

Étant donné que 75 % des nouveaux emplois devraient se trouver parmi les professions hautement qualifiées au cours de la période de 2019 à 2028, la part de ces professions dans l’emploi total devrait continuer de croître lors de la prochaine décennie. En effet, la proportion des professions hautement qualifiées dans l’emploi total est passée de 60,2 % en 2008 à 63,3 % en 2018, et devrait atteindre 64,3 % en 2028.

Au cours des dix prochaines années, on projette qu’environ le tiers des ouvertures d’emploi (près de 2,1 millions) se trouveront parmi les professions exigeant habituellement un niveau d’études secondaires ou une formation en cours d’emploi.

Figure 14 : Ouvertures d’emploi provenant des demandes d’expansion et de remplacement par niveau de compétence, Projection 2019-2028

Ce graphique à barre montre les ouvertures d’emploi provenant des demandes d’expansion et de remplacement ventilées par niveau de compétence pour la période 2019 à 2028. Les données sont accessibles à partir du lien suivant cette figure

La zone ombragée représente les professions qui sont reliées à la gestion ou qui requièrent au moins une éducation post-secondaire.

Source : EDSC, Projections 2019 du SPPC.

Version texte de la Figure 14 : Ouvertures d’emploi provenant des demandes d’expansion et de remplacement par niveau de compétence, Projection 2019-2028

À un niveau plus détaillé, les professions pour lesquelles on anticipe le plus grand nombre d’ouvertures d’emploi sont généralement celles employant le plus grand nombre de travailleurs, et qui par conséquent, affichent également des besoins de remplacement plus importants. En effet, l’emploi dans ces 10 professions (sur les 293 professions) représentait 17,5 % de l’emploi total en 2018. Ces professions se distribuent comme suit :

Tableau 9 : Les 10 professions affichant le plus grand nombre d’ouvertures d’emploi, 2019-2028
CNP Professions Emploi
(2018)
Ouvertures d’emploi
(2019-2028)
3012 Infirmiers autorisés/infirmières autorisées et infirmiers psychiatriques autorisés/infirmières psychiatriques autorisées** 314 300 191 200
3413* Aides-infirmiers/aides-infirmières, aides-soignants/aides-soignantes et préposés/préposées aux bénéficiaires; Autre personnel de soutien des services de santé** 321 000 178 600
6421 Vendeurs/vendeuses - commerce de détail** 566 700 126 500
7511 Conducteurs/conductrices de camions de transport 317 700 119 900
0621 Directeurs/directrices - commerce de détail et de gros 324 600 113 900
2171 Analystes et consultants/consultantes en informatique 216 000 113 000
6731 Préposés/préposées à l’entretien ménager et au nettoyage - travaux légers** 245 900 108 900
6411 Représentants/représentantes des ventes et des comptes - commerce de gros (non-technique) 248 700 98 900
6711 Serveurs/serveuses au comptoir, aides de cuisine et personnel de soutien assimilé** 386 700 98 600
4032 Enseignants/enseignantes aux niveaux primaire et préscolaire** 322 000 97 900

Note 1 : Les professions avec une étoile sont des regroupements de professions aux 4 chiffres (incluant certaines professions aux 3 chiffres considérés comme des 4 chiffres).
Note 2 : Les professions en caractères gras et avec deux étoiles sont celles dans lesquelles au moins 50 % de la main-d’œuvre était des femmes en 2018.

Source : EDSC, Projections 2019 du SPPC.

Pour évaluer la taille de la demande dans chacune des professions, le ratio du nombre d’ouvertures d’emploi (demande) sur l’emploi de 2018 a été utilisé. Selon cet indicateur, neuf des dix professions avec les plus hauts ratios d’ouvertures d’emploi seront dans des professions de la gestion et du secteur de la santé. Ces résultats ne sont pas surprenants puisque ces professions devraient enregistrer une forte croissance de l’emploi (demande d’expansion) et/ou figurent parmi les professions ayant la main-d’œuvre la plus âgée et l’âge de retraite le plus bas (demande de remplacement).

Tableau 10 : Les 10 professions affichant les plus hauts ratios d’ouvertures d’emploi, 2019-2028
CNP Professions Emploi
(2018)
Ouvertures d’emploi (2019-2028) par rapport à l’emploi de 2018
3011 Coordonnateurs/coordonnatrices et superviseurs/superviseures des soins infirmiers** 34 000 78,4 %
4151 Psychologues** 22 500 69,4 %
3112 Omnipraticiens/omnipraticiennes et médecins en médecine familiale** 75 200 67,7 %
0632 Directeurs/directrices des services d’hébergement 64 500 67,2 %
3111 Médecins spécialistes 48 500 67,0 %
0113* Directeurs/directrices des achats et directeurs/directrices d’autres services administratifs 13 400 66,8 %
0423 Directeurs/directrices des services sociaux, communautaires et correctionnels** 41 600 66,4 %
0311 Directeurs/directrices des soins de santé** 31 100 64,7 %
3012 Infirmiers autorisés/infirmières autorisées et infirmiers psychiatriques autorisés/infirmières psychiatriques autorisées** 314 300 60,8 %
3120* Optométristes, chiropraticiens/chiropraticiennes et autres professionnels/professionnelles en diagnostic et en traitement de la santé** 33 700 58,6 %

Note 1 : Les professions avec une étoile sont des regroupements de professions aux 4 chiffres (incluant certaines professions aux 3 chiffres considérés comme des 4 chiffres).
Note 2 : Les professions en caractères gras et avec deux étoiles sont celles dans lesquelles au moins 50 % de la main-d’œuvre était des femmes en 2018.

Source : EDSC, Projections 2019 du SPPC.

D'autre part, les professions qui devraient connaître les plus faibles ratios d'ouvertures d'emploi au cours de la période de projection sont liées à l'industrie de la pêche, à l'agriculture, aux professions de bureau et administratives, ainsi qu'aux professions de la vente et des services. Les pressions causées par les départs à la retraite pour la plupart de ces professions sont faibles car les travailleurs y sont généralement plus jeunes. De plus, la croissance de l'emploi pour ces professions devrait être inférieure à la moyenne ou négative, puisqu’elles sont fortement affectées par les progrès technologiques, entre autres facteurs.

Tableau 11 : Les 10 professions avec les ratios d’ouvertures d’emploi les plus faibles, 2019-2028
CNP Professions Emploi
(2018)
Ouvertures d’emploi (2019-2028) par rapport à l’emploi de 2018
8440* Autres travailleurs de la pêche, du trappage et de la chasse 4 100 -2,0 %
1422* Commis à la saisie de données; Opérateurs/opératrices d'équipement d’éditique et personnel assimilé** 34 100 1,8 %
4411 Gardiens/gardiennes d’enfants en milieu familial** 35 200 5,6 %
6521 Conseillers/conseillères en voyages** 17 300 5,9 %
6512 Barmans/barmaids** 38 500 10,6 %
8260* Capitaines de bateaux de pêche et pêcheurs/pêcheuses 11 300 10,6 %
7292* Vitriers/vitrières et calorifugeurs/calorifugeuses 14 100 11,3 %
8432* Ouvriers/ouvrières de pépinières et de serres** 16 200 11,7 %
1434* Commis de banque, d’assurance et d’autres services financiers; Agents/agentes de recouvrement** 37 200 11,8 %
2222* Inspecteurs/inspectrices des produits agricoles et de la pêche et techniciens/techniciennes du milieu naturel et de la pêche 16 100 12,6 %

Note 1 : Les professions avec une étoile sont des regroupements de professions aux 4 chiffres (incluant certaines professions aux 3 chiffres considérés comme des 4 chiffres).
Note 2 : Les professions en caractères gras et avec deux étoiles sont celles dans lesquelles au moins 50 % de la main-d’œuvre était des femmes en 2018.

Source : EDSC, Projections 2019 du SPPC.

En 2018, les femmes représentaient plus de 50 % des travailleurs pour sept des dix professions affichant les plus hauts ratios d’ouvertures d’emploi, mais seulement pour six des dix professions affichant les plus faibles ratios. On observe la même situation pour les professions caractérisées par une concentration très élevée de femmes (où au moins 80 % de l’emploi était composé de femmes en 2018).

En 2018, 42 professions avaient une concentration significativement plus élevée de femmes, comparativement à 93 professions avec une concentration significativement plus élevée d’hommes.

Le nombre d’ouvertures d’emploi projetées parmi les professions caractérisées par une forte concentration de femmes représentent 37,4 % de l’emploi total de 2018. Ceci est largement dû au fait que 25 de ces professions (59,6 %) devraient afficher un ratio d’ouvertures d’emploi supérieur à la moyenne de 35,2 %. Ces professions ont généralement un plus grand nombre de travailleurs, une plus forte création d’emplois et un taux de retraite plus élevé que la moyenne. La majorité de ces professions se retrouvent dans les secteurs de la santé; des affaires, de la finance et de l’administration; ainsi que dans l’enseignement, le droit et les services sociaux, communautaires et gouvernementaux.

En comparaison, les ouvertures d’emploi projetées parmi les professions caractérisées par une forte concentration d’hommes représentent 33,1 % de l’emploi total de 2018. Seulement 32 de ces professions (ou 34,4 %) devraient avoir un ratio d’ouvertures d’emploi supérieur à la moyenne nationale. Ces professions sont principalement reliées aux métiers, transport et machinerie, aux sciences naturelles et appliquées, ainsi qu’à la gestion et à la fabrication.

La figure 15 montre les ouvertures d’emploi provenant de la demande d’expansion et de la demande de remplacement, par type de tâches, au cours de la période de projection. Elle montre que la plus grande part des ouvertures d'emploi projetées pour tous les types de tâches devrait provenir de la demande de remplacement.

Figure 15 : Ouvertures d’emploi provenant de la demande d’expansion et de la demande de remplacement par type de tâches, Projection 2019-2028

Ce graphique à barre montre les ouvertures d’emploi provenant des demandes d’expansion et de remplacement ventilées par type de tâches pour la période 2019 à 2028. Les données sont accessibles à partir du lien suivant cette figure

Sources : Statistique Canada et EDSC, Projections 2019 du SPPC.

Version texte de la Figure 15 : Ouvertures d’emploi provenant de la demande d’expansion et de la demande de remplacement par type de tâches, Projection 2019-2028

Sur les 6,56 millions d'ouvertures d’emplois projetées (soit la somme de la demande d’expansion et de la demande de remplacement), un peu plus de 2,7 millions devraient comporter une forte proportion de tâches non routinières. Environ 750 000 (28,2 % d’entre elles) proviendront de nouveaux postes à combler suite à l’expansion de l'activité économique (création d’emplois), et environ 2 millions proviendront de postes existants devenus vacants suite à des besoins de remplacement (les départs à la retraite représenteront 1,6 million des 2 millions de postes à combler).

Un peu plus de 2,2 millions d'ouvertures d'emploi devraient comporter une part importante de tâches interpersonnelles. Ce type de tâches représentera la plus grande part des ouvertures d'emploi résultant de la demande d'expansion (ou de la croissance de l'emploi), soit un peu moins de 650 000 ouvertures (29,1 %). Le besoin de remplacer 1,6 million de postes existants représentera néanmoins 70 % des ouvertures d’emploi (dont 1,25 million proviendront de départs à la retraite).

Enfin, les professions caractérisées par une forte proportion de tâches routinières devraient représenter environ 1,6 million d'ouvertures d'emploi. Un peu plus des trois quarts de ces ouvertures proviendront des besoins de remplacement (soit environ 1,25 million, dont 1 million provenant de départs à la retraite), alors que les 350 000 ouvertures restantes seront de nouveaux emplois résultant de l'augmentation de l'activité économique.

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